Ils étaient 145 à revenir à 21h pour le Day 2 de ce BPT Nice !
7 niveaux plus tard ils sont 53 à mettre quelques rondelles en sachet. Parmi les trois millionnaires c’est Salah Amram qui arrache le chiplead de la fin du Day avec 1 216 000 jetons il dépasse Emmanuel Terrazzoni à 1 063 000 et Nicolas Le Floch qui a perdu le million sur les dernières mains de la soirée. Il termine tout de même avec 967 000 jetons !
Pas très à l’aise avec les photo Salah Amran m’a promis de venir avec lunettes et casquettes pour être plus photogénique …
Pour en revenir sur ce Day 2, nous avons perdu deux tiers du field mais nous retrouverons demain : Erwann Pecheux, Cherif Zermiche, Sandrine Wilhelm entres autres.
Avec 53 joueurs restant et 44 qui entreront dasn l’argent, la bulle risque d’arriver très vite.
Je vous donne donc rendez vous à 13h pour le Niveau 18 : 6000/12 000 ante 1000.
Chipcount total :
SALAH
AMRAN
1216000
EMMANUEL
TERRAZZONI
1063000
NICOLAS
LE FLOCH
967000
NICOLAS
MERCERON
816000
SANDRINE
WILHELM
767000
THIERRY
LELOUCHE
610000
HAKIM
CHNIYAT
505000
BERNARD
SULTAN
450000
KEVIN
DANNEVILLE
414000
SIMEONE
VULLIET
410000
CLAUDIO ANDRE
PEIXOTO DE OLIVEIRA
400000
CHARLES
TORACCA
400000
JULIEN
CESARINI
397000
JEAN PIERRE
DIDIER
392000
ERIC
LAGRANGE
380000
CHERIF
ZERMICHE
375000
ALEXANDRE
LE VAILLANT
364000
OLIVIER
SINTES
348000
JOHANN
GREBOVAL
336000
ARAM
PAPAZIAN
332000
THIERRY
NAVARRO
305000
DOMINIQUE
TERZIAN
304000
GIOVANNI
ROSADONI
297000
PHILIPPE
CHAVANT
296000
FREDERIC
TERRIN
295000
OMAR
ELIAS
293000
LUCIANO
GATTI
286000
FREDERIC
MALET
280000
JEREMIE MAXIME
BENETEAU
264000
LAURENT
GUYON DE MONTLIVAULT
263000
DEAN HENRI
TAIBI
235000
KARIM
GABRILLARGUES
231000
KARIM
ABDELMOUMENE
222000
GILLES
HUET
215000
LUDOVIC FRANCOIS
MORYOUSEF
205000
GONZALO
SAENZ PECO
184000
FREDERIC
MONVOISIN
183000
KAREM
LAOUINI
181000
HERVE
PETITDEMANGE
171000
ATIK
SAHIN
170000
RAFFAELE
SUPPA
167000
OUAJDI MOHAMED
MIMOUNI
165000
CLAUDE
SOMAJINI
156000
MICHEL
MARCONE
156000
ARNAUD
BOUTIN
139000
JEAN
GIANOTTI
133000
STEPHANE
MACCARI
99000
MAXIME
ROUILLOT
98000
FRANCK
PEILLOT
95000
ERWANN
PECHEUX
94000
SOUPHANNARO
NOR
89000
GREGORY ANTHONY
LUTTKE GRECH
39000
Rappel du Payout :
Vainqueur
32 350,00 €
Runner Up
21 050,00 €
3ème
13 710,00 €
4ème
9 690,00 €
5ème
7 560,00 €
6ème
6 160,00 €
7ème
5 100,00 €
8ème
4 310,00 €
9ème
3 780,00 €
10ème
3 330,00 €
11ème
3 020,00 €
12ème
2 730,00 €
13ème
2 460,00 €
14ème
2 460,00 €
15ème
2 460,00 €
16ème
2 210,00 €
17ème
2 210,00 €
18ème
2 210,00 €
19ème
2 000,00 €
20ème
2 000,00 €
21er
2 000,00 €
22ème
1 815,00 €
23ème
1 815,00 €
24ème
1 815,00 €
25ème
1 655,00 €
26ème
1 655,00 €
27ème
1 655,00 €
28ème
1 525,00 €
29ème
1 525,00 €
30ème
1 525,00 €
31er
1 420,00 €
32ème
1 420,00 €
33ème
1 420,00 €
34ème
1 330,00 €
35ème
1 330,00 €
36ème
1 330,00 €
37ème
1 245,00 €
38ème
1 245,00 €
39ème
1 245,00 €
40ème
1 180,00 €
41er
1 180,00 €
42ème
1 180,00 €
43ème
1 145,00 €
44ème
1 145,00 €
.
