Un head’s up de courte durée à donné la gagne à Bernard Sultant ! En effet après la sortie brutale de Dean Taibi, le head’s up a débuté et sur la première main, c’est Salah Amran qui attaque le coup payé par Bernard et il découvrent le flop [4s] [kd] [6d] ou Salah continue l’agression puis sur la turn [7d] il poursuit à 1 000 000 de jetons, mais sur la river [6c] c’est Bernard qui décide de mettre Salah à tapis qui va payer après un temp d’hésitation en montrant [ks] [jh] , il s’incline face a [6h] [5c] pour le brelan chez Bernard !
Pour son deuxième tournoi Live et donc sa tout première table finale Bernard Sultant s’impose sur le BPT Nice pour la somme de 32 350€ !
Bernard Sultant seul
Bernard Sultant accompagné de Lucille Denos et Jean Luc Zizzo
Avec toute la famille
Ce BPT Deepstack de Nice se termine donc avec 345 entrants sur le main event et surtout de belles histoires !
La première est la troisième table finale consécutive de Emmanuel Terrazzoni, un exploit jamais égalé. Nicolas Le Floch lui aussi signe sa troisième table finale en terminant 5ème il ne réalise pas de doublé mais une belle performance tout de même.
Nous avons aperçu du beau monde avec des champions du monde, des team pro mais au final c’est bel et bien un joueur amateur qui l’emporte ce qui fait toute la beauté de notre passion.
Rappel des places payés :
Vainqueur
Bernard Sultant
32 350,00 €
Runner Up
Salah Amran
21 050,00 €
3ème
Dean Taibi
13 710,00 €
4ème
Nicolas Merceron
9 690,00 €
5ème
Nicolas Le Floch
7 560,00 €
6ème
Claudio Peixoto
6 160,00 €
7ème
Julien Cesarini
5 100,00 €
8ème
Emmanuel Terrazzoni
4 310,00 €
9ème
Cherif Zermiche
3 780,00 €
10ème
Sandrine Wilhelm
3 330,00 €
11ème
Bernard Sultan
3 020,00 €
12ème
Gonzalo Peco
2 730,00 €
13ème
Raffaele Suppa
2 460,00 €
14ème
Luciano Gatty
2 460,00 €
15ème
Dominique Terzian
2 460,00 €
16ème
Charles Toracca
2 210,00 €
17ème
Hakim Chniyat
2 210,00 €
18ème
Eric Lagrange
2 210,00 €
19ème
Johann Greboval
2 000,00 €
20ème
Gilles Huet
2 000,00 €
21ème
Simeone Vulliet
2 000,00 €
22ème
Jean Pierre Didier
1 815,00 €
23ème
Laurent Guyon de Montlivaut
1 815,00 €
24ème
Alexandre Le Vaillant
1 815,00 €
25ème
Arnaud Boutin
1 655,00 €
26ème
Kevin Danneville
1 655,00 €
27ème
Omar Elias
1 655,00 €
28ème
Souphannaro Nor
1 525,00 €
29ème
Karim Abdelmoumene
1 525,00 €
30ème
Frederic Terrin
1 525,00 €
31ème
Aram Papazian
1 420,00 €
32ème
Frederic Malet
1 420,00 €
33ème
Mohamed Mimouni
1 420,00 €
34ème
Olivier Sintes
1 330,00 €
35ème
Anthony Luttke
1 330,00 €
36ème
Giovanni Rosadoni
1 330,00 €
37ème
Michel Marcone
1 245,00 €
38ème
Philippe Chavant
1 245,00 €
39ème
Frederic Monvoisin
1 245,00 €
40ème
Claude Somajini
1 180,00 €
41ème
Karim Gabrillargues
1 180,00 €
42ème
Thierry Lelouche
1 180,00 €
43ème
Franck Peillot
1 145,00 €
44ème
Jean Gianotti
1 145,00 €
.
En marge du Main Event se tenait le Masters 1000 qui après deux jours de tournoi a vu la victoire de Christophe Bouziane pour 12 300€ !
