Le head’s up avait pourtant démarré avec un net avantage pour Nordine Bencheik mais après deux double up Olivier Sintes est bien revenu dans ce tête à tête mais voyant l’écart se rapprocher, Nordine décide d’open shove avec [ad] [3c] ! Olivier découvre [ad] [qh] et paye dans l’instant. Mais la forme de Nordine va lui donner un board : [th] [6c] [7s] [7c] [3d] !
Il remporte donc ce BPT Deepstack de Bordeaux :
341 entrants étaient au rendez vous pour ce BPT Bordeaux ! Cette étape girondine nous a donné pas mal d’action avec de belles histoires !
Trois vainqueurs BPT au Day 3 étaient présent avec Vincent Perez, Hilal Merabet et Nicolas Le Floch, seul les deux derniers sont entrés dans l’argent mais n’auront pas réalisé de doublé !
Nous pouvons tout de même féliciter la belle prestation de Brian Benhamou qui terminant 3ème égale sa performance à Deauville l’an dernier !
A noter également la présence de Kevin Gouillot que l’on n’avais pas vu sur les tables depuis un bon moment qui termine 7ème !
Arnaud Peyrolles lui signe son premier ITM sur un BPT !
Rappel des places payés :
Vainqueur
Nordine Bencheik
32 000,00 €
Runner up
Olivier Sintes
20 800,00 €
3ème
Brian Benhamou
13 530,00 €
4ème
Nicolas MERCERON
9 570,00 €
5ème
Killian BRAUD
7 470,00 €
6ème
François Munoz
6 080,00 €
7ème
Kevin Gouillot
5 050,00 €
8ème
Olivier GOMEZ
4 260,00 €
9ème
Eric FERIOT
3 740,00 €
10ème
Saber HARRAZI
3 290,00 €
11ème
Frédéric TERRASSIER
2 980,00 €
12ème
Karim AHRAS
2 700,00 €
13ème
Lionel CHAMARAT
2 430,00 €
14ème
Arnaud PEYROLLES
2 430,00 €
15ème
Nakharith SAVANXAYADETH
2 430,00 €
16ème
Siegfried DEVOS
2 185,00 €
17ème
Christophe BOUZIANE
2 185,00 €
18ème
Thierry CLEDA
2 185,00 €
19ème
Thierry OLDAK
1 975,00 €
20ème
Guillaume NASTORG
1 975,00 €
21er
Patrick LARUELLE
1 975,00 €
22ème
Jean Pascal LUBERRIAGA
1 790,00 €
23ème
Jerome CRANSAC
1 790,00 €
24ème
Christophe JONIN
1 790,00 €
25ème
Nicolas SATTLER
1 635,00 €
26ème
Didier LE NEINDRE
1 635,00 €
27ème
Joseph CHETRIT
1 635,00 €
28ème
Frederick LANNIE
1 505,00 €
29ème
Laurent LEFEU
1 505,00 €
30ème
Cyril VIEIRA
1 505,00 €
31er
Hilal MERABET
1 400,00 €
32ème
Rémy LUBESPERE
1 400,00 €
33ème
Sylvain TARTAS
1 400,00 €
34ème
Mohamed KRERI
1 315,00 €
35ème
Yves MAISON
1 315,00 €
36ème
Clément CHAUVET
1 315,00 €
37ème
Abdelhamid EL KHAYATI
1 235,00 €
38ème
Nicolas LE FLOCH
1 235,00 €
39ème
Bruno PAVOLIK
1 235,00 €
40ème
Suleyman ERTOP
1 160,00 €
41er
Florent CANTETEAU
1 160,00 €
42ème
Marjolaine LOUSTAU
1 160,00 €
43ème
Arnaud BIZIERE
1 160,00 €
44ème
Jose MARCELINO GOMES DOS SANTOS
1 160,00 €
Du coté des side event :
Le dernier tournoi lancé s’est terminé en premier ! Le 150€ Turbo fut remporté par Henri Dupont, Sulaiman Sesay lui termine runner up :
Le 300€ Random KO Bounty : Gregory Tual s’impose devant Nicolas Le Floch:
Et pour terminer le Masters 1000 ! Matthieu Lamagnere s’impose devant Jean Montury :
Nous nous retrouverons pour la prochaine étape à Ribeauvillé le 27 mars !
