C’est parti pour ce Main Event du BPT Lille 2018 !
Assis devant 50 000 jetons de stack, les 110 joueurs présents se sont tous acquittés d’un droit d’entrée de 570€. Ils s’affrontent désormais sur des niveaux de 40 minutes, blind 100/200 pour démarrer (soit 250 BB pour une jolie structure deep).
Alors que Lucille Desnos a rappelé quelques règles avant le coup d’envoi (time de 30 secondes, application des règles TDA 2017, 1 seul re-entry par joueur sur l’ensemble du tournoi, jour 1A et 1B confondus, etc), on a reconnu, qui l’écoutaient sagement parmi l’assistance, StevenMoreau (l’ancien sponso, fidèle à certaines étapes du circuit hexagonal), DamienLhommeau (semi-retraité du poker mais encore sémillant avec sa récente place de finaliste -5ème- du WiPT 2018), BrianBenhamou (9ème de la League BPT 2018 et toujours efficace sur le circuit Barrière, avec 3 places payées sur les étapes 2017), AlainFleurent (un régulier du BPT, qui a fini à une jolie 13ème place lors du dernier BPT à Toulouse), DominikGasser (vainqueur du dernier BPT à Blotzheim en 2017, pour une victoire surprise), NicolasLe Floch (déjà plus de 630 000$ au compteur), Jean-Claude et Marjolaine Loustau (les Bonnie and Clyde du circuit BPT, autant respectés que craints) ou encore Pierre Antoine Quignard (vainqueur du Masters BPT Ribeauvillé cette année).
C’est d’ailleurs Pierre Antoine que l’on retrouve à table pour un premier coup tout en contrôle disputé contre Emerick Mineau. Après avoir floppé top 2 pair sur un flop J 9 2, Quignard cherche à piéger son adversaire, qui avait attaqué gros le coup préflop en position. L’As à la turn semble venir calmer les ardeurs du premier, mais plus étonnant, du second également. Une brique river n’entraîne que peu d’action pour un pot control efficace avec paire de Roi dominé par la double paire floppée de Pierre Antoine. Le genre de coup qui, s’il ne fait pas grossir considérablement un tapis, a de quoi mettre en confiance et bien lancer un tournoi.
La magnifique salle de l’Amphithéâtre du Casino, à quelques minutes du coup d’envoi
Jean-Claude Loustau attend le client
Alain Fleurent au siège 1
Nicolas Le Floch partage la table 3 avec Damien Lhommeau
Pierre Antoine Quignard, tout en concentration pour craquer les Rois adverses
Le quatrième Day1 de la finale WiPT vient de débuter il y a deux heures et on compte déjà 134 entrants – surtout de la part de malgreux éliminés du jour précédent… Avant la cohue du 1E 35 en parallèle des 936 joueurs du Day 1C doté d’une bulle à 156 joueurs, une vingtaine de qualifiés devraient se sortir de ce turbo de nuit. Petit tour du field par Jules Pochy.
Alors que les inscriptions au Day 1c touchent à leur fin, à quelques minutes du dinner-break et du Day 1d qui va se jouer en turbo, on croise de plus en plus de têtes connues, affublées du W rouge synonyme d’appartenance au Team W ou quelques WIP, souvent venus plus tôt que leurs aînés en technique GTO. De la sublime, forcément sublime, Erika Moulet (nous ne sommes pas objectifs) aux légendes comme Adrian Mateos, Davidi Kitai et Gus Hansen, notre photographe Jules Pochy a également croisé Kool Shen, Moundir, Julien Sitbon, Alexane Najchaus, Pierre Calamusa, Leo Margets et Romain Lewis.
Comme la salle principale est désormais remplie à ras bord, on est allés voir au rez-de-chaussée s’il y avait de l’action qu’on aurait manquée. Résultat, aux alentours de 16h, il sont une quarantaine réunis autour de 5 tables dans la salle habituellement dévolue au cash-game, et s’adonnent au même défi que leurs voisins du dessus, la cohue en moins. C’est dans cette ambiance bien plus feutrée que l’on tombe sur les derniers de la classe, ou plutôt les derniers entrants.
Les late-regs (ou les reentries) s’invitent ainsi dans cet écrin, et l’on y croise d’ailleurs Bruno Fitoussi pour son premier bullet du Main Event, mais aussi nombre de regs du circuit. Parmi eux, un visage enfoui sous une écharpe fine de couleur rouille, Fausto Munz, qu’on avait plutôt pris l’habitude de croiser un stylo à la main et debout derrière les tables, à faire (avec brio) son métier de couvreur pour, notamment, Winamax et, il y a bien longtemps, Poker52.
La table vient de se monter il y a un demi-tour de table seulement, et on compte déjà un éliminé. On ne connaîtra pas les détails de la confrontations sanglante, mais les masses ont déjà beaucoup bougé autour de la table (reste ici, me souffle un joueur qui a déjà doublé, ça va pas s’arrêter je sens..) et à la sixième main, la moitié du tapis d’un autre joueur y passe (plus de 30 000 jetons), tandis que le coup suivant, Fausto en UTG+2 relance à 2000 sur des blinde 400-800, relancé par la BB à 6000. C’est payé pour Fausto, qui tombe sur un flop drawy, avec 2 trèfles et cartes connectées. Bet de la BB, payé par Fausto, pour une turn qui fait entrer un tirage quinte par les deux bouts. Bet 15 000 de la BB, payé par Fausto. La river amène un nouveau trèfle pour un board qui peut faire peur à tout le monde… Bet de 35 000 de la BB, et Fausto va à tapis pour un peu plus du double. Depuis le début du coup, il cache mal son souffle saccadé, pris dans le feu de l’action : un tell qui peut dire tout, et son contraire (bluff ? main max ?). L’adversaire lâche ses cartes, et Fausto n’est pas busto.