Après dix niveaux de 40 minutes, le field s’est sacrément réduit ! Puisque sur les 254 joueurs, ils ne sont plus que 113 à rejoindre le Day 2 demain.
En tête de ce peloton, Alexandre Réard se démarque avec ses 469 500 jetons !
La journée marquée par sa qualification pour le Main Event des WSOP avec son équipe se termine en beauté pour lui puisque de mémoire aucun joueurs n’a dépassé ce tapis à l’issu d’un Day 1 de BPT Deepstack ! Bref une journée record pour le Team Pro Poker&Associes !
Sur les 254 entrants nous avons perdu : Brian Benhamou, Aurelie Quelain, Florent Mondoloni, Jean Montury (Disparu dans des circonstances inconnues) et dans les dernières mains Sylvain Viens.
Sylvain m’explique avoir poussé ses 60 000 jetons avec sa petite paire de huit après deux limpeurs. Mais le premier d’entre eux s’est laissé tenté pour un call avec [as] [qs] qui fera flush dès la turn laissant aucun espoir à Sylvain.
Nous retrouverons par contre demain à 21h : Maxime Sghaier, Gilles Huet, Arnaud Peyrolles, Nicolas Le Floch, Albert Sebag,Gregory Janin, David Herbez !
Emmanuel Terrazonni lui à connu une fin de journée très rude en perdant tous les coups qu’il a pu jouer, dès son coup perdu contre Sylvain Viens, toutes les autres mains se sont enchainée pour lui faire perdre une très grosse partie de son tapis pour finir avec 70 000 jetons.
Petite mention à la belle histoire de la journée Laurent Brach qui après être tombé à 800 jetons, termine la journée avec un tapis de 60 600 jetons !
Le chipcount de la journée :
ALEXANDRE
REARD
469500
WILFRID
SCHAEFFER
359000
MAXIME
OULED SGHAIER
255600
ABDEL
MARZOUK
246500
SIEGFRIED
DEVOS
245400
NICOLAS
KATZ
238500
ARNAUD
PEYROLLES
233000
RENAUD
JANODET
232200
CHRISTIAN
TUDOR
215200
CHRISTOPHE
SAVARY
212100
STEPHANE
MENDES PIRES
208700
LOUIS
DE ROMANET DE BEAUNE
204200
MOHAMED FOUAD
ABDOU
199000
NICOLAS
RENERIC
198200
ALBERT
SEBAG
197700
NICOLAS
ATLAN
196900
RENE
TIMSIT
195400
ANTONIO
GUERRERO
193000
ALEXIS
SAIMAN
186000
OLIVIER
DURAN
183400
GILLES BRUNO
BRAMLI
183400
KEVIN
AUBRY
173600
OLIVIER FRANC
DINAND
173500
NASRODIN
PIRMAMOD
171800
FABRICE
DUFOUR
165400
GREGORY
SIMON
164800
NICOLAS
LE FLOCH
156000
DAVID
DEBUE
148800
GREGORY
JANIN
145300
ELANDE
NGONGO
141400
EMMANUEL
COURRIER
139800
PARHAM
AHOOR
138200
GILLES
HUET
137100
ALEFTINA
JOULEGA
129000
VIRGINIE
CHIAJESE
127500
FRANCOIS
MINNE
127000
YVES
SOUSSAN
127000
STEPHANE CHARLES
BENADIBA
126400
PHILIPPE
DEDES
125800
THIBAULT AMAU
MOIRE
121300
SILMA
MACALOU
120000
CHRISTOPHE
PITOT
119700
TAREK
BOUCHAMA
118600
ERWAN
LOUER
117500
JOAQUIM
GOMES
115300
FRANCOIS
VINCENT
114900
MARJOLAINE
FIGINI
111700
DAVID
HERBEZ
110500
GERARD
LEMEE
107700
ALEXANDRE
CROUAN
107400
EMMANUEL
KRIEF
107300
DORIAN
HAMOU
105900
SYLVIE
BORINA
104500
PATRICK
D ARANJOS
104300
AXEL
LE GRAS
102500
ANOUARD
BEN AYED
100700
THIERRY
LUKSENBERG
100000
CHRISTOPHE ROMUALD MICHEL
BETHOUART
99800
LIONEL PHILIPPE
ROZENBERG
94700
DOMINIQUE
TERZIAN
94500
LUC
VIRY
94300
JEAN CLAUDE
LOUSTAU
94200
DAVID
DOSSO
91100
DAVID
JAOUI
88900
YVES
BOUTIN
88500
PIERRE
HEBERT
87300
IMAD
MOUMEN
84900
HAKIM
CHNIYAT
82800
OLIVIER
HEGY
81400
THIERRY
DOUYERE
81000
RUBEN
SMADJA
80400
GUY
FELDER
79400
FLORENT
ESTEGASSY
78200
EDOUARD
SADOUN
77900
CLEMENT JEAN DOMINIQUE
MAESTRACCI
75700
PHILIPPE
GEIRNAERT
72900
PIERRICK
JULIEN
71300
EDDIE
ABECASSIS
70400
OLIVIER
HARCSA
70300
FABIEN
FLEURY
70300
EMMANUEL
TERRAZZONI
70000
ANTHONY
COUTY
69400
CHRISTOPHE
ARRIVE
68500
SABER
HAMROUNI
68100
FREDERIC
RIZZO
66000
MATHIEU ROBERT HENRI
BIAGUE
65000
REMI
HOUILLONS
64100
NICOLAS
SOLE
63300
