Le High Roller ne compte plus que 11 participants, parmi lesquels Mustapha Kanit, qui a bien gonflé son tapis famélique de début de journée. Il est à la gauche de nul autre qu’Anas Tadini, qui continue d’animer la table comme à son habitude. Mustapha dit que c’est un très bon joueur, très agressif.
Côté Main Event, le field a continué de se réduire (très) régulièrement toute la journée et ce grâce à un joueur en particulier : Issam Benhaddou (en accroche). Et ça commence avec Javier Ortiz (« ElGenio »), Red Diamond, sorti à la 15ème place, sur un bluff qui n’a pas fonctionné contre Issam. Enis Chetita, qui était arrivé assez short, a tenu jusqu’à la 14ème place. Il part avec 74000 dirhams.
Enis Chetita (photo Winamax)
Victor de Sa Camboa finit 13ème, avec 74000 dirhams également. Puis Icham Benhaddou ajoute un nouveau joueur à son tableau de chasse en éliminant Rachid El Yaacoubi (12ème place, 74000). C’est ensuite au tour d’Inigo Naveiro de prendre la porte à la 11ème place pour 91000 dirhams. Antoine Guidez, qui était bien remonté avant de prendre la pente descendante, est sorti par Mehdi Chaoui en 10ème place, suivi par Sylvain Neiroud, le chip leader de début de journée, sorti avec paire de Rois contre As-Q d’Icham Benhaddou qui font carré (!) à la river. Il sort avec 110000 dirhams, tout comme Mohamed Mehalleg, 8ème, également éliminé par Icham, qui est le bourreau officiel de la table.
Photo Winamax
Issam continue d’imprimer sa marque sur cette table finale en sortant Alexis Plumet (ci-dessus) en 7ème, avec As-J qui trouvent une quinte contre paire de 3 d’Alexis, malgré un brelan au board.
Après l’élimination de Gonzalo Serrano par Luis Cabello en 6ème position (200000 dirhams), c’est ensuite au tour de Mehdi Chaoui de faire les frais du rush d’Issam, qui le paye avec As-7 contre paire de 8. Qu’à cela ne tienne, Issam trouve deux 7 sur le board, et ils ne sont plus que 4 à table. Mehdi empoche 270000 dirhams.
Alors que les inscriptions au Day 1c touchent à leur fin, à quelques minutes du dinner-break et du Day 1d qui va se jouer en turbo, on croise de plus en plus de têtes connues, affublées du W rouge synonyme d’appartenance au Team W ou quelques WIP, souvent venus plus tôt que leurs aînés en technique GTO. De la sublime, forcément sublime, Erika Moulet (nous ne sommes pas objectifs) aux légendes comme Adrian Mateos, Davidi Kitai et Gus Hansen, notre photographe Jules Pochy a également croisé Kool Shen, Moundir, Julien Sitbon, Alexane Najchaus, Pierre Calamusa, Leo Margets et Romain Lewis.
Comme la salle principale est désormais remplie à ras bord, on est allés voir au rez-de-chaussée s’il y avait de l’action qu’on aurait manquée. Résultat, aux alentours de 16h, il sont une quarantaine réunis autour de 5 tables dans la salle habituellement dévolue au cash-game, et s’adonnent au même défi que leurs voisins du dessus, la cohue en moins. C’est dans cette ambiance bien plus feutrée que l’on tombe sur les derniers de la classe, ou plutôt les derniers entrants.
Les late-regs (ou les reentries) s’invitent ainsi dans cet écrin, et l’on y croise d’ailleurs Bruno Fitoussi pour son premier bullet du Main Event, mais aussi nombre de regs du circuit. Parmi eux, un visage enfoui sous une écharpe fine de couleur rouille, Fausto Munz, qu’on avait plutôt pris l’habitude de croiser un stylo à la main et debout derrière les tables, à faire (avec brio) son métier de couvreur pour, notamment, Winamax et, il y a bien longtemps, Poker52.
La table vient de se monter il y a un demi-tour de table seulement, et on compte déjà un éliminé. On ne connaîtra pas les détails de la confrontations sanglante, mais les masses ont déjà beaucoup bougé autour de la table (reste ici, me souffle un joueur qui a déjà doublé, ça va pas s’arrêter je sens..) et à la sixième main, la moitié du tapis d’un autre joueur y passe (plus de 30 000 jetons), tandis que le coup suivant, Fausto en UTG+2 relance à 2000 sur des blinde 400-800, relancé par la BB à 6000. C’est payé pour Fausto, qui tombe sur un flop drawy, avec 2 trèfles et cartes connectées. Bet de la BB, payé par Fausto, pour une turn qui fait entrer un tirage quinte par les deux bouts. Bet 15 000 de la BB, payé par Fausto. La river amène un nouveau trèfle pour un board qui peut faire peur à tout le monde… Bet de 35 000 de la BB, et Fausto va à tapis pour un peu plus du double. Depuis le début du coup, il cache mal son souffle saccadé, pris dans le feu de l’action : un tell qui peut dire tout, et son contraire (bluff ? main max ?). L’adversaire lâche ses cartes, et Fausto n’est pas busto.