Le Day 1 du Masters vient de se terminer également avec 28 entrants, il ne sont plus que 22 ! Les inscriptions tardives sont encore disponible pendant le premier niveau de la journée demain à 13h !
C’était prévu, et le début de journée (qui va donc accueillir les deux dernier Day 1 du Main Event de la finale WiPT) du vendredi 4 avril a tenu toutes ses promesses : foule en continu, re-entry intempestifs pour avoir le droit de continuer à rêver de l’épée réservée au vainqueur, qui sera adoubé lundi dans la journée. D’ici là, il faudra manoeuvrer au milieu des cartes comme au milieu des files d’attente de nouveaux entrants. Plus de 1100 inscrits, déjà, pour ce Day 1e, et un petit tour de salle signé Jules Pochy, en quête de visages connus (Almira Skripchenko, en Une) et inconnus.
Les salles ne désemplissent pas, en attendant de pouvoir s’asseoir au Day 1e
La streameuse Lyegaia et son élégance naturelle
Davidi Kitai, incontournable
Rémy Biechel, élu joueur préféré du stand presse des plus de quarante ans
Fred Musa, animateur de Planète Rap et WIP régulier
Slimane Mamèche, et son sourire franc illuminent la table
Petit à petit, le field se rapproche « de l’argent ». Une obsession pour ces milliers de joueuses et joueurs qui se déplacent parfois depuis l’autre bout de la France afin de s’offrir un shot au prizepool juteux proposé par ce tournoi à seulement 500€ ? Pas certain, ou en tout cas, pas obligatoirement pour tout le monde. L’obsessions d’entrer dans l’argent (souvent pour un gain marginal, à moins d’atteindre le Top 20 du tournoi, surtout lorsqu’on a mis plusieurs bullets dans le tournoi, jusqu’à sept pour les plus opiniâtres) relève plus du défi personnel —inscrire sa première ou son énième ligne HendonMob, raconter à ses amis son run avant son badbeat qui met une halte définitive à tout rêve d’argent et de gloire— que d’un plan de carrière. Les pros, on le sait, sont de moins en moins présents dans les fields de poker, ce jeu de hasard et de talent (dans l’ordre inversé) étant devenu pour beaucoup un loisir, une récréation, une parenthèse qu’il faut garder enchantée.
Rien de plus frustrant pour un joueur, en effet, que de ne pouvoir jouer ; au piquet, pour celui qui s’interdit de jeu comme pour celui qui y est tricard du boléro. En montant le long escalator qui amène au premier étage du Pasino Grand d’Aix-en-Provence, on glisse lentement, dans le brouhaha des jetons et des files de joueurs en attente d’un siège, au beau milieu des fanions qui ornent les murs, célébrant vainqueurs et héros du Winamax Poker Tour au fil des années. Parmi les visages en gros plan, cadrés serrés, une seule photo de groupe : celle de la « Team Big Roger », victorieuse en 2013 du seul tournoi par équipe proposé lors de ces festivals. Sur l’affiche, trois visages souriants, ceux de Stéphane Bazin (depuis très rare sur le circuit poker), Antonin Teisseire (omniprésent lors des tournois du sud-est de la France et sur le circuit Partouche) et Roger « Big » Hairabedian. Ce dernier, nous en avons déjà parlé in extenso lors d’une plongée tête la première dans son éternelle télé-(ir)réalité qu’il autoproduit chaque jour ses réseaux sociaux, annonce son éternel come-back. Mais ses courbes émotionnelles, tout aussi ascendantes que descendantes, ont rendu l’opération de plus en plus délicate. Chaque espoir s’ouvre teinté d’une seule crainte pour l’observateur empathique : que rien ne voie le jour, que tout s’effondre avant d’avoir été monté, voire simplement esquissé.
