Niveau 10 – 800/1600 ante 200 – 93 joueurs – Moyenne 94 100
Dernier niveau de la journée, et ce sont déjà 24 joueurs qui nous ont quitté lors du niveau précédent !
Lorsque sa table a cassé, Omar Lakhdari s’est retrouvé séparé de son acolyte Giancola. Avant de le quitter, il n’a pas oublié de lui demander de bien garder ses jetons au chaud, le fantasque parisien comptant bien les récupérer au jour 2 !
Par dépit et par défi, Omar qui se retrouve à la table de Brian Benhamou, envoie des relances poignées dans le noir. Et force est de constater que sa stratégie fonctionne car peu de joueurs cherchent l’affrontement et le parisien remonte à nouveau un stack digne du top 3 !
Alors qu’approche la fin de la journée, on peut imaginer que figureront également dans ce haut du classement Pierre Mangin et Stéphane Giancola.
En revanche, on a perdu Damien Lhommeau, que l’on retrouvera sûrement demain en jour 1B.
Les trois dernières mains ont été annoncées et la clock est arrêtée. C’est l’heure des dernières folies ou au contraire de lever le pied, selon les stratégies élaborées par chacun. Ils sont encore 83 avant le décompte officiel. Alors que sur certaines tables les joueurs emballent leurs précieux, sur d’autres, les combats ont encore cours.
Et puis tout s’arrête. Dans un joyeux brouhaha, les joueurs quittent l’enceinte de l’Amphithéâtre, puis petit à petit le silence s’installe. Ne restent plus que les équipes de l’organisation, puis les floors, qui vérifient une nouvelle fois le décompte des joueurs, avant de nous envoyer le chipcount officiel. La journée s’achève et environ 80 joueurs se qualifient pour le jour 2.
A suivre, dans la nuit ou dans la matinée, le chipcount.
Et bien entendu, nous nous retrouvons dès demain pour le jour 1B à 12h !
Le quatrième Day1 de la finale WiPT vient de débuter il y a deux heures et on compte déjà 134 entrants – surtout de la part de malgreux éliminés du jour précédent… Avant la cohue du 1E 35 en parallèle des 936 joueurs du Day 1C doté d’une bulle à 156 joueurs, une vingtaine de qualifiés devraient se sortir de ce turbo de nuit. Petit tour du field par Jules Pochy.
Alors que les inscriptions au Day 1c touchent à leur fin, à quelques minutes du dinner-break et du Day 1d qui va se jouer en turbo, on croise de plus en plus de têtes connues, affublées du W rouge synonyme d’appartenance au Team W ou quelques WIP, souvent venus plus tôt que leurs aînés en technique GTO. De la sublime, forcément sublime, Erika Moulet (nous ne sommes pas objectifs) aux légendes comme Adrian Mateos, Davidi Kitai et Gus Hansen, notre photographe Jules Pochy a également croisé Kool Shen, Moundir, Julien Sitbon, Alexane Najchaus, Pierre Calamusa, Leo Margets et Romain Lewis.
Comme la salle principale est désormais remplie à ras bord, on est allés voir au rez-de-chaussée s’il y avait de l’action qu’on aurait manquée. Résultat, aux alentours de 16h, il sont une quarantaine réunis autour de 5 tables dans la salle habituellement dévolue au cash-game, et s’adonnent au même défi que leurs voisins du dessus, la cohue en moins. C’est dans cette ambiance bien plus feutrée que l’on tombe sur les derniers de la classe, ou plutôt les derniers entrants.
Les late-regs (ou les reentries) s’invitent ainsi dans cet écrin, et l’on y croise d’ailleurs Bruno Fitoussi pour son premier bullet du Main Event, mais aussi nombre de regs du circuit. Parmi eux, un visage enfoui sous une écharpe fine de couleur rouille, Fausto Munz, qu’on avait plutôt pris l’habitude de croiser un stylo à la main et debout derrière les tables, à faire (avec brio) son métier de couvreur pour, notamment, Winamax et, il y a bien longtemps, Poker52.
La table vient de se monter il y a un demi-tour de table seulement, et on compte déjà un éliminé. On ne connaîtra pas les détails de la confrontations sanglante, mais les masses ont déjà beaucoup bougé autour de la table (reste ici, me souffle un joueur qui a déjà doublé, ça va pas s’arrêter je sens..) et à la sixième main, la moitié du tapis d’un autre joueur y passe (plus de 30 000 jetons), tandis que le coup suivant, Fausto en UTG+2 relance à 2000 sur des blinde 400-800, relancé par la BB à 6000. C’est payé pour Fausto, qui tombe sur un flop drawy, avec 2 trèfles et cartes connectées. Bet de la BB, payé par Fausto, pour une turn qui fait entrer un tirage quinte par les deux bouts. Bet 15 000 de la BB, payé par Fausto. La river amène un nouveau trèfle pour un board qui peut faire peur à tout le monde… Bet de 35 000 de la BB, et Fausto va à tapis pour un peu plus du double. Depuis le début du coup, il cache mal son souffle saccadé, pris dans le feu de l’action : un tell qui peut dire tout, et son contraire (bluff ? main max ?). L’adversaire lâche ses cartes, et Fausto n’est pas busto.