Quelques mots sur la fin épique et tragique du Jour 2, qui a vu l’élimination surprise de Juanitoooo en deux temps par Christophe Beyer. Tout a commencé sur une relance de Christophe au high-jack, payé par Juanito en SB. Le flop vient J-8-7, deux trèfles et Juanito prend le lead, payé par Christophe. Le 3 de trèfle du turn est checké à deux reprises, et sur le 7 de la river, Juanito mise à nouveau, un peu en dessous du million. Christophe lui revient dessus à 3,5 et Juanito paye, pour découvrir un J-7 qui bat sa couleur max (As-9). Laissé à 10 BB, il part plusieurs fois à tapis, avant d’être cueilli par Christophe sur As-10 contre 4-4. C’est la fin pour Juanito, qui prend 45000 dirhams à la 21ème place. Une belle performance pour le streamer sur un événement live.
Sans transition, des images de la pool party d’hier, pour rappeler que le fun est toujours présent à Marrakech (photos Winamax) :
En attendant le début de la journée, j’ai pu discuter avec Victor de Sa Comboa. Celui-ci m’indique qu’il est plutôt un habitué du jeu on line et en club (il est membre du Paname Poker Club). Il signe ici son premier résultat live et joue désormais sans pression, puisque son objectif était de passer au Day 2. Il vise cependant à passer le prochain pallier (17ème place), ce qu’il devrait pouvoir accomplir, son tapis le plaçant à la 10ème place. Seul petit problème : il est à la table de Mehdi Chaoui, avec deux petits tapis à sa droite et à sa gauche. Autant dire que sa place pour manœuvrer va être limitée.
Victor, en plein discussion avec Antoine Guidez
Le dôme accueillant les tables télé a été aménagé pour recevoir la presse et les spectateurs. Ils ne sont plus que 18, répartis sur 3 tables à pouvoir se disputer le titre. Sylvain Neyroud est 16M de jetons, Beyer à 11M, Mehdi à 5M.
Alors que les inscriptions au Day 1c touchent à leur fin, à quelques minutes du dinner-break et du Day 1d qui va se jouer en turbo, on croise de plus en plus de têtes connues, affublées du W rouge synonyme d’appartenance au Team W ou quelques WIP, souvent venus plus tôt que leurs aînés en technique GTO. De la sublime, forcément sublime, Erika Moulet (nous ne sommes pas objectifs) aux légendes comme Adrian Mateos, Davidi Kitai et Gus Hansen, notre photographe Jules Pochy a également croisé Kool Shen, Moundir, Julien Sitbon, Alexane Najchaus, Pierre Calamusa, Leo Margets et Romain Lewis.
Comme la salle principale est désormais remplie à ras bord, on est allés voir au rez-de-chaussée s’il y avait de l’action qu’on aurait manquée. Résultat, aux alentours de 16h, il sont une quarantaine réunis autour de 5 tables dans la salle habituellement dévolue au cash-game, et s’adonnent au même défi que leurs voisins du dessus, la cohue en moins. C’est dans cette ambiance bien plus feutrée que l’on tombe sur les derniers de la classe, ou plutôt les derniers entrants.
Les late-regs (ou les reentries) s’invitent ainsi dans cet écrin, et l’on y croise d’ailleurs Bruno Fitoussi pour son premier bullet du Main Event, mais aussi nombre de regs du circuit. Parmi eux, un visage enfoui sous une écharpe fine de couleur rouille, Fausto Munz, qu’on avait plutôt pris l’habitude de croiser un stylo à la main et debout derrière les tables, à faire (avec brio) son métier de couvreur pour, notamment, Winamax et, il y a bien longtemps, Poker52.
La table vient de se monter il y a un demi-tour de table seulement, et on compte déjà un éliminé. On ne connaîtra pas les détails de la confrontations sanglante, mais les masses ont déjà beaucoup bougé autour de la table (reste ici, me souffle un joueur qui a déjà doublé, ça va pas s’arrêter je sens..) et à la sixième main, la moitié du tapis d’un autre joueur y passe (plus de 30 000 jetons), tandis que le coup suivant, Fausto en UTG+2 relance à 2000 sur des blinde 400-800, relancé par la BB à 6000. C’est payé pour Fausto, qui tombe sur un flop drawy, avec 2 trèfles et cartes connectées. Bet de la BB, payé par Fausto, pour une turn qui fait entrer un tirage quinte par les deux bouts. Bet 15 000 de la BB, payé par Fausto. La river amène un nouveau trèfle pour un board qui peut faire peur à tout le monde… Bet de 35 000 de la BB, et Fausto va à tapis pour un peu plus du double. Depuis le début du coup, il cache mal son souffle saccadé, pris dans le feu de l’action : un tell qui peut dire tout, et son contraire (bluff ? main max ?). L’adversaire lâche ses cartes, et Fausto n’est pas busto.