Niveau 7 – 400/800 ante 100 – 114 joueurs – Moyenne 62700
C’est au cours de la pause qui vient de se terminer que sont venus grossir les rangs du contingent de prétendants de nouveaux joueurs.
A la table 2, jusque-là assez calme, l’arrivée tardive de Stéphane Elusue a quelque peu changé la donne. Ecouteurs vissés sur les oreilles, sweat large à capuche sombre rabattue sur sa tête, Stéphane a la démarche chaloupée lorsqu’il vient prendre place. Et tout de suite il a fait preuve d’une grande confiance et d’une bonne dose d’agressivité, n’hésitant pas à s’inviter sur des coups nombreux et à pousser des jetons au milieu, avec succès.
Stéphane Elusue. Pour voir son visage aussi il faut payer ?
Il faut dire que les joueurs ont envie d’en découdre après un niveau en grande partie gâché par le renouvellement du jeu de cartes à trois reprises consécutives ! A chaque fois, un joueur remarquait une marque, le plus souvent due à un marquage à l’ongle et seulement visible avec une forte exposition à la lumière. Mais Barrière étant très à cheval sur la sécurité de ses opérations de jeu, l’organisation n’a voulu prendre aucun risque. L’opération de changement de deck et de vérification prenant à chaque fois quelques minutes, les joueurs ont eu le temps de réclamer sur le ton de la plaisanterie la possibilité de rejouer le niveau.
Aux autres tables, on apprend la sortie de Bruno Soutavong et d’Alexandre Réard. On ne peut pas non plus perfer à chaque tournoi mais les aficionados du champion auront peut-être le plaisir de le voir aux tables du Masters lors de ce week-end à Lille. Egalement, Aksel Aygun n’aura pas fait long feu alors qu’on sentait en lui un potentiel trouble-fête.
D’autres ont fait des choix plus excentriques. Roi Deux, la main gagnante.
Le quatrième Day1 de la finale WiPT vient de débuter il y a deux heures et on compte déjà 134 entrants – surtout de la part de malgreux éliminés du jour précédent… Avant la cohue du 1E 35 en parallèle des 936 joueurs du Day 1C doté d’une bulle à 156 joueurs, une vingtaine de qualifiés devraient se sortir de ce turbo de nuit. Petit tour du field par Jules Pochy.
Alors que les inscriptions au Day 1c touchent à leur fin, à quelques minutes du dinner-break et du Day 1d qui va se jouer en turbo, on croise de plus en plus de têtes connues, affublées du W rouge synonyme d’appartenance au Team W ou quelques WIP, souvent venus plus tôt que leurs aînés en technique GTO. De la sublime, forcément sublime, Erika Moulet (nous ne sommes pas objectifs) aux légendes comme Adrian Mateos, Davidi Kitai et Gus Hansen, notre photographe Jules Pochy a également croisé Kool Shen, Moundir, Julien Sitbon, Alexane Najchaus, Pierre Calamusa, Leo Margets et Romain Lewis.
Comme la salle principale est désormais remplie à ras bord, on est allés voir au rez-de-chaussée s’il y avait de l’action qu’on aurait manquée. Résultat, aux alentours de 16h, il sont une quarantaine réunis autour de 5 tables dans la salle habituellement dévolue au cash-game, et s’adonnent au même défi que leurs voisins du dessus, la cohue en moins. C’est dans cette ambiance bien plus feutrée que l’on tombe sur les derniers de la classe, ou plutôt les derniers entrants.
Les late-regs (ou les reentries) s’invitent ainsi dans cet écrin, et l’on y croise d’ailleurs Bruno Fitoussi pour son premier bullet du Main Event, mais aussi nombre de regs du circuit. Parmi eux, un visage enfoui sous une écharpe fine de couleur rouille, Fausto Munz, qu’on avait plutôt pris l’habitude de croiser un stylo à la main et debout derrière les tables, à faire (avec brio) son métier de couvreur pour, notamment, Winamax et, il y a bien longtemps, Poker52.
La table vient de se monter il y a un demi-tour de table seulement, et on compte déjà un éliminé. On ne connaîtra pas les détails de la confrontations sanglante, mais les masses ont déjà beaucoup bougé autour de la table (reste ici, me souffle un joueur qui a déjà doublé, ça va pas s’arrêter je sens..) et à la sixième main, la moitié du tapis d’un autre joueur y passe (plus de 30 000 jetons), tandis que le coup suivant, Fausto en UTG+2 relance à 2000 sur des blinde 400-800, relancé par la BB à 6000. C’est payé pour Fausto, qui tombe sur un flop drawy, avec 2 trèfles et cartes connectées. Bet de la BB, payé par Fausto, pour une turn qui fait entrer un tirage quinte par les deux bouts. Bet 15 000 de la BB, payé par Fausto. La river amène un nouveau trèfle pour un board qui peut faire peur à tout le monde… Bet de 35 000 de la BB, et Fausto va à tapis pour un peu plus du double. Depuis le début du coup, il cache mal son souffle saccadé, pris dans le feu de l’action : un tell qui peut dire tout, et son contraire (bluff ? main max ?). L’adversaire lâche ses cartes, et Fausto n’est pas busto.