Le Day 3 débute à 13h et voici la composition des 53 joueurs restants :
Table 1 :
SALAH
AMRAN
LUDOVIC FRANCOIS
MORYOUSEF
ATIK
SAHIN
BERNARD
SULTAN
CLAUDE
SOMAJINI
CHERIF
ZERMICHE
SANDRINE
WILHELM
NICOLAS
LE FLOCH
JEAN PIERRE
DIDIER
Table 2 :
SIMEONE
VULLIET
JEREMIE MAXIME
BENETEAU
CHARLES
TORACCA
RAFFAELE
SUPPA
FREDERIC
TERRIN
JULIEN
CESARINI
FREDERIC
MALET
PHILIPPE
CHAVANT
JEAN
GIANOTTI
Table 3 :
ERIC
LAGRANGE
DEAN HENRI
TAIBI
GREGORY ANTHONY
LUTTKE GRECH
OLIVIER
SINTES
ARNAUD
BOUTIN
STEPHANE
MACCARI
JOHANN
GREBOVAL
KEVIN
DANNEVILLE
THIERRY
LELOUCHE
Table 4 :
ARAM
PAPAZIAN
NICOLAS
MERCERON
FRANCK
PEILLOT
DOMINIQUE
TERZIAN
KAREM
LAOUINI
MICHEL
MARCONE
ALEXANDRE
LE VAILLANT
LUCIANO
GATTI
THIERRY
NAVARRO
Table 5 :
MAXIME
ROUILLOT
GONZALO
SAENZ PECO
KARIM
GABRILLARGUES
LAURENT
GUYON DE MONTLIVAULT
KARIM
ABDELMOUMENE
CLAUDIO ANDRE
PEIXOTO DE OLIVEIRA
ERWANN
PECHEUX
EMMANUEL
TERRAZZONI
Table 6 :
OMAR
ELIAS
HERVE
PETITDEMANGE
FREDERIC
MONVOISIN
HAKIM
CHNIYAT
SOUPHANNARO
NOR
GIOVANNI
ROSADONI
GILLES
HUET
OUAJDI MOHAMED
MIMOUNI
.
Chipcount total :
FABIEN
MAUREL
414400
RAFFAELE
SUPPA
327500
NICOLAS
LE FLOCH
310000
JEAN LAURENT
COMPARETTO
297100
KARIM
GABRILLARGUES
249800
THIERRY
NAVARRO
198600
SALAH
AMRAN
176400
SANDRINE
WILHELM
175900
JEREMIE MAXIME
BENETEAU
171600
DAVID
MONIN
165000
JULIEN
PAQUET
163100
CARLO
TREU
162200
MEHDI
DHOUIMER
158000
FABIEN
MOTTE
156700
GERALD
SOLDERMANN
155600
KEVIN
DANNEVILLE
150000
RUDY
HADJEDJ
148100
FRANCOIS
MUNOZ
126700
NICOLAS
MERCERON
122300
ABDELKADER
MEDJAHED
120000
OLIVIER
CAITUCOLI
119700
THIERRY
LELOUCHE
117000
AURELIE EMILIE SYLVIE
QUELAIN
116300
CHRISTOPHE
DARTAGNAN
111600
GABRIEL
GUSETOIU
109900
ALEXANDRE
DJEMA
96800
STEPHANE
HANKEN
95800
GILLES
SPINELLI
92000
GIOVANNI
ROSADONI
90400
JEAN
GIANOTTI
87100
HAKIM
CHNIYAT
79700
OUAJDI MOHAMED
MIMOUNI
77000
PATRICK
COSTANZO
75800
MARJOLAINE
FIGINI
75200
LUCIANO
GATTI
73700
GREGORY ANTHONY
LUTTKE GRECH
70000
MICHEL
ORSINI
69900
FRANCK
GILBERTON
67000
JEAN
COLTELLONI
64000
NICOLAS
FENEUX
53300
PATRICK
LA TONA
51400
OLIVIER
FAURE
50900
ERWANN
PECHEUX
50800
CHRISTIAN
TINTI
50700
FLORENCE
MAZET
48600
FRANCOIS
LAFLEUR
37000
FLORIAN
BECKER
36800
TRISTAN
DOSIK
34800
OLIVIER CHARLES EDOUARD
PARIS
25600
ENZO
VOLPE
15900
Rendez vous à 13h pour le début de ce Day 3 qui s’annonce palpitant, avec dans les premières heure l’entrée dans l’argent de 44 joueurs puis quelques heures plus tard la table finale !
