Ils étaient 219 à se retrouver pour le Day 2 de ce Sismix et dès 12h l’organisation annonce 107 payés !
112 joueurs ne sont pas entrés dans l’argent avec notamment les chipleader des Day 1 Salif Dia, Khalid Rezki, mais également des têtes bien connues comme Guillaume Darcourt, Michel Abecassis, Ronan Monfort, Nicolas Chapuis, Guillaume Diaz, Jon Garde, Nicolas Proust, Ludovic Riehl et pour finir Flavien Guenan aux portes de l’argent.
Puis en 109ème position, c’est l’aventurier Moudir qui s’est incliné face à Camel Meriem et quelques minutes plus tard, Farid Azarkan lui payera le tapis de Jerome Sgorrano sur une turn pour découvrir[9h] [7h] chez Jerome en étant largement devant avec ses Dames en main, mais la river [td] l’enverra dans le rail en 108ème position libérant ainsi les 107 joueurs restant qui sont entré dans l’argent.
Farid Azarkan bubble boy du Sismix
Derrière cette bulle c’est 74 joueurs qui sont entrés dans l’argent avec notamment :
34ème
Jessy
Marillaud
24 000,00MAD
2 400,00 €
35ème
Marijo
24 000,00MAD
2 400,00 €
36ème
Maxime
Chilaud
20 000,00MAD
2 000,00 €
37ème
Dominique
Terzian
20 000,00MAD
2 000,00 €
38ème
Cyril
FABRE
20 000,00MAD
2 000,00 €
39ème
Samuel
TOUFAN MORADI
20 000,00MAD
2 000,00 €
40ème
Reda
SAHIAOUI
20 000,00MAD
2 000,00 €
41ème
Hassan
LAMZARIKI
20 000,00MAD
2 000,00 €
42ème
Dimitri
POCHERON
17 000,00MAD
1 700,00 €
43ème
Jean – François
ROSSELOT
17 000,00MAD
1 700,00 €
44ème
Romain
NARDIN
17 000,00MAD
1 700,00 €
45ème
Said
EL YOUSFI
17 000,00MAD
1 700,00 €
46ème
Pierre
CLAES
17 000,00MAD
1 700,00 €
47ème
Nicolas
OLIVIER
17 000,00MAD
1 700,00 €
48ème
Karim
AROUDJ
14 500,00MAD
1 450,00 €
49ème
Steven
PROUTEAU
14 500,00MAD
1 450,00 €
50ème
Smain
MAMOUNI
14 500,00MAD
1 450,00 €
51ème
El Mostafa
EDEROUA
14 500,00MAD
1 450,00 €
52ème
Muriel
GOMEZ ARAGON
14 500,00MAD
1 450,00 €
53ème
Franck
GOUDAL
14 500,00MAD
1 450,00 €
54ème
Ferhat
YILMAZ
14 500,00MAD
1 450,00 €
55ème
Gontzal
MONTEAGUDO AGUINAGA
14 500,00MAD
1 450,00 €
56ème
Vincent
MANSOUR
14 500,00MAD
1 450,00 €
57ème
Axel
BESNARD
14 500,00MAD
1 450,00 €
58ème
Marouane
CHAMILE
14 500,00MAD
1 450,00 €
59ème
Luke
MC INTYRE
14 500,00MAD
1 450,00 €
60ème
Mickael
BIGATTI
12 500,00MAD
1 250,00 €
61ème
Laura
GALLARDO
12 500,00MAD
1 250,00 €
62ème
Samuel
CHARTIER
12 500,00MAD
1 250,00 €
63ème
Jean-Pierre
GRAND MOURSEL
12 500,00MAD
1 250,00 €
64ème
Jean-Joseph
HUBSCHMANN
12 500,00MAD
1 250,00 €
65ème
Christophe
CHARLET
12 500,00MAD
1 250,00 €
66ème
Cedric
PAYEN
12 500,00MAD
1 250,00 €
67ème
Mahmoud
CHAHROUR
12 500,00MAD
1 250,00 €
68ème
Aiman
EL HAFIZ DE PABLO
12 500,00MAD
1 250,00 €
69ème
Dimitri
HALLIEZ
12 500,00MAD
