Ils étaient 172 à se donner rendez vous à 14h pour disputer ce Day 2 du Main Event WSOP Circuit !
Après 3 niveaux de 45 minutes puis 8 niveaux d’une heure, il ne reste plus que 20 joueurs. Nous avons vécu aujourd’hui une dinner break bulle ! En effet le main par main qui avait débuter 4 minutes avant le dinner break s’est terminé trois mains après le retour du dinner avec la sortie de Kamal Sefrioui !
Avant cette bulle, nous avons perdu :Arnaud Peyrolles, Alexandre De Zutter, Dimitri Halliez, Nicolas Lecoeur, Yves Maison, Ludovic Rielhl, Brian Benhamou, Moundir, Guillaume Diaz et même en début de Day Guillaume Darcourt et Julien Sitbon !
L’après bulle a vu 22 joueurs sortir dans l’argent :
21er
Steve Lixon
58 000 MAD
5 457,80 €
22ème
Malek Grasbi
49 000 MAD
4 610,90 €
23ème
Jon Garde
49 000 MAD
4 610,90 €
24ème
Marcel Vadella
49 000 MAD
4 610,90 €
25ème
Jay Santos
42 000 MAD
3 952,20 €
26ème
Mehdi Senhaji
42 000 MAD
3 952,20 €
27ème
Frederic Rizzo
42 000 MAD
3 952,20 €
28ème
Javier Jimenez Gabriel
37 000 MAD
3 481,70 €
29ème
Pierre Merlin
37 000 MAD
3 481,70 €
30ème
Alban Morel
37 000 MAD
3 481,70 €
31er
Olivier Averso
32 700 MAD
3 077,07 €
32ème
Ahmed Abd El Fatah
32 700 MAD
3 077,07 €
33ème
Mohamed Mehalleg
32 700 MAD
3 077,07 €
34ème
Aly Chahrour
29 300 MAD
2 757,13 €
35ème
Adrian Naya
29 300 MAD
2 757,13 €
36ème
Nuno Daniel Cardoso Simoes
29 300 MAD
2 757,13 €
37ème
Jose Henrique Braz Bernardino Dias
26 500 MAD
2 493,65 €
38ème
Abdessamade EL Mzadadi
26 500 MAD
2 493,65 €
39ème
Soufiane Abbouti Temsamani
26 500 MAD
2 493,65 €
40ème
Abdel Nasser Omais
26 500 MAD
2 493,65 €
41er
Goncalo Da Costa Ferrao
26 500 MAD
2 493,65 €
42ème
Yan Dany
26 500 MAD
2 493,65 €
43ème
Aziz Nana
26 500 MAD
2 493,65 €
44ème
Elias Fernandez Miguel
26 500 MAD
2 493,65 €
45ème
Toufik Ouirini
26 500 MAD
2 493,65 €
46ème
David Haziza
25 000 MAD
2 352,50 €
47ème
Lucas Orsatelli
25 000 MAD
2 352,50 €
48ème
Shhriar Soltaninassab
25 000 MAD
2 352,50 €
49ème
Paco del Caim
25 000 MAD
2 352,50 €
50ème
Jorge Coello Esmoris
25 000 MAD
2 352,50 €
51er
Karim Lehoussine
25 000 MAD
2 352,50 €
52ème
Manuel Sadornil
25 000 MAD
2 352,50 €
53ème
David Duoek
25 000 MAD
2 352,50 €
Mais au final, un homme se démarque avec 1 700 000 jetons il domine le field restant. Manuel Makiadi :
En embuscade, Ricardo Manquant :
Chipcount complet :
Manuel Makiadi
1700000
Ricardo Manquant
1497000
Mohammed Sekkat
1420000
Miroslav Alilovic
1380000
Antoine Rahal
1312000
Ondrej Milabersky
1139000
Matas Cimbolas
1135000
Anouar Mehlil
862000
Laura Gallardo
574000
Fahd Kaabat
545000
Martial Blangenwitsch
400000
Manuel Azandazi
357000
Najib Bennis
342000
Fabrice Casano
336000
Jose Nieto
333000
Robert Giordano
315000
Oscar Blanco
218000
Hassan Lamzariki
200000
Ahmed Boukaddeda
152000
Thierry Gogniat
88000
Rappel du Payout :
Vainqueur
1 300 000 MAD
122 330,00 €
Runner Up
850 000 MAD
79 985,00 €
3ème
623 000 MAD
58 624,30 €
4ème
455 000 MAD
42 815,50 €
5ème
345 000 MAD
32 464,50 €
6ème
265 000 MAD
24 936,50 €
7ème
215 000 MAD
20 231,50 €
8ème
170 000 MAD
15 997,00 €
9ème
137 000 MAD
12 891,70 €
10ème
118 000 MAD
11 103,80 €
11ème
100 000 MAD
9 410,00 €
12ème
100 000 MAD
9 410,00 €
13ème
83 000 MAD
7 810,30 €
14ème
83 000 MAD
7 810,30 €
15ème
83 000 MAD
7 810,30 €
16ème
69 000 MAD
6 492,90 €
17ème
69 000 MAD
6 492,90 €
18ème
69 000 MAD
6 492,90 €
19ème
58 000 MAD
5 457,80 €
20ème
58 000 MAD
5 457,80 €
Je vous donne rendez vous demain à 14h pour la suite et fin de ce Main Event WSOP Circuit !