C’était prévu, et le début de journée (qui va donc accueillir les deux dernier Day 1 du Main Event de la finale WiPT) du vendredi 4 avril a tenu toutes ses promesses : foule en continu, re-entry intempestifs pour avoir le droit de continuer à rêver de l’épée réservée au vainqueur, qui sera adoubé lundi dans la journée. D’ici là, il faudra manoeuvrer au milieu des cartes comme au milieu des files d’attente de nouveaux entrants. Plus de 1100 inscrits, déjà, pour ce Day 1e, et un petit tour de salle signé Jules Pochy, en quête de visages connus (Almira Skripchenko, en Une) et inconnus.
Les salles ne désemplissent pas, en attendant de pouvoir s’asseoir au Day 1e
La streameuse Lyegaia et son élégance naturelle
Davidi Kitai, incontournable
Rémy Biechel, élu joueur préféré du stand presse des plus de quarante ans
Fred Musa, animateur de Planète Rap et WIP régulier
Slimane Mamèche, et son sourire franc illuminent la table
Petit à petit, le field se rapproche « de l’argent ». Une obsession pour ces milliers de joueuses et joueurs qui se déplacent parfois depuis l’autre bout de la France afin de s’offrir un shot au prizepool juteux proposé par ce tournoi à seulement 500€ ? Pas certain, ou en tout cas, pas obligatoirement pour tout le monde. L’obsessions d’entrer dans l’argent (souvent pour un gain marginal, à moins d’atteindre le Top 20 du tournoi, surtout lorsqu’on a mis plusieurs bullets dans le tournoi, jusqu’à sept pour les plus opiniâtres) relève plus du défi personnel —inscrire sa première ou son énième ligne HendonMob, raconter à ses amis son run avant son badbeat qui met une halte définitive à tout rêve d’argent et de gloire— que d’un plan de carrière. Les pros, on le sait, sont de moins en moins présents dans les fields de poker, ce jeu de hasard et de talent (dans l’ordre inversé) étant devenu pour beaucoup un loisir, une récréation, une parenthèse qu’il faut garder enchantée.
Rien de plus frustrant pour un joueur, en effet, que de ne pouvoir jouer ; au piquet, pour celui qui s’interdit de jeu comme pour celui qui y est tricard du boléro. En montant le long escalator qui amène au premier étage du Pasino Grand d’Aix-en-Provence, on glisse lentement, dans le brouhaha des jetons et des files de joueurs en attente d’un siège, au beau milieu des fanions qui ornent les murs, célébrant vainqueurs et héros du Winamax Poker Tour au fil des années. Parmi les visages en gros plan, cadrés serrés, une seule photo de groupe : celle de la « Team Big Roger », victorieuse en 2013 du seul tournoi par équipe proposé lors de ces festivals. Sur l’affiche, trois visages souriants, ceux de Stéphane Bazin (depuis très rare sur le circuit poker), Antonin Teisseire (omniprésent lors des tournois du sud-est de la France et sur le circuit Partouche) et Roger « Big » Hairabedian. Ce dernier, nous en avons déjà parlé in extenso lors d’une plongée tête la première dans son éternelle télé-(ir)réalité qu’il autoproduit chaque jour ses réseaux sociaux, annonce son éternel come-back. Mais ses courbes émotionnelles, tout aussi ascendantes que descendantes, ont rendu l’opération de plus en plus délicate. Chaque espoir s’ouvre teinté d’une seule crainte pour l’observateur empathique : que rien ne voie le jour, que tout s’effondre avant d’avoir été monté, voire simplement esquissé.