1 250,00 €
70ème
Bart
LYABERT
12 500,00MAD
1 250,00 €
71ème
Benjamin
BLASCO
12 500,00MAD
1 250,00 €
72ème
Moetaz
EL SAYED
11 000,00MAD
1 100,00 €
73ème
Kevin
DROZ
11 000,00MAD
1 100,00 €
74ème
Sébastien
GAUDE
11 000,00MAD
1 100,00 €
75ème
Abedel
DOUAIR
11 000,00MAD
1 100,00 €
76ème
Jérôme
BARRE
11 000,00MAD
1 100,00 €
77ème
Ludwin
WALPOLE
11 000,00MAD
1 100,00 €
78ème
Sonny
FRANCO
11 000,00MAD
1 100,00 €
79ème
Jimmy
CATTIAUX
11 000,00MAD
1 100,00 €
80ème
Juan Antonio
SIERRA
11 000,00MAD
1 100,00 €
81ème
Valentin
DEVOOGHT
11 000,00MAD
1 100,00 €
82ème
Luigi
MACALUSO
11 000,00MAD
1 100,00 €
83ème
Florent
LE NEILLON
11 000,00MAD
1 100,00 €
84ème
Georges
AJZENBERG
11 000,00MAD
1 100,00 €
85ème
Paul
ANDRADE DE ALMEIDA
11 000,00MAD
1 100,00 €
86ème
Pamela
GRAFFOUILLERE
11 000,00MAD
1 100,00 €
87ème
Nicolas
TOMAIC
11 000,00MAD
1 100,00 €
88ème
Mohamed
KEDDARI
11 000,00MAD
1 100,00 €
89ème
Cyrille
JOUAN
11 000,00MAD
1 100,00 €
90ème
Didier
LERENDU
10 000,00MAD
1 000,00 €
91ème
Laurent
LAVIGE AZOULAY
10 000,00MAD
1 000,00 €
92ème
Steven
MAIFFREDY
10 000,00MAD
1 000,00 €
93ème
Abdelhadi
KONDAH
10 000,00MAD
1 000,00 €
94ème
Pierre
CALAMUSA
10 000,00MAD
1 000,00 €
95ème
Julien
BIERSSE
10 000,00MAD
1 000,00 €
96ème
Stephane
SAID
10 000,00MAD
1 000,00 €
97ème
Benoit
PRIVEL
10 000,00MAD
1 000,00 €
98ème
Mickael
DELCAMBRE
10 000,00MAD
1 000,00 €
99ème
Johan
GUILBERT
10 000,00MAD
1 000,00 €
100ème
Benoit
MERIC
10 000,00MAD
1 000,00 €
101ème
Emmanuel
SEIVERT
10 000,00MAD
1 000,00 €
102ème
Houssine
EL OTMANI
10 000,00MAD
1 000,00 €
103ème
Francisco
10 000,00MAD
1 000,00 €
104ème
Yves
MAISON
10 000,00MAD
1 000,00 €
105ème
Jeremy
MAYEUR
10 000,00MAD
1 000,00 €
106ème
Guillaume
ERLENBACH
10 000,00MAD
1 000,00 €
107ème
Loic
VIRAPIN-APOU
10 000,00MAD
1 000,00 €
Ils seront donc 33 joueurs au Day 3 avec Romain Chauvassagne qui arrivera en tête pour la dernière journée de tournoi :
Avec 1 310 000 jetons il termine de peu en tête puisque en embuscade, nous retrouvons :
Paul Bertac avec 1 300 000 jetons !
Sur la dernière main de la journée, c’est Jessy Marillaud qui a été victime du chipleader ! Avec 78 il tombe face à 44 chez Romain mais le board amène 66824 pour donner le full à Romain et sortir Jessy en 34ème place pour son deuxième ITM sur ses deux participations au Sismix.
Demain nous retrouverons :
Brian Benhamou en short stack officiel, les Team Pro Winamax Bruno Lopes et Adrien Guyon, Ivan Deyra, Sylvain Loosli, Camel Meriem, Yves Rolland, Jerome Sgorrano, Corentin Ropert, Loic Alexandroff, Roger Di Maria, Sylvain Foissard, Matthieu Laurent, Gerard Mata et la seule féminine encore en course Aurelie Quelain !
