Le deuxième jour de qualification a livré son verdict et c’est Aryan Oliveira qui finit la journée largement en tête avec 1,5 M de jetons. Derrière lui, on trouve aux avant-postes Dan Smith avec 746k (6ème), Scott Wellerback avec 660k (9ème), Freddy Deeb 12ème avec 589k.
Dany Allen, que vous avez aperçu déjà plusieurs fois dans la sections style, est 10ème avec 633k.
Slimane Mameche est français et il est 13ème avec 585k (cocorico !). Johan Guibert (YoH Viral) est quant à lui 1-ème avec 554k. Pas de chance pour Patrick Bruel, qui ne fait pas parti du décompte des sélectionnés pour le jour 2 – le seul Patrick qui passe est Patrick Truong, avec 138k jetons, donc pas de Patrick Antonius non plus.
Kharlin Sued, un pro de Floride, que j’ai vu jouer quelques mains hier avec compétence, est 15ème avec 560k.
Ray Qartomy est 42ème avec 430k jetons.
Parmi les qualifiés, on compte également Kristen Foxen (387k), Jeremy Ausmus (364k), Moneymaker (331k), John Juanda (131k). Je ne sais pas s’il sortait ou s’il venait d’arriver, mais Nick Petrangelo n’est pas des heureux élus du Day 1B ; comme lui Eric Seidel, Faraz Jaka, Shannon Shorr, Shaun Deeb, Vince Van Patten, et Bill Klein ont sauté. Au total, ils sont 438 à passer le cut pour le jour 2.
Le quatrième Day1 de la finale WiPT vient de débuter il y a deux heures et on compte déjà 134 entrants – surtout de la part de malgreux éliminés du jour précédent… Avant la cohue du 1E 35 en parallèle des 936 joueurs du Day 1C doté d’une bulle à 156 joueurs, une vingtaine de qualifiés devraient se sortir de ce turbo de nuit. Petit tour du field par Jules Pochy.
Alors que les inscriptions au Day 1c touchent à leur fin, à quelques minutes du dinner-break et du Day 1d qui va se jouer en turbo, on croise de plus en plus de têtes connues, affublées du W rouge synonyme d’appartenance au Team W ou quelques WIP, souvent venus plus tôt que leurs aînés en technique GTO. De la sublime, forcément sublime, Erika Moulet (nous ne sommes pas objectifs) aux légendes comme Adrian Mateos, Davidi Kitai et Gus Hansen, notre photographe Jules Pochy a également croisé Kool Shen, Moundir, Julien Sitbon, Alexane Najchaus, Pierre Calamusa, Leo Margets et Romain Lewis.
Comme la salle principale est désormais remplie à ras bord, on est allés voir au rez-de-chaussée s’il y avait de l’action qu’on aurait manquée. Résultat, aux alentours de 16h, il sont une quarantaine réunis autour de 5 tables dans la salle habituellement dévolue au cash-game, et s’adonnent au même défi que leurs voisins du dessus, la cohue en moins. C’est dans cette ambiance bien plus feutrée que l’on tombe sur les derniers de la classe, ou plutôt les derniers entrants.
Les late-regs (ou les reentries) s’invitent ainsi dans cet écrin, et l’on y croise d’ailleurs Bruno Fitoussi pour son premier bullet du Main Event, mais aussi nombre de regs du circuit. Parmi eux, un visage enfoui sous une écharpe fine de couleur rouille, Fausto Munz, qu’on avait plutôt pris l’habitude de croiser un stylo à la main et debout derrière les tables, à faire (avec brio) son métier de couvreur pour, notamment, Winamax et, il y a bien longtemps, Poker52.
La table vient de se monter il y a un demi-tour de table seulement, et on compte déjà un éliminé. On ne connaîtra pas les détails de la confrontations sanglante, mais les masses ont déjà beaucoup bougé autour de la table (reste ici, me souffle un joueur qui a déjà doublé, ça va pas s’arrêter je sens..) et à la sixième main, la moitié du tapis d’un autre joueur y passe (plus de 30 000 jetons), tandis que le coup suivant, Fausto en UTG+2 relance à 2000 sur des blinde 400-800, relancé par la BB à 6000. C’est payé pour Fausto, qui tombe sur un flop drawy, avec 2 trèfles et cartes connectées. Bet de la BB, payé par Fausto, pour une turn qui fait entrer un tirage quinte par les deux bouts. Bet 15 000 de la BB, payé par Fausto. La river amène un nouveau trèfle pour un board qui peut faire peur à tout le monde… Bet de 35 000 de la BB, et Fausto va à tapis pour un peu plus du double. Depuis le début du coup, il cache mal son souffle saccadé, pris dans le feu de l’action : un tell qui peut dire tout, et son contraire (bluff ? main max ?). L’adversaire lâche ses cartes, et Fausto n’est pas busto.