L’hécatombe des habitués du circuit continue puisque Nicolas Vayssières (Chevre.Miel) a sauté en 41ème, juste devant Jeremy Palvini en 39ème, ils partent tous les deux avec 26000 dirhams. Elodie Noel, la dernière femme engagée dans le tournoi, a également disparu à la 42ème place.
Au moment où je retourne aux tables, ça chauffe dans tous les sens. Christophe Beyer envoie devant Mohamed Mehalleg, paire de Rois contre paire d’As, les as tiennent et Mohamed double pour être aux alentours de la moyenne. Son tournoi est relancé.
A peine le temps de faire quelques pas que je tombe sur la fin d’une main à la table 1 : Tony You vient d’envoyer sur la grosse blinde de Victor de Sa Camboa (en accroche, photo Winamax), qui vient d’arriver à la table (première main). Tony a les 2, Victor les rois, qui tiennent et il prend quasiment tout à Tony qui reste avec un tapis famélique et sort au coup d’après.
Il m’apprend en sortant qu’il a une centaine de milliers d’euros de gains en tournois. Il est plutôt content de son tournoi, à « deux ou trois coups près ».
De l’autre côté de cette table, des joueurs qu’on a déjà évoqués, et qui se sentent concernés par ce qui se passe.
Kike Lago et Antoine Guidez
Triste nouvelle pour le monde du cheval : Caballito nous a quitté à la 34 ème place (30300 dirhams); Flaviano Cammisuli le suit à la 33ème (30300).
Alors que les inscriptions au Day 1c touchent à leur fin, à quelques minutes du dinner-break et du Day 1d qui va se jouer en turbo, on croise de plus en plus de têtes connues, affublées du W rouge synonyme d’appartenance au Team W ou quelques WIP, souvent venus plus tôt que leurs aînés en technique GTO. De la sublime, forcément sublime, Erika Moulet (nous ne sommes pas objectifs) aux légendes comme Adrian Mateos, Davidi Kitai et Gus Hansen, notre photographe Jules Pochy a également croisé Kool Shen, Moundir, Julien Sitbon, Alexane Najchaus, Pierre Calamusa, Leo Margets et Romain Lewis.
Comme la salle principale est désormais remplie à ras bord, on est allés voir au rez-de-chaussée s’il y avait de l’action qu’on aurait manquée. Résultat, aux alentours de 16h, il sont une quarantaine réunis autour de 5 tables dans la salle habituellement dévolue au cash-game, et s’adonnent au même défi que leurs voisins du dessus, la cohue en moins. C’est dans cette ambiance bien plus feutrée que l’on tombe sur les derniers de la classe, ou plutôt les derniers entrants.
Les late-regs (ou les reentries) s’invitent ainsi dans cet écrin, et l’on y croise d’ailleurs Bruno Fitoussi pour son premier bullet du Main Event, mais aussi nombre de regs du circuit. Parmi eux, un visage enfoui sous une écharpe fine de couleur rouille, Fausto Munz, qu’on avait plutôt pris l’habitude de croiser un stylo à la main et debout derrière les tables, à faire (avec brio) son métier de couvreur pour, notamment, Winamax et, il y a bien longtemps, Poker52.
La table vient de se monter il y a un demi-tour de table seulement, et on compte déjà un éliminé. On ne connaîtra pas les détails de la confrontations sanglante, mais les masses ont déjà beaucoup bougé autour de la table (reste ici, me souffle un joueur qui a déjà doublé, ça va pas s’arrêter je sens..) et à la sixième main, la moitié du tapis d’un autre joueur y passe (plus de 30 000 jetons), tandis que le coup suivant, Fausto en UTG+2 relance à 2000 sur des blinde 400-800, relancé par la BB à 6000. C’est payé pour Fausto, qui tombe sur un flop drawy, avec 2 trèfles et cartes connectées. Bet de la BB, payé par Fausto, pour une turn qui fait entrer un tirage quinte par les deux bouts. Bet 15 000 de la BB, payé par Fausto. La river amène un nouveau trèfle pour un board qui peut faire peur à tout le monde… Bet de 35 000 de la BB, et Fausto va à tapis pour un peu plus du double. Depuis le début du coup, il cache mal son souffle saccadé, pris dans le feu de l’action : un tell qui peut dire tout, et son contraire (bluff ? main max ?). L’adversaire lâche ses cartes, et Fausto n’est pas busto.