623 joueurs se sont retrouvés aujourd’hui pour disputer le Day 1B du WPO !
Ce Day 1B fut l’occasion pour certains d’entrer sur le tournoi une première fois mais pour d’autres, d’utiliser une deuxième voir troisième ou quatrième cartouche pour pouvoir espérer atteindre d’une part le Day 2 ou mieux encore !
Mais ces cartouches supplémentaires n’ont pas été efficaces pour beaucoups d’entre eux à l’image de Moundir, Bruno Lopes, Sylvain Loosli pour citer les grands nom de W ! Par contre Guillaume Diaz, Ludovic Riehl, Michel Abecassis ou encore la toute dernière recrue Aurélie Quélain iront au Day 2 demain !
Un joueur s’est surpassé aujourd’hui pour terminer le day à 250 200 jetons :
Ivan Kalak termine donc derrière Saber Harrazi chipleader du Day 1A avec 274 500 jetons !
Nous aurons donc 258 joueurs demain pour le Day 2. Avec 107 joueurs qui entreront dans l’argent, l’action sera au rendez vous dès 12h !
Chipcount complet :
KALAC IVAN
250200
MALONE EOIN
219100
GLENDROT GLEN
212000
CRILLY DAVID
205000
BESNARD AXEL
199400
CHAUVASSAGNE ROMAIN
187500
DIAZ GUILLAUME
179000
EYCHENNE THOMAS
177300
RIEHL LUDOVIC
174000
ABITBOL RUDY
172300
PANCIAROLA BASTIEN
165600
PHILBERT MATHIEU
144800
DE BARROS JIMMY
142500
MACIA ALBERT
140100
JOSSELIN SAMUEL
139800
MONFORT RONAN
136700
ABBATE NICOLAS
135600
MALLET VINCENT
133400
PHUNG MING
133300
PUYPALAT BRICE
131300
OUVRARD ANTOINE
130600
AINSWORTH JUDE
127000
DRESSLER KAI
125400
GACON NICOLAS
118400
GOMES CEDRIC
116500
HALLER JEAN-LUC
115200
MAUKOLA SAKARI
113100
TRUEICK ALAN
112000
HENAULT LEO
111500
CONNOLLY DECLAN
110000
THEBAUD SEBASTIEN
109700
FRADET DAVY
109600
SWEENEY ANDREW
109100
BRANCO JEREMY
108600
TIMSONET SANDRINE
108500
ROULLET SYLVAIN
107500
GAUTIER REMI
106000
TOROSSIAN NICOLAS
99300
SABARDEIL STEPHANE
98900
TONONI IVAN
98500
ABDEL GALIL TAREK
96300
CIPICCHIA ADRIEN
94900
NADAU TONY
94000
POPS KALLE
93600
GRILLET CEDRIC
92700
ANDERSSON TORGNY
91800
PLAQUET RUDY
91000
DAUGIS ARTURS
90100
DROCHON PIERRE
89500
TISSIER STEPHANE
87500
GRAILLE FRANCK
87000
BRUNAULT MICHAEL
84800
GODAR RAPHAEL
84400
DUPONT OLIVIER
83100
DE TYCHEY DE LA FERTE PREVAL YANN
82500
EOIN MULLEN
81600
SAYED LEGE
81500
SCHOONBROODT MARCEL
81200
DELACROIX CLEMENT
80500
MARTIN-GARCIA AURELIO
80500
BELLEC LIONEL
78300
GELEZIUNAS TOMAS
78300
CODY-LALLY PADRAIGH
77500
LE NIR YANN
77000
BAUBY ALEXIS
74600
BUSTAMANTE XAVIER
