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[WPO Dublin 2015] Saber Harrazi domine le Day 1A !

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C’est une fin de journée assez longue que nous venons de vivre à Dublin, en effet, sur la dernière main de la journée, c’est Saber Harrazi qui demande 22 700 jetons sur un board : [9h] [ts] [7h] [ad] [6c] à son voisin qui au bout d’une vingtaine de minute va finir par jeter. Mais ce coup résume entièrement la journée de Saber qui n’a pas forcément joué de gros coup mais de petits coups en petits coups il parvient à mettre en sac 274 500 jetons .. Soit plus de 13 fois le stack de départ !

Saber Chipleader

Une journée assez remplie puisque 13 niveaux de 45 minutes ont été joué. Au total ils étaient 336 entrants sur ce Day 1A mais un tiers du field reviendra pour le Day 2 Samedi.

Dans les dernières mains de la journée, c’est Clément Thumy qui a utilisé sa deuxième cartouche mais pas forcement dans le meilleur des sens puisqu’il a perdu ses 70 000 jetons avec un 3bet [as] [kd] payé par son voisin, ils découvrent un flop : [Ah] [6d] [6c] ou il cbet à 7000 mais son voisin raise à 15 000 il paye et sur la turn [8h] , il paye les 21 000 demandé puis paye le restant de son tapis sur la river [jh] river pour découvrir [8s] [6s] en face !

Ils n’ont pas passé le Day 1 : Clément Thumy, Flavien Guenan, Romain Chauvassagne, Aurelien Guiglini, Gaelle Baumann, David Boivert, Steven Moreau, Quentin Lecomte, François Robert, Aurélie Quélain, Adrien Delmas, Moundir, Raymond Santucci, Ludovic Riehl, Clément Giraudo, Sylvain Loosli, Michel Abecassis, Lulu Gainsbourg, Laurent Hadot, Damien Lhommeau !

Et pour Samedi nous retrouverons : Pierre Calamusa, Davidi Kitai, Adrien Guyon, Antonin Teisseire, Ivan Deyra, Timothée Marlin, Corentin Ropert, Mathieu Lamagnere, Olivier Dumont, Louis Linard

Voici le chipcount complet :

HARRAZI SABER 274500
SINKEVICIUS IGNAS 193700
ELFVERING BERNARD 191900
SAADA BENJAMIN 188400
JAAKSON OTT 181400
CHEVALOT ERIC 165600
LEBEAULT LUDOVIC 145700
LELONG FRANCK 139500
BEY ALEXANDRE 138600
KITAI DAVIDI 132700
ROPERT CORENTIN 132600
LAUNAY JEROME 123000
L HOSTIS JEROME 119600
ROCHE OLIVIER 118400
LAMAGNERE MATTHIEU 117000
LEFEBVRE ROMAIN 115700
FABRE FLORIAN 115300
GUYON ADRIEN 114500
COMBE JEAN FRANCOIS 114400
BRENNAN KEITH 113500
MERCERON NICOLAS 111600
MOHAMED ABDIEN NABIL 111400
DUMONT OLIVIER 110900
KIEN MAXENCE 108100
PATRICK CLARKE 105300
CALAMUSA PIERRE 102000
DESNUES NICOLAS 97300
MARLIN TIMOTHEE 92500
DUPRAZ ISABELLE 92400
LORMELET MICHAEL 85800
VOINEA IONUT 84900
AUGE REMI 84700
MALLET GREGORY 83300
LINARD LOUIS 82700
MAITRE AMAURY 78200
THEVENET THIBAUT 75000
GIORDANO ROBERT 74000
BRUCKER DRIEU 73600
MASTERS DAVE 73500
SEFFOUHI MESSAOUD 72800
CHOUVIER LAURA 72600
WALUGA FREDERIC 72100
TEISSEIRE ANTONIN 68900
RAVIER ERIC 67800
JOURDY HUGO 66200
CHILAUD MAXIME 63000
MOTTET CYRIL 62300
LEHMANN ALAIN 60700
DIERKS CHRISTIAN 60400
MULETA PATRICK 59000
EL FASSY JEREMY 57100
BLANC ALEXANDRE 56600
PINCHON ALAIN 56000
FAVENNEC FLORIAN 52900
DE NAS DE TOURRIS GHILAIN 50000
JARGIC STEPHANE 49000
SASTRE-GARAU THEO 46000
SAMADET EDOUARD 45700
MC CORMACK ROBBIE 45500
PAIRO RICHARD 43100
RATAJCZAK ROMUALD 42600
BALLESTEROS AURELIEN 41900
CONTRERAS GERARD 41800
LO IACONO JEAN NOEL 41600
DAMEZ JERRY 41400
BAILLY MAXIME 40700
PAPAZOGLOU THOMAS 38900
COGO ANDREA 37400
ARNOULT JOFFREY 35500
HEROLT YANNICK 35200
BARDE ALAIN 35100
FEVRE THIBAULT 34500
PIERRE MICKAEL 33900
BERTHOD SEBASTIEN 33000
WAMSTER ALAIN 31600
GOURLAIN MATHIEU 28900
MIGNOT LAURENT 28400
JEAN VALENTIN 27000
GOBY FABIEN 26000
BOURG NICOLAS 21500
RABADAN PIERRE 21400
CHARTIER MAX 20600
DEYRA IVAN 20400
GARCIA SEBASTIEN 20000
WATTELET VINCENT 15200
DOWLING CHRISTOPHER 12900
STEPHAN JULIEN 10800

