Niveau 9 – 600/1200 ante 100 – 90 joueurs – Moyenne 85 600
Avec la possibilité de s’inscrire jusqu’à la dernière minute précédent le lancement du jour 2, des joueurs continuent à arriver aux tables. Avec un stack de 50 000 jetons, ils doivent aller vite compte tenu du niveau de blinds actuel (40 BB deep).
Alors que ces nouveaux joueurs arrivent à table tout frais, d’autres triment déjà depuis des heures et se battent pour leur survie. Mais au poker, le jeu de la survie est parfois un easy game…
Charly Grenet peut nous en parler, lui qui vient de doubler son maigre tapis avec carré floppé !
Nous sommes dans un pot à 3, avec Hebette en SB, Julien Baldassarre au CO et Charly Grenet au bouton. Sur un board 3 6 3 4 J sans flush, Grenet pousse ses derniers 18 000 du bouton, après une ouverture river de la SB pour 5500, payé par le cutoff. Si Frédéric Hebette se débarrasse rapidement de ses cartes, il faudra un peu plus de temps à Julien pour l’imiter au final, après avoir cherché l’info en discutant le coup avec Charly. Celui-ci a l’air rempli de confiance et il est vrai que le déroulé du coup nous incite à penser que le joueur est à l’aise sur ce board.
Baldassarre folde en montrant un Valet pour top paire, et provoque l’envie chez Charly de retourner sa main gagnante, un superbe pocket Trois pour carré floppé. Sans souffrance comme on dit. Et voilà Grenet relancé pour quelques orbites !
Charly Grenet (à droite) prend un beau coup sur Julien Baldassarre, qui limite la casse avec un joli fold river (à gauche)
Le quatrième Day1 de la finale WiPT vient de débuter il y a deux heures et on compte déjà 134 entrants – surtout de la part de malgreux éliminés du jour précédent… Avant la cohue du 1E 35 en parallèle des 936 joueurs du Day 1C doté d’une bulle à 156 joueurs, une vingtaine de qualifiés devraient se sortir de ce turbo de nuit. Petit tour du field par Jules Pochy.
Alors que les inscriptions au Day 1c touchent à leur fin, à quelques minutes du dinner-break et du Day 1d qui va se jouer en turbo, on croise de plus en plus de têtes connues, affublées du W rouge synonyme d’appartenance au Team W ou quelques WIP, souvent venus plus tôt que leurs aînés en technique GTO. De la sublime, forcément sublime, Erika Moulet (nous ne sommes pas objectifs) aux légendes comme Adrian Mateos, Davidi Kitai et Gus Hansen, notre photographe Jules Pochy a également croisé Kool Shen, Moundir, Julien Sitbon, Alexane Najchaus, Pierre Calamusa, Leo Margets et Romain Lewis.
Comme la salle principale est désormais remplie à ras bord, on est allés voir au rez-de-chaussée s’il y avait de l’action qu’on aurait manquée. Résultat, aux alentours de 16h, il sont une quarantaine réunis autour de 5 tables dans la salle habituellement dévolue au cash-game, et s’adonnent au même défi que leurs voisins du dessus, la cohue en moins. C’est dans cette ambiance bien plus feutrée que l’on tombe sur les derniers de la classe, ou plutôt les derniers entrants.
Les late-regs (ou les reentries) s’invitent ainsi dans cet écrin, et l’on y croise d’ailleurs Bruno Fitoussi pour son premier bullet du Main Event, mais aussi nombre de regs du circuit. Parmi eux, un visage enfoui sous une écharpe fine de couleur rouille, Fausto Munz, qu’on avait plutôt pris l’habitude de croiser un stylo à la main et debout derrière les tables, à faire (avec brio) son métier de couvreur pour, notamment, Winamax et, il y a bien longtemps, Poker52.
La table vient de se monter il y a un demi-tour de table seulement, et on compte déjà un éliminé. On ne connaîtra pas les détails de la confrontations sanglante, mais les masses ont déjà beaucoup bougé autour de la table (reste ici, me souffle un joueur qui a déjà doublé, ça va pas s’arrêter je sens..) et à la sixième main, la moitié du tapis d’un autre joueur y passe (plus de 30 000 jetons), tandis que le coup suivant, Fausto en UTG+2 relance à 2000 sur des blinde 400-800, relancé par la BB à 6000. C’est payé pour Fausto, qui tombe sur un flop drawy, avec 2 trèfles et cartes connectées. Bet de la BB, payé par Fausto, pour une turn qui fait entrer un tirage quinte par les deux bouts. Bet 15 000 de la BB, payé par Fausto. La river amène un nouveau trèfle pour un board qui peut faire peur à tout le monde… Bet de 35 000 de la BB, et Fausto va à tapis pour un peu plus du double. Depuis le début du coup, il cache mal son souffle saccadé, pris dans le feu de l’action : un tell qui peut dire tout, et son contraire (bluff ? main max ?). L’adversaire lâche ses cartes, et Fausto n’est pas busto.