73500
LIDDY BRENDAN
73500
MERLIN JULIEN
73500
AUGER TRISTAN
72500
TIGHE CIERAN
72400
BIGEARD JULIEN
71800
LE FLOCH NICOLAS
71400
BOUDAT ANTOINE
71000
DELORME ANTOINE
69500
HUNEL LAURENT
68600
COLOMBIE PIERRE
65900
BARBEAU BASTIEN
64700
BERRIO BUSTO MICAEL
62900
BOURACHOT CEDRIC
61400
GUILBAULT JEREMY
60100
LHOMMEAU DAMIEN
59800
VERGNAT GUILLAUME
59300
AUGROS ANTHONY
58900
DOMENECH LAURENT
58500
LE BOURHIS LOUIS
58200
DUFFY ROBERT
58000
GRANGE ROMAIN
56800
POUTINE MATHIEU
56800
CUQ SIMON
56400
LERENDU DIDIER
55300
SYNNOTT WILLIAM
55200
ONDRA SLEIS
54200
FERANDO-DURFORT JOEL
53700
LASIA MARCO
52200
MOULENE ETIENNE
51600
JUDGE SEAN
49900
CROUAN ALEXANDRE
49000
KAPLAN JEROME
48700
TAURINES UGO
48200
MASSIN FABRICE
47000
QUELAIN AURELIE
46300
GRUMIAUX ARNAUD
45100
DEMOOR KEVIN
45000
MAHOT ROMAIN
44600
HAVERLANDT ROMUALD
44500
BENIER DAVID
43500
SLOPER ZAC
43500
BEVIS PATRICK
43300
MICHOT GAULTIER
43000
PETITJEAN ALEXANDRA
42900
JOHANSSON ANDREAS
42400
COIRAULT ARTHUR
42100
GUIBERT ANTHONY
41900
KRIJNEN HENRICUS
41300
DURVILLE JEAN CHRISTOPHE
41000
LECOMTE QUENTIN
40300
GIGANT PASCAL
40200
FERRACCI JACQUES
40000
RODRIGUEZ JEAN ANTOINE
39900
COGNEE CEDRIC
39800
BARRE BENOIT
39200
LEWIS ROMAIN
38800
GREDY NICOLAS
38700
CORTADAS DAVID
37500
SAUSSAC MAXIME
37500
BALIGNAN XAVIER
37400
ROSSI LAURENT
37200
GODET STEPHANE
37000
LIMIDO JEAN-LOUIS
37000
ZEMMOURI JULIEN
37000
ANDRIUSKA NERIJUS
35800
ABECASSIS MICHEL
35500
LE BRONZE GOULVEN
34500
COSAR JULIEN
33500
DESPRES ROMAIN
33500
MILBUTAS VYTAUTAS
30600
MARTEL FLORENT
29500
HANLON COLM
29200
ROUBAUD JEREMY
28700
MIRASOLA GIOVANNI
28400
BARKER DECLAN
28300
LOPEZ DELATTRE JAUFFREY
28300
LAURENT JOEL
28200
LAUROT ALEXIS
28200
LOIRE JULIEN
25500
COSTELLO DAVID
25000
COURTIN STEPHANE
24800
TRONQUOY DAVID
24300
CARVALHO MICHAEL
24200
AUGUSTIN SYLVAIN
23500
HAMEAU NICOLAS
23500
MAZOUNI JIMMY
23200
KREMER FREDERIC
21200
ROCHE GABRIEL
21100
OXANDABOURE RAMUNTXO
20900
BAILLY MURIEL
20000
CHAPPUIS NICOLAS
20000
JUEN ALBAN
20000
LE GOFF PIERRICK
20000
RONZIER VINCENT
20000
SECHERET VINCENT
20000
MATTON DAVID
19600
CHAIX JULIEN
18900
PARDOUX ROLAND
18200
CAUCHY GAETAN
17000
CLAUDEL ALAIN
16800
MOREL JEROME
16600
NEEL STEPHANE
16600
CHASSANG FRANCK
15200
BARBERA BRUNO
12200
GNIADEK JONATHAN
8000
.
Je vous donne rendez vous demain à 12h pour le début de ce Day 2 qui s’annonce de pure beauté !