On ne croisera pas Roger Hairabedian à Aix-en-Provence au WiPT 2025. Contempteur du online, ce n’est pas pour cette raison qu’il aura décidé de skip un large field comme il les aime ; il est tout bêtement interdit de tous les casinos Partouche. L’homme a du talent —il en a toujours eu et, peu importe les années qui passent, il sait signer quelques places dans les casinos qui l’accueillent encore, comme le Circus à Paris— mais aussi celui de se mettre à dos la terre entière, avec quelques obsessions à la clé en sus. On ne sait jamais vraiment, dans les nébuleux rebondissements qui peuplent ses dérives intimes, quelles sont les véritables raisons de ces interdictions de casino, fâcheries diverses et vendetta en ligne. Peut-être, finalement, n’est-ce d’ailleurs pas la question principale…
« Les centaines de choses que l’on a faites de travers dans la vie. Pas forcément à dessein : elles ont pu se produire par stupidité, maladresse, inconscience, par mégarde, pure connerie, sans arrière-pensée« , lisait-on justement à quelques minutes du coup d’envoi du Day 1E en incipit d’un roman sublime, Jours blancs (Jeroen Brouwers, 2013), sous le regard étincelant du Big Roger gagnant d’il y a une décennie. Le regard, depuis, s’est fait plus dur —parfois lucide, parfois désespéré, souvent encore joueur. « Il arrive qu’un souvenir insupportable s’en échappe, et pénètre soudain votre cerveau, pareil à un cambrioleur qui vous jette une corde à piano autour du cour, et nous serre la gorge. » Le souvenir de la victoire, de la gloire et de l’argent étrange ainsi au quotidien ceux qui ont connu de telles cimes ; la respiration de ce millier d’anonymes qui se presse sur l’escalator menant à la table de tournoi n »est que régularité et stress positif.
Que faire, lorsqu’on ne peut plus jouer ? Lorsqu’on vit à distance les grands évènements sans, parfois, ne pouvoir y participer ? A l’époque de champions sublimes comme Stu Ungar, c’était la brokitude qui interdisait toute action. Dans sa biographie, écrite par Nolan Dalla (Joueur né, 2008), l’ancien champion du monde tourne en rond, imaginant les caves s’envoyer en l’air pendant que lui rumine dans sa chambre d’hôtel miteuse du Gold Coast, à Las Vegas. En 2025, Roger Hairabedian a inventé d’autres expédients, intronisant à quelques semaines des grandes compétitions de l’année (WiPT, WSOPC, WSOP Vegas) une joueuse inconnue, Céline « Douceur » Beauchamp, 716$ au compteur de sa page HendonMob. Aux antipodes, donc, de Roger Hairabedian, 11ème joueur all time français et ses quelques 5 500 000$ de gain. On imagine, assez simplement, un contral moral de stacking avec celle qu’il estime « prête à faire de grandes choses dans le poker », sans en connaître plus de détails.
A la hargne et la grinta du parrain Hairabedian, succèderait donc la « douceur » de sa néo-protégée, Céline Beauchamp, qui a cette double tâche muette d’adoucir l’image du mentor et d’aller chercher la gagne là où les portes lui sont désormais fermées. Croisée par hasard à table lors du Day 1C de la finale du WiPT, on ne lui aura pas porté chance, puisqu’elle va sauter quelques secondes plus tard du tournoi principal. Si l’argent et la gloire médiatique sont au choix les deux mamelles qui sous-tendent le monde depuis l’époque pas si révolue de Jean Yanne (pour les plus jeunes, réalisateur & acteur anar-libertarien des années soixante), vivre par procuration le jeu, ses frissons et ses enjeux narcissiques, semble relever d’un lent supplice qu’on ne saurait conseiller à ses pires ennemis. Comment continuer à être, lorsqu’on a été ? Parmi la foule qui s’amasse au fur et à mesure que nous écrivons ces lignes, il y a sûrement dans cet horizon de rêves flottants au-dessus de chaque siège bien des nuances de fantasmes : l’action, le fun, la légende, la victoire et même la perte. Rien ne va plus, faites vos jeux.
Avec plus de 1000 entrées cumulées sur les Day 1c et 1D, la montée en puissance de la finale du WiPT n’a pas déçu les observateurs : salle comble, aucune attente, bonne humeur omniprésente – c’est le sans faute absolu aussi bien en local grâce au staff du Pasino Grand que du côté des équipes Texapoker et Winamax. La journée s’est finie tard dans la nuit et on a vu, entre autres, le WIP Moundir passer haut la main la journée, avec un beau tapis. Découvrez le chipcount des joueurs ITM et qualifiés pour le Day 2 ici