LAURENT
BRACH
61100
SAID
SADALLAH
60900
JEROME
LEBOUTEILLER
59900
FRANCOIS
AGOGUE
58300
CAROLE
ZERBIB
55200
SERGE
DAVID
54600
ANTONIO
SUBTIL
52600
DAVID
MARIE
51700
ALAIN
FOURMANN
50900
JONATHAN
MOUREAUX
50600
JEAN PIERRE
MOREL
47800
PASCAL
DELIGNE
47800
CHRISTIAN JEAN EMILE
ELIE
45900
CZESLAW
CZAJKOWSKI
43800
MICHEL
GUERRICHE
43200
JEAN YVES
LABBE
43000
BRUNO ALAIN SERGE
BROCARD
27500
ADRIEN
BOFFA
26700
Je vous donne rendez vous demain à 12h pour le Day 1B de ce BPT Deauville !
Petit à petit, le field se rapproche « de l’argent ». Une obsession pour ces milliers de joueuses et joueurs qui se déplacent parfois depuis l’autre bout de la France afin de s’offrir un shot au prizepool juteux proposé par ce tournoi à seulement 500€ ? Pas certain, ou en tout cas, pas obligatoirement pour tout le monde. L’obsessions d’entrer dans l’argent (souvent pour un gain marginal, à moins d’atteindre le Top 20 du tournoi, surtout lorsqu’on a mis plusieurs bullets dans le tournoi, jusqu’à sept pour les plus opiniâtres) relève plus du défi personnel —inscrire sa première ou son enième ligne HendonMob, raconter à ses amis son run avant son badbeat qui met une halte définitive à tout rêve d’argent et de gloire— que d’un plan de carrière. Les pros, on le sait, sont de moins en moins présents dans les fields de poker, ce jeu de hasard et de talent (dans l’ordre inversé) étant devenu pour beaucoup un loisir, une récréation, une parenthèse qu’il faut garder enchantée.
Rien de plus frustrant, en effet, que de ne pouvoir jouer. Pour celui qui s’interdit de jeu comme pour celui qui y est tricard du boléro. En montant le long escalator qui amène au premier étage du Pasino Grand d’Aix-en-Provence, on glisse lentement, dans le brouhaha des jetons et des files de joueurs en attente d’un siège, au beau milieu des fanions qui ornent les murs, célébrant vainqueurs et héros du Winamax Poker Tour au fil des années. Parmi les visages en gros plan, cadrés serrés, une seule photo de groupe : celle de la « Team Big Roger », victorieuse en 2013 du seul tournoi par équipe proposé lors de ces festivals. Sur l’affiche, trois visages souriants, ceux de Stéphane Bazin (depuis très rare sur le circuit poker), Antonin Teisseire (omniprésent lors des tournois du sud-est de la France et sur le circuit Partouche) et Roger « Big » Hairabedian. Ce dernier, nous en avons déjà parlé in extenso lors d’une plongée tête la première dans son éternelle télé-(ir)réalité qu’il autoproduit chaque jour ses réseaux sociaux, annonce son éternel come-back. Mais ses courbes émotionnelles, tout aussi ascendantes que descendantes, ont rendu l’opération de plus en plus délicate. Chaque espoir s’ouvre teinté d’une seule crainte pour l’observateur empathique : que rien ne voit le jour, que tout s’effondre avant d’avoir été monté, voire esquissé.
On ne croisera pas Roger Hairabedian à Aix-en-Provence. Contempteur du online, ce n’est pas pour cette raison qu’il aurait décidé de skip un large field comme il les aime. L’homme a du talent —il en a toujours eu et, peu importe les années qui passent, il sait signer encore quelques belles places dans les casinos qui l’accueillent encore, comme le Circus à Paris— mais aussi le talent de se mettre à dos la terre entière, avec quelques obsessions à la clé en sus. On ne sait jamais vraiment, dans les nébuleux rebondissements qui peuplent ses dérives intimes, quelles sont les véritables raisons de ces interdictions de casino, fâcheries diverses et vendetta en ligne. Peut-être, finalement, n’est-ce pas la question principale.