C’était prévu, et le début de journée (qui va donc accueillir les deux dernier Day 1 du Main Event de la finale WiPT) du vendredi 4 avril a tenu toutes ses promesses : foule en continu, re-entry intempestifs pour avoir le droit de continuer à rêver de l’épée réservée au vainqueur, qui sera adoubé lundi dans la journée. D’ici là, il faudra manoeuvrer au milieu des cartes comme au milieu des files d’attente de nouveaux entrants. Plus de 1100 inscrits, déjà, pour ce Day 1e, et un petit tour de salle signé Jules Pochy, en quête de visages connus (Almira Skripchenko, en Une) et inconnus.
Les salles ne désemplissent pas, en attendant de pouvoir s’asseoir au Day 1e
La streameuse Lyegaia et son élégance naturelle
Davidi Kitai, incontournable
Rémy Biechel, élu joueur préféré du stand presse des plus de quarante ans
Fred Musa, animateur de Planète Rap et WIP régulier
Slimane Mamèche, et son sourire franc illuminent la table
Petit à petit, le field se rapproche « de l’argent ». Une obsession pour ces milliers de joueuses et joueurs qui se déplacent parfois depuis l’autre bout de la France afin de s’offrir un shot au prizepool juteux proposé par ce tournoi à seulement 500€ ? Pas certain, ou en tout cas, pas obligatoirement pour tout le monde. L’obsessions d’entrer dans l’argent (souvent pour un gain marginal, à moins d’atteindre le Top 20 du tournoi, surtout lorsqu’on a mis plusieurs bullets dans le tournoi, jusqu’à sept pour les plus opiniâtres) relève plus du défi personnel —inscrire sa première ou son énième ligne HendonMob, raconter à ses amis son run avant son badbeat qui met une halte définitive à tout rêve d’argent et de gloire— que d’un plan de carrière. Les pros, on le sait, sont de moins en moins présents dans les fields de poker, ce jeu de hasard et de talent (dans l’ordre inversé) étant devenu pour beaucoup un loisir, une récréation, une parenthèse qu’il faut garder enchantée.
Rien de plus frustrant pour un joueur, en effet, que de ne pouvoir jouer ; au piquet, pour celui qui s’interdit de jeu comme pour celui qui y est tricard du boléro. En montant le long escalator qui amène au premier étage du Pasino Grand d’Aix-en-Provence, on glisse lentement, dans le brouhaha des jetons et des files de joueurs en attente d’un siège, au beau milieu des fanions qui ornent les murs, célébrant vainqueurs et héros du Winamax Poker Tour au fil des années. Parmi les visages en gros plan, cadrés serrés, une seule photo de groupe : celle de la « Team Big Roger », victorieuse en 2013 du seul tournoi par équipe proposé lors de ces festivals. Sur l’affiche, trois visages souriants, ceux de Stéphane Bazin (depuis très rare sur le circuit poker), Antonin Teisseire (omniprésent lors des tournois du sud-est de la France et sur le circuit Partouche) et Roger « Big » Hairabedian. Ce dernier, nous en avons déjà parlé in extenso lors d’une plongée tête la première dans son éternelle télé-(ir)réalité qu’il autoproduit chaque jour ses réseaux sociaux, annonce son éternel come-back. Mais ses courbes émotionnelles, tout aussi ascendantes que descendantes, ont rendu l’opération de plus en plus délicate. Chaque espoir s’ouvre teinté d’une seule crainte pour l’observateur empathique : que rien ne voie le jour, que tout s’effondre avant d’avoir été monté, voire simplement esquissé.