C’était prévu, et le début de journée (qui va donc accueillir les deux dernier Day 1 du Main Event de la finale WiPT) du vendredi 4 avril a tenu toutes ses promesses : foule en continu, re-entry intempestifs pour avoir le droit de continuer à rêver de l’épée réservée au vainqueur, qui sera adoubé lundi dans la journée. D’ici là, il faudra manoeuvrer au milieu des cartes comme au milieu des files d’attente de nouveaux entrants. Plus de 1100 inscrits, déjà, pour ce Day 1e, et un petit tour de salle signé Jules Pochy, en quête de visages connus (Almira Skripchenko, en Une) et inconnus.
Les salles ne désemplissent pas, en attendant de pouvoir s’asseoir au Day 1e
La streameuse Lyegaia et son élégance naturelle
Davidi Kitai, incontournable
Rémy Biechel, élu joueur préféré du stand presse des plus de quarante ans
Fred Musa, animateur de Planète Rap et WIP régulier
Slimane Mamèche, et son sourire franc illuminent la table
Petit à petit, le field se rapproche « de l’argent ». Une obsession pour ces milliers de joueuses et joueurs qui se déplacent parfois depuis l’autre bout de la France afin de s’offrir un shot au prizepool juteux proposé par ce tournoi à seulement 500€ ? Pas certain, ou en tout cas, pas obligatoirement pour tout le monde. L’obsessions d’entrer dans l’argent (souvent pour un gain marginal, à moins d’atteindre le Top 20 du tournoi, surtout lorsqu’on a mis plusieurs bullets dans le tournoi, jusqu’à sept pour les plus opiniâtres) relève plus du défi personnel —inscrire sa première ou son énième ligne HendonMob, raconter à ses amis son run avant son badbeat qui met une halte définitive à tout rêve d’argent et de gloire— que d’un plan de carrière. Les pros, on le sait, sont de moins en moins présents dans les fields de poker, ce jeu de hasard et de talent (dans l’ordre inversé) étant devenu pour beaucoup un loisir, une récréation, une parenthèse qu’il faut garder enchantée.
Rien de plus frustrant pour un joueur, en effet, que de ne pouvoir jouer ; au piquet, pour celui qui s’interdit de jeu comme pour celui qui y est tricard du boléro. En montant le long escalator qui amène au premier étage du Pasino Grand d’Aix-en-Provence, on glisse lentement, dans le brouhaha des jetons et des files de joueurs en attente d’un siège, au beau milieu des fanions qui ornent les murs, célébrant vainqueurs et héros du Winamax Poker Tour au fil des années. Parmi les visages en gros plan, cadrés serrés, une seule photo de groupe : celle de la « Team Big Roger », victorieuse en 2013 du seul tournoi par équipe proposé lors de ces festivals. Sur l’affiche, trois visages souriants, ceux de Stéphane Bazin (depuis très rare sur le circuit poker), Antonin Teisseire (omniprésent lors des tournois du sud-est de la France et sur le circuit Partouche) et Roger « Big » Hairabedian. Ce dernier, nous en avons déjà parlé in extenso lors d’une plongée tête la première dans son éternelle télé-(ir)réalité qu’il autoproduit chaque jour ses réseaux sociaux, annonce son éternel come-back. Mais ses courbes émotionnelles, tout aussi ascendantes que descendantes, ont rendu l’opération de plus en plus délicate. Chaque espoir s’ouvre teinté d’une seule crainte pour l’observateur empathique : que rien ne voie le jour, que tout s’effondre avant d’avoir été monté, voire simplement esquissé.