Vainqueur : Christophe Bouziane: 12 300€
Runner Up : Neal Lachmany : 7610€
3ème : Jean Claude Loustau : 5300€
4ème : Jessica Drissi : 4110€
5ème : Marc Chahmirian 3512€
C’était prévu, et le début de journée (qui va donc accueillir les deux dernier Day 1 du Main Event de la finale WiPT) du vendredi 4 avril a tenu toutes ses promesses : foule en continu, re-entry intempestifs pour avoir le droit de continuer à rêver de l’épée réservée au vainqueur, qui sera adoubé lundi dans la journée. D’ici là, il faudra manoeuvrer au milieu des cartes comme au milieu des files d’attente de nouveaux entrants. Plus de 1100 inscrits, déjà, pour ce Day 1e, et un petit tour de salle signé Jules Pochy, en quête de visages connus (Almira Skripchenko, en Une) et inconnus.
Les salles ne désemplissent pas, en attendant de pouvoir s’asseoir au Day 1e
La streameuse Lyegaia et son élégance naturelle
Davidi Kitai, incontournable
Rémy Biechel, élu joueur préféré du stand presse des plus de quarante ans
Fred Musa, animateur de Planète Rap et WIP régulier
Slimane Mamèche, et son sourire franc illuminent la table
Petit à petit, le field se rapproche « de l’argent ». Une obsession pour ces milliers de joueuses et joueurs qui se déplacent parfois depuis l’autre bout de la France afin de s’offrir un shot au prizepool juteux proposé par ce tournoi à seulement 500€ ? Pas certain, ou en tout cas, pas obligatoirement pour tout le monde. L’obsessions d’entrer dans l’argent (souvent pour un gain marginal, à moins d’atteindre le Top 20 du tournoi, surtout lorsqu’on a mis plusieurs bullets dans le tournoi, jusqu’à sept pour les plus opiniâtres) relève plus du défi personnel —inscrire sa première ou son énième ligne HendonMob, raconter à ses amis son run avant son badbeat qui met une halte définitive à tout rêve d’argent et de gloire— que d’un plan de carrière. Les pros, on le sait, sont de moins en moins présents dans les fields de poker, ce jeu de hasard et de talent (dans l’ordre inversé) étant devenu pour beaucoup un loisir, une récréation, une parenthèse qu’il faut garder enchantée.
Rien de plus frustrant pour un joueur, en effet, que de ne pouvoir jouer ; au piquet, pour celui qui s’interdit de jeu comme pour celui qui y est tricard du boléro. En montant le long escalator qui amène au premier étage du Pasino Grand d’Aix-en-Provence, on glisse lentement, dans le brouhaha des jetons et des files de joueurs en attente d’un siège, au beau milieu des fanions qui ornent les murs, célébrant vainqueurs et héros du Winamax Poker Tour au fil des années. Parmi les visages en gros plan, cadrés serrés, une seule photo de groupe : celle de la « Team Big Roger », victorieuse en 2013 du seul tournoi par équipe proposé lors de ces festivals. Sur l’affiche, trois visages souriants, ceux de Stéphane Bazin (depuis très rare sur le circuit poker), Antonin Teisseire (omniprésent lors des tournois du sud-est de la France et sur le circuit Partouche) et Roger « Big » Hairabedian. Ce dernier, nous en avons déjà parlé in extenso lors d’une plongée tête la première dans son éternelle télé-(ir)réalité qu’il autoproduit chaque jour ses réseaux sociaux, annonce son éternel come-back. Mais ses courbes émotionnelles, tout aussi ascendantes que descendantes, ont rendu l’opération de plus en plus délicate. Chaque espoir s’ouvre teinté d’une seule crainte pour l’observateur empathique : que rien ne voie le jour, que tout s’effondre avant d’avoir été monté, voire simplement esquissé.
