Un cocktail Winamax en plein air au milieu des colonnes qui donnent une vraie touche d’authenticité au jardin archéologique de la piscine du casino antique.
J’y croise Moundir, qui devrait être aux tables. Il me raconte ses mésaventures : « J’étais bien et puis j’ai perdu deux gros coups d’affilée. » Puis il m’en raconte un : « J’ai As-J en early, je relance et suis payé deux fois. Le flop sort As-J-6, je mise, le deuxième me tri-bet, le troisième part à tapis, je paye, et il me montre paire de valets. » Moundir ne touche pas l’un des 3 as qui pourrait le sauver et sort du tournoi. Il m’indique qu’il ne compte pas remettre une bullett et qu’il se contentera du high-roller de demain. Bonne chance à lui
Avant la pause : un jeune innocent – Matthieu Pontin – décide de remonter sur Darcourt qui vient d’ouvrir à 8500 devant lui, en tri-betant à 30K. Pendant un moment, on pourrait croire que ça va marcher, Darcourt réfléchit dur, et puis bam, il part à tapis et Matthieu doit jeter ses cartes.
Derrière lui, Mohamed Hossam, en BB, vient de payer une relance en early position, également complétée par un tout petit tapis qui part all-in. Le coup est checké jusqu’au bout, mais le relanceur initial mise à la river, payé facilement par Mohamed avec 8-9 de coeur et 3 coeur au bord. Il a un joli tapis devant lui.
Incroyable mais vrai, j’ai quasiment vu la répétition à l’identique de la main jouée par Mohamed Kechiche en début de journée : min raise pré-flop, payée, relance 1/3 au flop sur K-6-8, payée, puis relance 1/3 au turn sur un 4, raise à tapis, payé. Le relanceur initial a paire de Rois qui fait brelan, son voisin le fameux 5-7 qui fait quinte, la river ne change rien et c’est l’élimination.
quinte à gauche, élimination à droite
Pendant ce temps-là, le turbo a enfin pris son essor, avec 87 inscrits pour le moment, – et déjà 14 éliminés. Les niveaux sont de 15 minutes – ce qui permet de répondre à la question du titre à l’avance : oui, le Day 1D va être unidimensionnel.
Dans le 1C, le floor vient d’annoncer le nombre de joueurs qui iront au jour 2 : 106. Ils sont actuellement 173 joueurs restants pour un average stack de 182K (blindes 2000/4000)
Le quatrième Day1 de la finale WiPT vient de débuter il y a deux heures et on compte déjà 134 entrants – surtout de la part de malgreux éliminés du jour précédent… Avant la cohue du 1E 35 en parallèle des 936 joueurs du Day 1C doté d’une bulle à 156 joueurs, une vingtaine de qualifiés devraient se sortir de ce turbo de nuit. Petit tour du field par Jules Pochy.
Alors que les inscriptions au Day 1c touchent à leur fin, à quelques minutes du dinner-break et du Day 1d qui va se jouer en turbo, on croise de plus en plus de têtes connues, affublées du W rouge synonyme d’appartenance au Team W ou quelques WIP, souvent venus plus tôt que leurs aînés en technique GTO. De la sublime, forcément sublime, Erika Moulet (nous ne sommes pas objectifs) aux légendes comme Adrian Mateos, Davidi Kitai et Gus Hansen, notre photographe Jules Pochy a également croisé Kool Shen, Moundir, Julien Sitbon, Alexane Najchaus, Pierre Calamusa, Leo Margets et Romain Lewis.
Comme la salle principale est désormais remplie à ras bord, on est allés voir au rez-de-chaussée s’il y avait de l’action qu’on aurait manquée. Résultat, aux alentours de 16h, il sont une quarantaine réunis autour de 5 tables dans la salle habituellement dévolue au cash-game, et s’adonnent au même défi que leurs voisins du dessus, la cohue en moins. C’est dans cette ambiance bien plus feutrée que l’on tombe sur les derniers de la classe, ou plutôt les derniers entrants.
Les late-regs (ou les reentries) s’invitent ainsi dans cet écrin, et l’on y croise d’ailleurs Bruno Fitoussi pour son premier bullet du Main Event, mais aussi nombre de regs du circuit. Parmi eux, un visage enfoui sous une écharpe fine de couleur rouille, Fausto Munz, qu’on avait plutôt pris l’habitude de croiser un stylo à la main et debout derrière les tables, à faire (avec brio) son métier de couvreur pour, notamment, Winamax et, il y a bien longtemps, Poker52.
La table vient de se monter il y a un demi-tour de table seulement, et on compte déjà un éliminé. On ne connaîtra pas les détails de la confrontations sanglante, mais les masses ont déjà beaucoup bougé autour de la table (reste ici, me souffle un joueur qui a déjà doublé, ça va pas s’arrêter je sens..) et à la sixième main, la moitié du tapis d’un autre joueur y passe (plus de 30 000 jetons), tandis que le coup suivant, Fausto en UTG+2 relance à 2000 sur des blinde 400-800, relancé par la BB à 6000. C’est payé pour Fausto, qui tombe sur un flop drawy, avec 2 trèfles et cartes connectées. Bet de la BB, payé par Fausto, pour une turn qui fait entrer un tirage quinte par les deux bouts. Bet 15 000 de la BB, payé par Fausto. La river amène un nouveau trèfle pour un board qui peut faire peur à tout le monde… Bet de 35 000 de la BB, et Fausto va à tapis pour un peu plus du double. Depuis le début du coup, il cache mal son souffle saccadé, pris dans le feu de l’action : un tell qui peut dire tout, et son contraire (bluff ? main max ?). L’adversaire lâche ses cartes, et Fausto n’est pas busto.