On ne croisera pas Roger Hairabedian à Aix-en-Provence au WiPT 2025. Contempteur du online, ce n’est pas pour cette raison qu’il aura décidé de skip un large field comme il les aime ; il est tout bêtement interdit de tous les casinos Partouche. L’homme a du talent —il en a toujours eu et, peu importe les années qui passent, il sait signer quelques places dans les casinos qui l’accueillent encore, comme le Circus à Paris— mais aussi celui de se mettre à dos la terre entière, avec quelques obsessions à la clé en sus. On ne sait jamais vraiment, dans les nébuleux rebondissements qui peuplent ses dérives intimes, quelles sont les véritables raisons de ces interdictions de casino, fâcheries diverses et vendetta en ligne. Peut-être, finalement, n’est-ce d’ailleurs pas la question principale…
« Les centaines de choses que l’on a faites de travers dans la vie. Pas forcément à dessein : elles ont pu se produire par stupidité, maladresse, inconscience, par mégarde, pure connerie, sans arrière-pensée« , lisait-on justement à quelques minutes du coup d’envoi du Day 1E en incipit d’un roman sublime, Jours blancs (Jeroen Brouwers, 2013), sous le regard étincelant du Big Roger gagnant d’il y a une décennie. Le regard, depuis, s’est fait plus dur —parfois lucide, parfois désespéré, souvent encore joueur. « Il arrive qu’un souvenir insupportable s’en échappe, et pénètre soudain votre cerveau, pareil à un cambrioleur qui vous jette une corde à piano autour du cour, et nous serre la gorge. » Le souvenir de la victoire, de la gloire et de l’argent étrange ainsi au quotidien ceux qui ont connu de telles cimes ; la respiration de ce millier d’anonymes qui se presse sur l’escalator menant à la table de tournoi n »est que régularité et stress positif.
Que faire, lorsqu’on ne peut plus jouer ? Lorsqu’on vit à distance les grands évènements sans, parfois, ne pouvoir y participer ? A l’époque de champions sublimes comme Stu Ungar, c’était la brokitude qui interdisait toute action. Dans sa biographie, écrite par Nolan Dalla (Joueur né, 2008), l’ancien champion du monde tourne en rond, imaginant les caves s’envoyer en l’air pendant que lui rumine dans sa chambre d’hôtel miteuse du Gold Coast, à Las Vegas. En 2025, Roger Hairabedian a inventé d’autres expédients, intronisant à quelques semaines des grandes compétitions de l’année (WiPT, WSOPC, WSOP Vegas) une joueuse inconnue, Céline « Douceur » Beauchamp, 716$ au compteur de sa page HendonMob. Aux antipodes, donc, de Roger Hairabedian, 11ème joueur all time français et ses quelques 5 500 000$ de gain. On imagine, assez simplement, un contral moral de stacking avec celle qu’il estime « prête à faire de grandes choses dans le poker », sans en connaître plus de détails.
A la hargne et la grinta du parrain Hairabedian, succèderait donc la « douceur » de sa néo-protégée, Céline Beauchamp, qui a cette double tâche muette d’adoucir l’image du mentor et d’aller chercher la gagne là où les portes lui sont désormais fermées. Croisée par hasard à table lors du Day 1C de la finale du WiPT, on ne lui aura pas porté chance, puisqu’elle va sauter quelques secondes plus tard du tournoi principal. Si l’argent et la gloire médiatique sont au choix les deux mamelles qui sous-tendent le monde depuis l’époque pas si révolue de Jean Yanne (pour les plus jeunes, réalisateur & acteur anar-libertarien des années soixante), vivre par procuration le jeu, ses frissons et ses enjeux narcissiques, semble relever d’un lent supplice qu’on ne saurait conseiller à ses pires ennemis. Comment continuer à être, lorsqu’on a été ? Parmi la foule qui s’amasse au fur et à mesure que nous écrivons ces lignes, il y a sûrement dans cet horizon de rêves flottants au-dessus de chaque siège bien des nuances de fantasmes : l’action, le fun, la légende, la victoire et même la perte. Rien ne va plus, faites vos jeux.
Avec plus de 1000 entrées cumulées sur les Day 1c et 1D, la montée en puissance de la finale du WiPT n’a pas déçu les observateurs : salle comble, aucune attente, bonne humeur omniprésente – c’est le sans faute absolu aussi bien en local grâce au staff du Pasino Grand que du côté des équipes Texapoker et Winamax. La journée s’est finie tard dans la nuit et on a vu, entre autres, le WIP Moundir passer haut la main la journée, avec un beau tapis. Découvrez le chipcount des joueurs ITM et qualifiés pour le Day 2 ici