Nous nous attentions à un énorme Jour 1C, et bien sachez que personne n’a été déçu. Rapidement, la poker room du City West Hotel s’est retrouvée totalement blindée de nouveaux participants prêts à en découvre durant 19 niveaux de 30 minutes. Beaucoup de qualifiés se trouvaient parmi eux, mélangés à d’autres joueurs retentant leur chance après plusieurs tentatives infructueuses – on dit merci au re-entry.
Cette vague de nouveaux gladiateurs a tout de suite tué le suspens quant à l’affluence record bientôt établie ici. Et c’est au cours de la soirée que les directeurs de tournoi ont confirmé la bonne nouvelle : jamais un WPO n’avait autant enregistré d’inscriptions, battant ainsi le record de l’année 2013. Concernant l’ensemble des statistiques du jour, je vous invite à faire défiler le post vers le bas pour en prendre connaissance.
Plus concrètement, notre chipleader du jour se nomme Eric Gahon. Inconnu au bataillon de mon côté, mais notre ami Google nous renvoie vers une page web… de la Top Shark Academy saison 3 (2013 – 2014). « Gum110 », de son pseudo, exerce le métier de professeur de mathématiques et de Sciences Physiques à Troyes. Mais ne possède aucune ligne Hendon Mob à son actif. Un manque qu’il pourrait peut-être prochainement rajouter à sa copie. Toujours est-il que le quadragénaire a amassé une sacrée tonne de jetons en à peine douze heures de jeu : 735 500 au total.
Le chipcount complet du Jour 1C
Reprise demain à midi (13h, heure française) pour le Jour 2. Au programme : les places payées !
Combien reste-il de rescapés ?
Survivants du Jour 1A : 37
Survivants du Jour 1B : 53 Survivants du Jour 1C : 161
Total au Jour 2 : 251
Le WPO 2018 en chiffres
Jour 1A : 183 inscriptions
Jour 1B : 244 inscriptions
Jour 1C : 764 inscriptions
Total : 1191
Le WPO 2018 est le plus grand tournoi SH d’Europe jamais organisé, et le second du monde après les World Series of Poker.
Affluence de l’édition 2017 : 1069 inscriptions Affluence de l’édition 2013, l’ex record : 1086 inscriptions
N’est pas Mustapha Kanit qui veut. Pourtant arrivé en late reg, le numéro 1 italien a visiblement martyrisé ses adversaires pour se constituer un tapis de final de 558 000 jetons. Après Adrian Mateos Diaz au Sismix de Marrakech 2018, la victoire va-t-elle être arrachée par ce monstrueux serial-perfer ?
Moundir Zoughari peut serrer le point, lui qui a vécu une journée comme on les aime : une table sympa au départ, pour ne pas dire facile, une confrontation AA > KK pour un pot de 60 000 et beaucoup de pots remportés post flop. Résultats des courses : un solide stack de 459 500.
Adrien Delmas et Gaëlle Baumann ont partagé la même table durant une partie la journée : le premier emballe pas moins de 390 500 jetons, pour une journée somme toute prolifique, quant la seconde reviendra plus en difficulté : 63 000
Alors que les inscriptions au Day 1c touchent à leur fin, à quelques minutes du dinner-break et du Day 1d qui va se jouer en turbo, on croise de plus en plus de têtes connues, affublées du W rouge synonyme d’appartenance au Team W ou quelques WIP, souvent venus plus tôt que leurs aînés en technique GTO. De la sublime, forcément sublime, Erika Moulet (nous ne sommes pas objectifs) aux légendes comme Adrian Mateos, Davidi Kitai et Gus Hansen, notre photographe Jules Pochy a également croisé Kool Shen, Moundir, Julien Sitbon, Alexane Najchaus, Pierre Calamusa, Leo Margets et Romain Lewis.
Comme la salle principale est désormais remplie à ras bord, on est allés voir au rez-de-chaussée s’il y avait de l’action qu’on aurait manquée. Résultat, aux alentours de 16h, il sont une quarantaine réunis autour de 5 tables dans la salle habituellement dévolue au cash-game, et s’adonnent au même défi que leurs voisins du dessus, la cohue en moins. C’est dans cette ambiance bien plus feutrée que l’on tombe sur les derniers de la classe, ou plutôt les derniers entrants.
Les late-regs (ou les reentries) s’invitent ainsi dans cet écrin, et l’on y croise d’ailleurs Bruno Fitoussi pour son premier bullet du Main Event, mais aussi nombre de regs du circuit. Parmi eux, un visage enfoui sous une écharpe fine de couleur rouille, Fausto Munz, qu’on avait plutôt pris l’habitude de croiser un stylo à la main et debout derrière les tables, à faire (avec brio) son métier de couvreur pour, notamment, Winamax et, il y a bien longtemps, Poker52.
La table vient de se monter il y a un demi-tour de table seulement, et on compte déjà un éliminé. On ne connaîtra pas les détails de la confrontations sanglante, mais les masses ont déjà beaucoup bougé autour de la table (reste ici, me souffle un joueur qui a déjà doublé, ça va pas s’arrêter je sens..) et à la sixième main, la moitié du tapis d’un autre joueur y passe (plus de 30 000 jetons), tandis que le coup suivant, Fausto en UTG+2 relance à 2000 sur des blinde 400-800, relancé par la BB à 6000. C’est payé pour Fausto, qui tombe sur un flop drawy, avec 2 trèfles et cartes connectées. Bet de la BB, payé par Fausto, pour une turn qui fait entrer un tirage quinte par les deux bouts. Bet 15 000 de la BB, payé par Fausto. La river amène un nouveau trèfle pour un board qui peut faire peur à tout le monde… Bet de 35 000 de la BB, et Fausto va à tapis pour un peu plus du double. Depuis le début du coup, il cache mal son souffle saccadé, pris dans le feu de l’action : un tell qui peut dire tout, et son contraire (bluff ? main max ?). L’adversaire lâche ses cartes, et Fausto n’est pas busto.