C’était prévu, et le début de journée (qui va donc accueillir les deux dernier Day 1 du Main Event de la finale WiPT) du vendredi 4 avril a tenu toutes ses promesses : foule en continu, re-entry intempestifs pour avoir le droit de continuer à rêver de l’épée réservée au vainqueur, qui sera adoubé lundi dans la journée. D’ici là, il faudra manoeuvrer au milieu des cartes comme au milieu des files d’attente de nouveaux entrants. Plus de 1100 inscrits, déjà, pour ce Day 1e, et un petit tour de salle signé Jules Pochy, en quête de visages connus (Almira Skripchenko, en Une) et inconnus.
Les salles ne désemplissent pas, en attendant de pouvoir s’asseoir au Day 1e
La streameuse Lyegaia et son élégance naturelle
Davidi Kitai, incontournable
Rémy Biechel, élu joueur préféré du stand presse des plus de quarante ans
Fred Musa, animateur de Planète Rap et WIP régulier
Slimane Mamèche, et son sourire franc illuminent la table
Petit à petit, le field se rapproche « de l’argent ». Une obsession pour ces milliers de joueuses et joueurs qui se déplacent parfois depuis l’autre bout de la France afin de s’offrir un shot au prizepool juteux proposé par ce tournoi à seulement 500€ ? Pas certain, ou en tout cas, pas obligatoirement pour tout le monde. L’obsessions d’entrer dans l’argent (souvent pour un gain marginal, à moins d’atteindre le Top 20 du tournoi, surtout lorsqu’on a mis plusieurs bullets dans le tournoi, jusqu’à sept pour les plus opiniâtres) relève plus du défi personnel —inscrire sa première ou son énième ligne HendonMob, raconter à ses amis son run avant son badbeat qui met une halte définitive à tout rêve d’argent et de gloire— que d’un plan de carrière. Les pros, on le sait, sont de moins en moins présents dans les fields de poker, ce jeu de hasard et de talent (dans l’ordre inversé) étant devenu pour beaucoup un loisir, une récréation, une parenthèse qu’il faut garder enchantée.
Rien de plus frustrant pour un joueur, en effet, que de ne pouvoir jouer ; au piquet, pour celui qui s’interdit de jeu comme pour celui qui y est tricard du boléro. En montant le long escalator qui amène au premier étage du Pasino Grand d’Aix-en-Provence, on glisse lentement, dans le brouhaha des jetons et des files de joueurs en attente d’un siège, au beau milieu des fanions qui ornent les murs, célébrant vainqueurs et héros du Winamax Poker Tour au fil des années. Parmi les visages en gros plan, cadrés serrés, une seule photo de groupe : celle de la « Team Big Roger », victorieuse en 2013 du seul tournoi par équipe proposé lors de ces festivals. Sur l’affiche, trois visages souriants, ceux de Stéphane Bazin (depuis très rare sur le circuit poker), Antonin Teisseire (omniprésent lors des tournois du sud-est de la France et sur le circuit Partouche) et Roger « Big » Hairabedian. Ce dernier, nous en avons déjà parlé in extenso lors d’une plongée tête la première dans son éternelle télé-(ir)réalité qu’il autoproduit chaque jour ses réseaux sociaux, annonce son éternel come-back. Mais ses courbes émotionnelles, tout aussi ascendantes que descendantes, ont rendu l’opération de plus en plus délicate. Chaque espoir s’ouvre teinté d’une seule crainte pour l’observateur empathique : que rien ne voie le jour, que tout s’effondre avant d’avoir été monté, voire simplement esquissé.