On ne croisera pas Roger Hairabedian à Aix-en-Provence au WiPT 2025. Contempteur du online, ce n’est pas pour cette raison qu’il aura décidé de skip un large field comme il les aime ; il est tout bêtement interdit de tous les casinos Partouche. L’homme a du talent —il en a toujours eu et, peu importe les années qui passent, il sait signer quelques places dans les casinos qui l’accueillent encore, comme le Circus à Paris— mais aussi celui de se mettre à dos la terre entière, avec quelques obsessions à la clé en sus. On ne sait jamais vraiment, dans les nébuleux rebondissements qui peuplent ses dérives intimes, quelles sont les véritables raisons de ces interdictions de casino, fâcheries diverses et vendetta en ligne. Peut-être, finalement, n’est-ce d’ailleurs pas la question principale…
« Les centaines de choses que l’on a faites de travers dans la vie. Pas forcément à dessein : elles ont pu se produire par stupidité, maladresse, inconscience, par mégarde, pure connerie, sans arrière-pensée« , lisait-on justement à quelques minutes du coup d’envoi du Day 1E en incipit d’un roman sublime, Jours blancs (Jeroen Brouwers, 2013), sous le regard étincelant du Big Roger gagnant d’il y a une décennie. Le regard, depuis, s’est fait plus dur —parfois lucide, parfois désespéré, souvent encore joueur. « Il arrive qu’un souvenir insupportable s’en échappe, et pénètre soudain votre cerveau, pareil à un cambrioleur qui vous jette une corde à piano autour du cour, et nous serre la gorge. » Le souvenir de la victoire, de la gloire et de l’argent étrange ainsi au quotidien ceux qui ont connu de telles cimes ; la respiration de ce millier d’anonymes qui se presse sur l’escalator menant à la table de tournoi n »est que régularité et stress positif.
Que faire, lorsqu’on ne peut plus jouer ? Lorsqu’on vit à distance les grands évènements sans, parfois, ne pouvoir y participer ? A l’époque de champions sublimes comme Stu Ungar, c’était la brokitude qui interdisait toute action. Dans sa biographie, écrite par Nolan Dalla (Joueur né, 2008), l’ancien champion du monde tourne en rond, imaginant les caves s’envoyer en l’air pendant que lui rumine dans sa chambre d’hôtel miteuse du Gold Coast, à Las Vegas. En 2025, Roger Hairabedian a inventé d’autres expédients, intronisant à quelques semaines des grandes compétitions de l’année (WiPT, WSOPC, WSOP Vegas) une joueuse inconnue, Céline « Douceur » Beauchamp, 716$ au compteur de sa page HendonMob. Aux antipodes, donc, de Roger Hairabedian, 11ème joueur all time français et ses quelques 5 500 000$ de gain. On imagine, assez simplement, un contral moral de stacking avec celle qu’il estime « prête à faire de grandes choses dans le poker », sans en connaître plus de détails.
A la hargne et la grinta du parrain Hairabedian, succèderait donc la « douceur » de sa néo-protégée, Céline Beauchamp, qui a cette double tâche muette d’adoucir l’image du mentor et d’aller chercher la gagne là où les portes lui sont désormais fermées. Croisée par hasard à table lors du Day 1C de la finale du WiPT, on ne lui aura pas porté chance, puisqu’elle va sauter quelques secondes plus tard du tournoi principal. Si l’argent et la gloire médiatique sont au choix les deux mamelles qui sous-tendent le monde depuis l’époque pas si révolue de Jean Yanne (pour les plus jeunes, réalisateur & acteur anar-libertarien des années soixante), vivre par procuration le jeu, ses frissons et ses enjeux narcissiques, semble relever d’un lent supplice qu’on ne saurait conseiller à ses pires ennemis. Comment continuer à être, lorsqu’on a été ? Parmi la foule qui s’amasse au fur et à mesure que nous écrivons ces lignes, il y a sûrement dans cet horizon de rêves flottants au-dessus de chaque siège bien des nuances de fantasmes : l’action, le fun, la légende, la victoire et même la perte. Rien ne va plus, faites vos jeux.
Avec plus de 1000 entrées cumulées sur les Day 1c et 1D, la montée en puissance de la finale du WiPT n’a pas déçu les observateurs : salle comble, aucune attente, bonne humeur omniprésente – c’est le sans faute absolu aussi bien en local grâce au staff du Pasino Grand que du côté des équipes Texapoker et Winamax. La journée s’est finie tard dans la nuit et on a vu, entre autres, le WIP Moundir passer haut la main la journée, avec un beau tapis. Découvrez le chipcount des joueurs ITM et qualifiés pour le Day 2 ici