C’était prévu, et le début de journée (qui va donc accueillir les deux dernier Day 1 du Main Event de la finale WiPT) du vendredi 4 avril a tenu toutes ses promesses : foule en continu, re-entry intempestifs pour avoir le droit de continuer à rêver de l’épée réservée au vainqueur, qui sera adoubé lundi dans la journée. D’ici là, il faudra manoeuvrer au milieu des cartes comme au milieu des files d’attente de nouveaux entrants. Plus de 1100 inscrits, déjà, pour ce Day 1e, et un petit tour de salle signé Jules Pochy, en quête de visages connus (Almira Skripchenko, en Une) et inconnus.
Les salles ne désemplissent pas, en attendant de pouvoir s’asseoir au Day 1e
La streameuse Lyegaia et son élégance naturelle
Davidi Kitai, incontournable
Rémy Biechel, élu joueur préféré du stand presse des plus de quarante ans
Fred Musa, animateur de Planète Rap et WIP régulier
Slimane Mamèche, et son sourire franc illuminent la table
Petit à petit, le field se rapproche « de l’argent ». Une obsession pour ces milliers de joueuses et joueurs qui se déplacent parfois depuis l’autre bout de la France afin de s’offrir un shot au prizepool juteux proposé par ce tournoi à seulement 500€ ? Pas certain, ou en tout cas, pas obligatoirement pour tout le monde. L’obsessions d’entrer dans l’argent (souvent pour un gain marginal, à moins d’atteindre le Top 20 du tournoi, surtout lorsqu’on a mis plusieurs bullets dans le tournoi, jusqu’à sept pour les plus opiniâtres) relève plus du défi personnel —inscrire sa première ou son énième ligne HendonMob, raconter à ses amis son run avant son badbeat qui met une halte définitive à tout rêve d’argent et de gloire— que d’un plan de carrière. Les pros, on le sait, sont de moins en moins présents dans les fields de poker, ce jeu de hasard et de talent (dans l’ordre inversé) étant devenu pour beaucoup un loisir, une récréation, une parenthèse qu’il faut garder enchantée.
Rien de plus frustrant pour un joueur, en effet, que de ne pouvoir jouer ; au piquet, pour celui qui s’interdit de jeu comme pour celui qui y est tricard du boléro. En montant le long escalator qui amène au premier étage du Pasino Grand d’Aix-en-Provence, on glisse lentement, dans le brouhaha des jetons et des files de joueurs en attente d’un siège, au beau milieu des fanions qui ornent les murs, célébrant vainqueurs et héros du Winamax Poker Tour au fil des années. Parmi les visages en gros plan, cadrés serrés, une seule photo de groupe : celle de la « Team Big Roger », victorieuse en 2013 du seul tournoi par équipe proposé lors de ces festivals. Sur l’affiche, trois visages souriants, ceux de Stéphane Bazin (depuis très rare sur le circuit poker), Antonin Teisseire (omniprésent lors des tournois du sud-est de la France et sur le circuit Partouche) et Roger « Big » Hairabedian. Ce dernier, nous en avons déjà parlé in extenso lors d’une plongée tête la première dans son éternelle télé-(ir)réalité qu’il autoproduit chaque jour ses réseaux sociaux, annonce son éternel come-back. Mais ses courbes émotionnelles, tout aussi ascendantes que descendantes, ont rendu l’opération de plus en plus délicate. Chaque espoir s’ouvre teinté d’une seule crainte pour l’observateur empathique : que rien ne voie le jour, que tout s’effondre avant d’avoir été monté, voire simplement esquissé.
