Comme toujours, il est très facile d’oublier que le jour existe à l’extérieur, alors que règne un soleil triomphant sur les jardins du casino. Le rythme des éliminations s’est un peu calmé mais nous avons quand même perdu Cécile Ticherfatine (115) et Anas Tadini (111), qui est resté fidèle à lui-même jusqu’au bout (photos Winamax). Ils sortent tous les deux au pallier des 16000 dirhams, qui court jusqu’au 96ème.
Ils ne sont plus que 104 désormais, avec un tapis moyen à 913K. Et puis la broyeuse à joueurs reprend son rythme effréné : Sébastien Le Baron sort en 99ème, Jonathan Therme en 94, Alexandre Hobam en 93, Javier Tsunamy en 90.
Du côté des tables réserves de la table télé, Juanito n’hésite pas longtemps à pater la relance de Johann Greboval avec sa paire d’As – mais il devrait ! Greboval avec As-10 trouve deux 10 sur le board pour faire brelan et doubler.
A côté, Kool Shen s’accroche toujours, après avoir commencé le jour 2 avec un tapis étriqué – il fait même mieux que ça puisqu’il a monté 1,5 million en jetons. Jeremy Palvini est toujours bien. Dourbie est sortie – il y a un bon moment. Guillaume Darcourt, à la 3ème table réserve saute dans les instants qui suivent, à la 86ème place. Il prend 17600 dirhams, comme tous ceux qui finiront en deçà de la 71ème place.
Alors que les inscriptions au Day 1c touchent à leur fin, à quelques minutes du dinner-break et du Day 1d qui va se jouer en turbo, on croise de plus en plus de têtes connues, affublées du W rouge synonyme d’appartenance au Team W ou quelques WIP, souvent venus plus tôt que leurs aînés en technique GTO. De la sublime, forcément sublime, Erika Moulet (nous ne sommes pas objectifs) aux légendes comme Adrian Mateos, Davidi Kitai et Gus Hansen, notre photographe Jules Pochy a également croisé Kool Shen, Moundir, Julien Sitbon, Alexane Najchaus, Pierre Calamusa, Leo Margets et Romain Lewis.
Comme la salle principale est désormais remplie à ras bord, on est allés voir au rez-de-chaussée s’il y avait de l’action qu’on aurait manquée. Résultat, aux alentours de 16h, il sont une quarantaine réunis autour de 5 tables dans la salle habituellement dévolue au cash-game, et s’adonnent au même défi que leurs voisins du dessus, la cohue en moins. C’est dans cette ambiance bien plus feutrée que l’on tombe sur les derniers de la classe, ou plutôt les derniers entrants.
Les late-regs (ou les reentries) s’invitent ainsi dans cet écrin, et l’on y croise d’ailleurs Bruno Fitoussi pour son premier bullet du Main Event, mais aussi nombre de regs du circuit. Parmi eux, un visage enfoui sous une écharpe fine de couleur rouille, Fausto Munz, qu’on avait plutôt pris l’habitude de croiser un stylo à la main et debout derrière les tables, à faire (avec brio) son métier de couvreur pour, notamment, Winamax et, il y a bien longtemps, Poker52.
La table vient de se monter il y a un demi-tour de table seulement, et on compte déjà un éliminé. On ne connaîtra pas les détails de la confrontations sanglante, mais les masses ont déjà beaucoup bougé autour de la table (reste ici, me souffle un joueur qui a déjà doublé, ça va pas s’arrêter je sens..) et à la sixième main, la moitié du tapis d’un autre joueur y passe (plus de 30 000 jetons), tandis que le coup suivant, Fausto en UTG+2 relance à 2000 sur des blinde 400-800, relancé par la BB à 6000. C’est payé pour Fausto, qui tombe sur un flop drawy, avec 2 trèfles et cartes connectées. Bet de la BB, payé par Fausto, pour une turn qui fait entrer un tirage quinte par les deux bouts. Bet 15 000 de la BB, payé par Fausto. La river amène un nouveau trèfle pour un board qui peut faire peur à tout le monde… Bet de 35 000 de la BB, et Fausto va à tapis pour un peu plus du double. Depuis le début du coup, il cache mal son souffle saccadé, pris dans le feu de l’action : un tell qui peut dire tout, et son contraire (bluff ? main max ?). L’adversaire lâche ses cartes, et Fausto n’est pas busto.