« Les centaines de choses que l’on a faites de travers dans la vie. Pas forcément à dessein : elles ont pu se produire par stupidité, maladresse, inconscience, par mégarde, pure connerie, sans arrière-pensée« , lisait-on justement à quelques minutes du coup d’envoi du Day 1E en incipit d’un roman sublim,e Jours blancs (Jeroen Brouwers, 2013), sous le regard étincelant du Big Roger gagnant d’il y a une décennie. Le regard, depuis, s’est fait plus dur, parfois lucide, parfois désespéré, souvent encore joueur. « Il arrive qu’un souvenir insupportable s’en échappe, et pénètre soudain votre cerveau, pareil à un cambrioleur qui vous jette une corde à piano autour du cour, et nous serre la gorge. » Le souvenir de la victoire, de la gloire et de l’argent étrange ainsi au quotidien ceux qui ont connu de telles cîmes ; la respiration de ce millier d’anonymes qui se presse sur l’escalator menant à la table de tournoi n »est que régularité et stress positif.
Que faire, lorsqu’on ne peut plus jouer ? Lorsqu’on vit à distance les grands évènements sans, parfois, ne pouvoir y participer ? A l’époque de champions sublimes comme Stu Ungar, c’était la brokitude qui interdissait toute action. Dans sa biographie, écrite par Nolan Dalla (Joueur né, 2008), l’ancien champion du monde tourne en rond, imaginant les caves s’envoyer en l’air pendant que lui tourne en rond dans sa chambre d’hôtel miteuse du Gold Coast, à Las Vegas. En 2025, Roger Hairabedian a inventé d’autres expédients, intronisant à quelques semaines des grandes compétitions de l’année (WiPT, WSOPC, WSOP Vegas) une joueuse inconnue, Céline « Douceur » Beauchamp, 716$ au compteur de sa page HendonMob. Aux antipodes, donc, de Roger Hairabedian, 11ème joueur all time français et ses quelques 5 500 000$ de gain. On imagine, assez simplement, un contral moral de stacking avec celle qu’il estime « prête à faire de grandes choses dans le poker », sans en connaître plus de détails.
A la hargne et la grinta du parrain Hairabedian, succèderait donc la « douceur » de sa néo-protégée, Céline Beauchamp, qui a cette double tâche muette d’adoucir l’image du mentor et d’aller chercher la gagne là où les portes lui sont désormais fermées. Croisée par hasard à table lors du Day 1C de la finale du WiPT, on ne lui aura pas porté chance, puisqu’elle va sauter quelques secondes plus tard du tournoi principal. Si l’argent et la gloire médiatique sont au choix les deux mamelles qui sous-tendent le monde depuis l’époque pas si révolue de Jean Yanne (pour les plus jeunes, réalisateur & acteur anar-libertarien des années soixante), vivre par procuration le jeu, ses frissons et ses enjeux narcissiques, semble relever d’un lent supplice qu’on ne saurait conseiller à ses pires ennemis. Comment continuer à être, lorsqu’on a été ? Parmi la foule qui s’amasse au fur et à mesure que nous écrivons ces lignes, il y a sûrement dans cet horizon de rêves flottants au-dessus de chaque siège bien des nuances de fantasmes : l’action, le fun, la légende, la victoire et même la perte. Rien ne va plus, faites vos jeux.
Avec plus de 1000 entrées cumulées sur les Day 1c et 1D, la montée en puissance de la finale du WiPT n’a pas déçu les observateurs : salle comble, aucune attente, bonne humeur omniprésente – c’est le sans faute absolu aussi bien en local grâce au staff du Pasino Grand que du côté des équipes Texapoker et Winamax. La journée s’est finie tard dans la nuit et on a vu, entre autres, le WIP Moundir passer haut la main la journée, avec un beau tapis. Découvrez le chipcount des joueurs ITM et qualifiés pour le Day 2 ici
Le quatrième Day1 de la finale WiPT vient de débuter il y a deux heures et on compte déjà 134 entrants – surtout de la part de malgreux éliminés du jour précédent… Avant la cohue du 1E 35 en parallèle des 936 joueurs du Day 1C doté d’une bulle à 156 joueurs, une vingtaine de qualifiés devraient se sortir de ce turbo de nuit. Petit tour du field par Jules Pochy.