On ne croisera pas Roger Hairabedian à Aix-en-Provence au WiPT 2025. Contempteur du online, ce n’est pas pour cette raison qu’il aura décidé de skip un large field comme il les aime ; il est tout bêtement interdit de tous les casinos Partouche. L’homme a du talent —il en a toujours eu et, peu importe les années qui passent, il sait signer quelques places dans les casinos qui l’accueillent encore, comme le Circus à Paris— mais aussi celui de se mettre à dos la terre entière, avec quelques obsessions à la clé en sus. On ne sait jamais vraiment, dans les nébuleux rebondissements qui peuplent ses dérives intimes, quelles sont les véritables raisons de ces interdictions de casino, fâcheries diverses et vendetta en ligne. Peut-être, finalement, n’est-ce d’ailleurs pas la question principale…
« Les centaines de choses que l’on a faites de travers dans la vie. Pas forcément à dessein : elles ont pu se produire par stupidité, maladresse, inconscience, par mégarde, pure connerie, sans arrière-pensée« , lisait-on justement à quelques minutes du coup d’envoi du Day 1E en incipit d’un roman sublime, Jours blancs (Jeroen Brouwers, 2013), sous le regard étincelant du Big Roger gagnant d’il y a une décennie. Le regard, depuis, s’est fait plus dur —parfois lucide, parfois désespéré, souvent encore joueur. « Il arrive qu’un souvenir insupportable s’en échappe, et pénètre soudain votre cerveau, pareil à un cambrioleur qui vous jette une corde à piano autour du cour, et nous serre la gorge. » Le souvenir de la victoire, de la gloire et de l’argent étrange ainsi au quotidien ceux qui ont connu de telles cimes ; la respiration de ce millier d’anonymes qui se presse sur l’escalator menant à la table de tournoi n »est que régularité et stress positif.
Que faire, lorsqu’on ne peut plus jouer ? Lorsqu’on vit à distance les grands évènements sans, parfois, ne pouvoir y participer ? A l’époque de champions sublimes comme Stu Ungar, c’était la brokitude qui interdisait toute action. Dans sa biographie, écrite par Nolan Dalla (Joueur né, 2008), l’ancien champion du monde tourne en rond, imaginant les caves s’envoyer en l’air pendant que lui rumine dans sa chambre d’hôtel miteuse du Gold Coast, à Las Vegas. En 2025, Roger Hairabedian a inventé d’autres expédients, intronisant à quelques semaines des grandes compétitions de l’année (WiPT, WSOPC, WSOP Vegas) une joueuse inconnue, Céline « Douceur » Beauchamp, 716$ au compteur de sa page HendonMob. Aux antipodes, donc, de Roger Hairabedian, 11ème joueur all time français et ses quelques 5 500 000$ de gain. On imagine, assez simplement, un contral moral de stacking avec celle qu’il estime « prête à faire de grandes choses dans le poker », sans en connaître plus de détails.
A la hargne et la grinta du parrain Hairabedian, succèderait donc la « douceur » de sa néo-protégée, Céline Beauchamp, qui a cette double tâche muette d’adoucir l’image du mentor et d’aller chercher la gagne là où les portes lui sont désormais fermées. Croisée par hasard à table lors du Day 1C de la finale du WiPT, on ne lui aura pas porté chance, puisqu’elle va sauter quelques secondes plus tard du tournoi principal. Si l’argent et la gloire médiatique sont au choix les deux mamelles qui sous-tendent le monde depuis l’époque pas si révolue de Jean Yanne (pour les plus jeunes, réalisateur & acteur anar-libertarien des années soixante), vivre par procuration le jeu, ses frissons et ses enjeux narcissiques, semble relever d’un lent supplice qu’on ne saurait conseiller à ses pires ennemis. Comment continuer à être, lorsqu’on a été ? Parmi la foule qui s’amasse au fur et à mesure que nous écrivons ces lignes, il y a sûrement dans cet horizon de rêves flottants au-dessus de chaque siège bien des nuances de fantasmes : l’action, le fun, la légende, la victoire et même la perte. Rien ne va plus, faites vos jeux.
Avec plus de 1000 entrées cumulées sur les Day 1c et 1D, la montée en puissance de la finale du WiPT n’a pas déçu les observateurs : salle comble, aucune attente, bonne humeur omniprésente – c’est le sans faute absolu aussi bien en local grâce au staff du Pasino Grand que du côté des équipes Texapoker et Winamax. La journée s’est finie tard dans la nuit et on a vu, entre autres, le WIP Moundir passer haut la main la journée, avec un beau tapis. Découvrez le chipcount des joueurs ITM et qualifiés pour le Day 2 ici