On ne croisera pas Roger Hairabedian à Aix-en-Provence au WiPT 2025. Contempteur du online, ce n’est pas pour cette raison qu’il aura décidé de skip un large field comme il les aime ; il est tout bêtement interdit de tous les casinos Partouche. L’homme a du talent —il en a toujours eu et, peu importe les années qui passent, il sait signer quelques places dans les casinos qui l’accueillent encore, comme le Circus à Paris— mais aussi celui de se mettre à dos la terre entière, avec quelques obsessions à la clé en sus. On ne sait jamais vraiment, dans les nébuleux rebondissements qui peuplent ses dérives intimes, quelles sont les véritables raisons de ces interdictions de casino, fâcheries diverses et vendetta en ligne. Peut-être, finalement, n’est-ce d’ailleurs pas la question principale…
« Les centaines de choses que l’on a faites de travers dans la vie. Pas forcément à dessein : elles ont pu se produire par stupidité, maladresse, inconscience, par mégarde, pure connerie, sans arrière-pensée« , lisait-on justement à quelques minutes du coup d’envoi du Day 1E en incipit d’un roman sublime, Jours blancs (Jeroen Brouwers, 2013), sous le regard étincelant du Big Roger gagnant d’il y a une décennie. Le regard, depuis, s’est fait plus dur —parfois lucide, parfois désespéré, souvent encore joueur. « Il arrive qu’un souvenir insupportable s’en échappe, et pénètre soudain votre cerveau, pareil à un cambrioleur qui vous jette une corde à piano autour du cour, et nous serre la gorge. » Le souvenir de la victoire, de la gloire et de l’argent étrange ainsi au quotidien ceux qui ont connu de telles cimes ; la respiration de ce millier d’anonymes qui se presse sur l’escalator menant à la table de tournoi n »est que régularité et stress positif.
Que faire, lorsqu’on ne peut plus jouer ? Lorsqu’on vit à distance les grands évènements sans, parfois, ne pouvoir y participer ? A l’époque de champions sublimes comme Stu Ungar, c’était la brokitude qui interdisait toute action. Dans sa biographie, écrite par Nolan Dalla (Joueur né, 2008), l’ancien champion du monde tourne en rond, imaginant les caves s’envoyer en l’air pendant que lui rumine dans sa chambre d’hôtel miteuse du Gold Coast, à Las Vegas. En 2025, Roger Hairabedian a inventé d’autres expédients, intronisant à quelques semaines des grandes compétitions de l’année (WiPT, WSOPC, WSOP Vegas) une joueuse inconnue, Céline « Douceur » Beauchamp, 716$ au compteur de sa page HendonMob. Aux antipodes, donc, de Roger Hairabedian, 11ème joueur all time français et ses quelques 5 500 000$ de gain. On imagine, assez simplement, un contral moral de stacking avec celle qu’il estime « prête à faire de grandes choses dans le poker », sans en connaître plus de détails.
A la hargne et la grinta du parrain Hairabedian, succèderait donc la « douceur » de sa néo-protégée, Céline Beauchamp, qui a cette double tâche muette d’adoucir l’image du mentor et d’aller chercher la gagne là où les portes lui sont désormais fermées. Croisée par hasard à table lors du Day 1C de la finale du WiPT, on ne lui aura pas porté chance, puisqu’elle va sauter quelques secondes plus tard du tournoi principal. Si l’argent et la gloire médiatique sont au choix les deux mamelles qui sous-tendent le monde depuis l’époque pas si révolue de Jean Yanne (pour les plus jeunes, réalisateur & acteur anar-libertarien des années soixante), vivre par procuration le jeu, ses frissons et ses enjeux narcissiques, semble relever d’un lent supplice qu’on ne saurait conseiller à ses pires ennemis. Comment continuer à être, lorsqu’on a été ? Parmi la foule qui s’amasse au fur et à mesure que nous écrivons ces lignes, il y a sûrement dans cet horizon de rêves flottants au-dessus de chaque siège bien des nuances de fantasmes : l’action, le fun, la légende, la victoire et même la perte. Rien ne va plus, faites vos jeux.
Avec plus de 1000 entrées cumulées sur les Day 1c et 1D, la montée en puissance de la finale du WiPT n’a pas déçu les observateurs : salle comble, aucune attente, bonne humeur omniprésente – c’est le sans faute absolu aussi bien en local grâce au staff du Pasino Grand que du côté des équipes Texapoker et Winamax. La journée s’est finie tard dans la nuit et on a vu, entre autres, le WIP Moundir passer haut la main la journée, avec un beau tapis. Découvrez le chipcount des joueurs ITM et qualifiés pour le Day 2 ici