On ne croisera pas Roger Hairabedian à Aix-en-Provence au WiPT 2025. Contempteur du online, ce n’est pas pour cette raison qu’il aura décidé de skip un large field comme il les aime ; il est tout bêtement interdit de tous les casinos Partouche. L’homme a du talent —il en a toujours eu et, peu importe les années qui passent, il sait signer quelques places dans les casinos qui l’accueillent encore, comme le Circus à Paris— mais aussi celui de se mettre à dos la terre entière, avec quelques obsessions à la clé en sus. On ne sait jamais vraiment, dans les nébuleux rebondissements qui peuplent ses dérives intimes, quelles sont les véritables raisons de ces interdictions de casino, fâcheries diverses et vendetta en ligne. Peut-être, finalement, n’est-ce d’ailleurs pas la question principale…
« Les centaines de choses que l’on a faites de travers dans la vie. Pas forcément à dessein : elles ont pu se produire par stupidité, maladresse, inconscience, par mégarde, pure connerie, sans arrière-pensée« , lisait-on justement à quelques minutes du coup d’envoi du Day 1E en incipit d’un roman sublime, Jours blancs (Jeroen Brouwers, 2013), sous le regard étincelant du Big Roger gagnant d’il y a une décennie. Le regard, depuis, s’est fait plus dur —parfois lucide, parfois désespéré, souvent encore joueur. « Il arrive qu’un souvenir insupportable s’en échappe, et pénètre soudain votre cerveau, pareil à un cambrioleur qui vous jette une corde à piano autour du cour, et nous serre la gorge. » Le souvenir de la victoire, de la gloire et de l’argent étrange ainsi au quotidien ceux qui ont connu de telles cimes ; la respiration de ce millier d’anonymes qui se presse sur l’escalator menant à la table de tournoi n »est que régularité et stress positif.
Que faire, lorsqu’on ne peut plus jouer ? Lorsqu’on vit à distance les grands évènements sans, parfois, ne pouvoir y participer ? A l’époque de champions sublimes comme Stu Ungar, c’était la brokitude qui interdisait toute action. Dans sa biographie, écrite par Nolan Dalla (Joueur né, 2008), l’ancien champion du monde tourne en rond, imaginant les caves s’envoyer en l’air pendant que lui rumine dans sa chambre d’hôtel miteuse du Gold Coast, à Las Vegas. En 2025, Roger Hairabedian a inventé d’autres expédients, intronisant à quelques semaines des grandes compétitions de l’année (WiPT, WSOPC, WSOP Vegas) une joueuse inconnue, Céline « Douceur » Beauchamp, 716$ au compteur de sa page HendonMob. Aux antipodes, donc, de Roger Hairabedian, 11ème joueur all time français et ses quelques 5 500 000$ de gain. On imagine, assez simplement, un contral moral de stacking avec celle qu’il estime « prête à faire de grandes choses dans le poker », sans en connaître plus de détails.
A la hargne et la grinta du parrain Hairabedian, succèderait donc la « douceur » de sa néo-protégée, Céline Beauchamp, qui a cette double tâche muette d’adoucir l’image du mentor et d’aller chercher la gagne là où les portes lui sont désormais fermées. Croisée par hasard à table lors du Day 1C de la finale du WiPT, on ne lui aura pas porté chance, puisqu’elle va sauter quelques secondes plus tard du tournoi principal. Si l’argent et la gloire médiatique sont au choix les deux mamelles qui sous-tendent le monde depuis l’époque pas si révolue de Jean Yanne (pour les plus jeunes, réalisateur & acteur anar-libertarien des années soixante), vivre par procuration le jeu, ses frissons et ses enjeux narcissiques, semble relever d’un lent supplice qu’on ne saurait conseiller à ses pires ennemis. Comment continuer à être, lorsqu’on a été ? Parmi la foule qui s’amasse au fur et à mesure que nous écrivons ces lignes, il y a sûrement dans cet horizon de rêves flottants au-dessus de chaque siège bien des nuances de fantasmes : l’action, le fun, la légende, la victoire et même la perte. Rien ne va plus, faites vos jeux.
Avec plus de 1000 entrées cumulées sur les Day 1c et 1D, la montée en puissance de la finale du WiPT n’a pas déçu les observateurs : salle comble, aucune attente, bonne humeur omniprésente – c’est le sans faute absolu aussi bien en local grâce au staff du Pasino Grand que du côté des équipes Texapoker et Winamax. La journée s’est finie tard dans la nuit et on a vu, entre autres, le WIP Moundir passer haut la main la journée, avec un beau tapis. Découvrez le chipcount des joueurs ITM et qualifiés pour le Day 2 ici