.

Pour ma part, je vous donne rendez vous dès demain à midi pour le début du Day 1B de ce WPO ! Bien entendu nous allons nous reposer de suite pour être dans la meilleure des formes demain !

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[Finale WiPT — Day 1e] Emportés par la foule

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C’était prévu, et le début de journée (qui va donc accueillir les deux dernier Day 1 du Main Event de la finale WiPT) du vendredi 4 avril a tenu toutes ses promesses : foule en continu, re-entry intempestifs pour avoir le droit de continuer à rêver de l’épée réservée au vainqueur, qui sera adoubé lundi dans la journée. D’ici là, il faudra manoeuvrer au milieu des cartes comme au milieu des files d’attente de nouveaux entrants. Plus de 1100 inscrits, déjà, pour ce Day 1e, et un petit tour de salle signé Jules Pochy, en quête de visages connus (Almira Skripchenko, en Une) et inconnus.

 

Les salles ne désemplissent pas, en attendant de pouvoir s’asseoir au Day 1e

La streameuse Lyegaia et son élégance naturelle

Davidi Kitai, incontournable

Rémy Biechel, élu joueur préféré du stand presse des plus de quarante ans

Fred Musa, animateur de Planète Rap et WIP régulier

Slimane Mamèche, et son sourire franc illuminent la table

Pierre Calamusa attend le bon spot

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[Finale WiPT — Journal Off] Moi y’en a vouloir des sous

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Petit à petit, le field se rapproche « de l’argent ». Une obsession pour ces milliers de joueuses et joueurs qui se déplacent parfois depuis l’autre bout de la France afin de s’offrir un shot au prizepool juteux proposé par ce tournoi à seulement 500€ ? Pas certain, ou en tout cas, pas obligatoirement pour tout le monde. L’obsessions d’entrer dans l’argent (souvent pour un gain marginal, à moins d’atteindre le Top 20 du tournoi, surtout lorsqu’on a mis plusieurs bullets dans le tournoi, jusqu’à sept pour les plus opiniâtres) relève plus du défi personnel —inscrire sa première ou son énième ligne HendonMob, raconter à ses amis son run avant son badbeat qui met une halte définitive à tout rêve d’argent et de gloire— que d’un plan de carrière. Les pros, on le sait, sont de moins en moins présents dans les fields de poker, ce jeu de hasard et de talent (dans l’ordre inversé) étant devenu pour beaucoup un loisir, une récréation, une parenthèse qu’il faut garder enchantée.

Rien de plus frustrant pour un joueur, en effet, que de ne pouvoir jouer ; au piquet, pour celui qui s’interdit de jeu comme pour celui qui y est tricard du boléro. En montant le long escalator qui amène au premier étage du Pasino Grand d’Aix-en-Provence, on glisse lentement, dans le brouhaha des jetons et des files de joueurs en attente d’un siège, au beau milieu des fanions qui ornent les murs, célébrant vainqueurs et héros du Winamax Poker Tour au fil des années. Parmi les visages en gros plan, cadrés serrés, une seule photo de groupe : celle de la « Team Big Roger », victorieuse en 2013 du seul tournoi par équipe proposé lors de ces festivals. Sur l’affiche, trois visages souriants, ceux de Stéphane Bazin (depuis très rare sur le circuit poker), Antonin Teisseire (omniprésent lors des tournois du sud-est de la France et sur le circuit Partouche) et Roger « Big » Hairabedian. Ce dernier, nous en avons déjà parlé in extenso lors d’une plongée tête la première dans son éternelle télé-(ir)réalité qu’il autoproduit chaque jour ses réseaux sociaux, annonce son éternel come-back. Mais ses courbes émotionnelles, tout aussi ascendantes que descendantes, ont rendu l’opération de plus en plus délicate. Chaque espoir s’ouvre teinté d’une seule crainte pour l’observateur empathique : que rien ne voie le jour, que tout s’effondre avant d’avoir été monté, voire simplement esquissé.