On ne croisera pas Roger Hairabedian à Aix-en-Provence au WiPT 2025. Contempteur du online, ce n’est pas pour cette raison qu’il aura décidé de skip un large field comme il les aime ; il est tout bêtement interdit de tous les casinos Partouche. L’homme a du talent —il en a toujours eu et, peu importe les années qui passent, il sait signer quelques places dans les casinos qui l’accueillent encore, comme le Circus à Paris— mais aussi celui de se mettre à dos la terre entière, avec quelques obsessions à la clé en sus. On ne sait jamais vraiment, dans les nébuleux rebondissements qui peuplent ses dérives intimes, quelles sont les véritables raisons de ces interdictions de casino, fâcheries diverses et vendetta en ligne. Peut-être, finalement, n’est-ce d’ailleurs pas la question principale…
« Les centaines de choses que l’on a faites de travers dans la vie. Pas forcément à dessein : elles ont pu se produire par stupidité, maladresse, inconscience, par mégarde, pure connerie, sans arrière-pensée« , lisait-on justement à quelques minutes du coup d’envoi du Day 1E en incipit d’un roman sublime, Jours blancs (Jeroen Brouwers, 2013), sous le regard étincelant du Big Roger gagnant d’il y a une décennie. Le regard, depuis, s’est fait plus dur —parfois lucide, parfois désespéré, souvent encore joueur. « Il arrive qu’un souvenir insupportable s’en échappe, et pénètre soudain votre cerveau, pareil à un cambrioleur qui vous jette une corde à piano autour du cour, et nous serre la gorge. » Le souvenir de la victoire, de la gloire et de l’argent étrange ainsi au quotidien ceux qui ont connu de telles cimes ; la respiration de ce millier d’anonymes qui se presse sur l’escalator menant à la table de tournoi n »est que régularité et stress positif.
Que faire, lorsqu’on ne peut plus jouer ? Lorsqu’on vit à distance les grands évènements sans, parfois, ne pouvoir y participer ? A l’époque de champions sublimes comme Stu Ungar, c’était la brokitude qui interdisait toute action. Dans sa biographie, écrite par Nolan Dalla (Joueur né, 2008), l’ancien champion du monde tourne en rond, imaginant les caves s’envoyer en l’air pendant que lui rumine dans sa chambre d’hôtel miteuse du Gold Coast, à Las Vegas. En 2025, Roger Hairabedian a inventé d’autres expédients, intronisant à quelques semaines des grandes compétitions de l’année (WiPT, WSOPC, WSOP Vegas) une joueuse inconnue, Céline « Douceur » Beauchamp, 716$ au compteur de sa page HendonMob. Aux antipodes, donc, de Roger Hairabedian, 11ème joueur all time français et ses quelques 5 500 000$ de gain. On imagine, assez simplement, un contral moral de stacking avec celle qu’il estime « prête à faire de grandes choses dans le poker », sans en connaître plus de détails.
A la hargne et la grinta du parrain Hairabedian, succèderait donc la « douceur » de sa néo-protégée, Céline Beauchamp, qui a cette double tâche muette d’adoucir l’image du mentor et d’aller chercher la gagne là où les portes lui sont désormais fermées. Croisée par hasard à table lors du Day 1C de la finale du WiPT, on ne lui aura pas porté chance, puisqu’elle va sauter quelques secondes plus tard du tournoi principal. Si l’argent et la gloire médiatique sont au choix les deux mamelles qui sous-tendent le monde depuis l’époque pas si révolue de Jean Yanne (pour les plus jeunes, réalisateur & acteur anar-libertarien des années soixante), vivre par procuration le jeu, ses frissons et ses enjeux narcissiques, semble relever d’un lent supplice qu’on ne saurait conseiller à ses pires ennemis. Comment continuer à être, lorsqu’on a été ? Parmi la foule qui s’amasse au fur et à mesure que nous écrivons ces lignes, il y a sûrement dans cet horizon de rêves flottants au-dessus de chaque siège bien des nuances de fantasmes : l’action, le fun, la légende, la victoire et même la perte. Rien ne va plus, faites vos jeux.
Alors que les inscriptions au Day 1c touchent à leur fin, à quelques minutes du dinner-break et du Day 1d qui va se jouer en turbo, on croise de plus en plus de têtes connues, affublées du W rouge synonyme d’appartenance au Team W ou quelques WIP, souvent venus plus tôt que leurs aînés en technique GTO. De la sublime, forcément sublime, Erika Moulet (nous ne sommes pas objectifs) aux légendes comme Adrian Mateos, Davidi Kitai et Gus Hansen, notre photographe Jules Pochy a également croisé Kool Shen, Moundir, Julien Sitbon, Alexane Najchaus, Pierre Calamusa, Leo Margets et Romain Lewis.