On ne croisera pas Roger Hairabedian à Aix-en-Provence au WiPT 2025. Contempteur du online, ce n’est pas pour cette raison qu’il aura décidé de skip un large field comme il les aime ; il est tout bêtement interdit de tous les casinos Partouche. L’homme a du talent —il en a toujours eu et, peu importe les années qui passent, il sait signer quelques places dans les casinos qui l’accueillent encore, comme le Circus à Paris— mais aussi celui de se mettre à dos la terre entière, avec quelques obsessions à la clé en sus. On ne sait jamais vraiment, dans les nébuleux rebondissements qui peuplent ses dérives intimes, quelles sont les véritables raisons de ces interdictions de casino, fâcheries diverses et vendetta en ligne. Peut-être, finalement, n’est-ce d’ailleurs pas la question principale…

« Les centaines de choses que l’on a faites de travers dans la vie. Pas forcément à dessein : elles ont pu se produire par stupidité, maladresse, inconscience, par mégarde, pure connerie, sans arrière-pensée« , lisait-on justement à quelques minutes du coup d’envoi du Day 1E en incipit d’un roman sublime, Jours blancs (Jeroen Brouwers, 2013), sous le regard étincelant du Big Roger gagnant d’il y a une décennie. Le regard, depuis, s’est fait plus dur —parfois lucide, parfois désespéré, souvent encore joueur. « Il arrive qu’un souvenir insupportable s’en échappe, et pénètre soudain votre cerveau, pareil à un cambrioleur qui vous jette une corde à piano autour du cour, et nous serre la gorge. » Le souvenir de la victoire, de la gloire et de l’argent étrange ainsi au quotidien ceux qui ont connu de telles cimes ; la respiration de ce millier d’anonymes qui se presse sur l’escalator menant à la table de tournoi n »est que régularité et stress positif.

Que faire, lorsqu’on ne peut plus jouer ? Lorsqu’on vit à distance les grands évènements sans, parfois, ne pouvoir y participer ? A l’époque de champions sublimes comme Stu Ungar, c’était la brokitude qui interdisait toute action. Dans sa biographie, écrite par Nolan Dalla (Joueur né, 2008), l’ancien champion du monde tourne en rond, imaginant les caves s’envoyer en l’air pendant que lui rumine dans sa chambre d’hôtel miteuse du Gold Coast, à Las Vegas. En 2025, Roger Hairabedian a inventé d’autres expédients, intronisant à quelques semaines des grandes compétitions de l’année (WiPT, WSOPC, WSOP Vegas) une joueuse inconnue, Céline « Douceur » Beauchamp, 716$ au compteur de sa page HendonMob. Aux antipodes, donc, de Roger Hairabedian, 11ème joueur all time français et ses quelques 5 500 000$ de gain. On imagine, assez simplement, un contral moral de stacking avec celle qu’il estime « prête à faire de grandes choses dans le poker », sans en connaître plus de détails.

A la hargne et la grinta du parrain Hairabedian, succèderait donc la « douceur » de sa néo-protégée, Céline Beauchamp, qui a cette double tâche muette d’adoucir l’image du mentor et d’aller chercher la gagne là où les portes lui sont désormais fermées. Croisée par hasard à table lors du Day 1C de la finale du WiPT, on ne lui aura pas porté chance, puisqu’elle va sauter quelques secondes plus tard du tournoi principal. Si l’argent et la gloire médiatique sont au choix les deux mamelles qui sous-tendent le monde depuis l’époque pas si révolue de Jean Yanne (pour les plus jeunes, réalisateur & acteur anar-libertarien des années soixante), vivre par procuration le jeu, ses frissons et ses enjeux narcissiques, semble relever d’un lent supplice qu’on ne saurait conseiller à ses pires ennemis. Comment continuer à être, lorsqu’on a été ? Parmi la foule qui s’amasse au fur et à mesure que nous écrivons ces lignes, il y a sûrement dans cet horizon de rêves flottants au-dessus de chaque siège bien des nuances de fantasmes : l’action, le fun, la légende, la victoire et même la perte. Rien ne va plus, faites vos jeux.

(photo : Jules Pochy)

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[Finale WiPT – Day 1c/1d] Grosse affluence et quelques millionaires en jetons

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Avec plus de 1000 entrées cumulées sur les Day 1c et 1D, la montée en puissance de la finale du WiPT n’a pas déçu les observateurs : salle comble, aucune attente, bonne humeur omniprésente – c’est le sans faute absolu aussi bien en local grâce au staff du Pasino Grand que du côté des équipes Texapoker et Winamax. La journée s’est finie tard dans la nuit et on a vu, entre autres, le WIP Moundir passer haut la main la journée, avec un beau tapis. Découvrez le chipcount des joueurs ITM et qualifiés pour le Day 2 ici

 

 

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