Ewen Trévidy aura tenu aussi longtemps qu’il aura pu sur un tapis famélique, mais il sort finalement à la 4ème position.
Reste alors Luis Cabello, le dernier espagnol, à un peu moins de 15 millions, Christophe Beyer, le Red Diamond, autour de 25, et Issam Benhaddou à plus de 55. Luis Cabello ouvre un coup en relançant à 1,2 million. Christophe tri-bet à 4 millions, Issam jette rapidement, tapis annoncé côté Luis, payé dans la seconde par Christophe. Les jeux : K-10 de carreau opur Luis, K-Q de pique pour Christophe.
Il y a une grosse ambiance dans la salle, entre les supporters de Christophe et les Espagnols, également en nombre. Le board n’aide personne et les supporters du Français laissent éclater leur joie. Luis rejoint le rail, où il est interviewé par l’équipe Winamax.
Les deux finalistes sont connus et disparaissent rapidement pour négocier un deal – autorisé au Maroc. Ils décident de partager 787500 dirhams chacun et de se disputer 150000 dirhams (le restant) et le trophée.
Photo Winamax
Cette dernière phase va être expéditive, gagnée en quelques coups par Issam, qui aura finalement marché sur l’eau lors de cette 3ème journée. Avec cette victoire d’un local de l’étape, l’ambiance est à la liesse dans le casino. Tout le monde est très heureux de la manière dont ce Sismix – qui reprenait une tradition suspendue pendant un long moment – s’est déroulé et rendez-vous est pris pour remettre ça rapidement.
Alors que les inscriptions au Day 1c touchent à leur fin, à quelques minutes du dinner-break et du Day 1d qui va se jouer en turbo, on croise de plus en plus de têtes connues, affublées du W rouge synonyme d’appartenance au Team W ou quelques WIP, souvent venus plus tôt que leurs aînés en technique GTO. De la sublime, forcément sublime, Erika Moulet (nous ne sommes pas objectifs) aux légendes comme Adrian Mateos, Davidi Kitai et Gus Hansen, notre photographe Jules Pochy a également croisé Kool Shen, Moundir, Julien Sitbon, Alexane Najchaus, Pierre Calamusa, Leo Margets et Romain Lewis.
Comme la salle principale est désormais remplie à ras bord, on est allés voir au rez-de-chaussée s’il y avait de l’action qu’on aurait manquée. Résultat, aux alentours de 16h, il sont une quarantaine réunis autour de 5 tables dans la salle habituellement dévolue au cash-game, et s’adonnent au même défi que leurs voisins du dessus, la cohue en moins. C’est dans cette ambiance bien plus feutrée que l’on tombe sur les derniers de la classe, ou plutôt les derniers entrants.
Les late-regs (ou les reentries) s’invitent ainsi dans cet écrin, et l’on y croise d’ailleurs Bruno Fitoussi pour son premier bullet du Main Event, mais aussi nombre de regs du circuit. Parmi eux, un visage enfoui sous une écharpe fine de couleur rouille, Fausto Munz, qu’on avait plutôt pris l’habitude de croiser un stylo à la main et debout derrière les tables, à faire (avec brio) son métier de couvreur pour, notamment, Winamax et, il y a bien longtemps, Poker52.
La table vient de se monter il y a un demi-tour de table seulement, et on compte déjà un éliminé. On ne connaîtra pas les détails de la confrontations sanglante, mais les masses ont déjà beaucoup bougé autour de la table (reste ici, me souffle un joueur qui a déjà doublé, ça va pas s’arrêter je sens..) et à la sixième main, la moitié du tapis d’un autre joueur y passe (plus de 30 000 jetons), tandis que le coup suivant, Fausto en UTG+2 relance à 2000 sur des blinde 400-800, relancé par la BB à 6000. C’est payé pour Fausto, qui tombe sur un flop drawy, avec 2 trèfles et cartes connectées. Bet de la BB, payé par Fausto, pour une turn qui fait entrer un tirage quinte par les deux bouts. Bet 15 000 de la BB, payé par Fausto. La river amène un nouveau trèfle pour un board qui peut faire peur à tout le monde… Bet de 35 000 de la BB, et Fausto va à tapis pour un peu plus du double. Depuis le début du coup, il cache mal son souffle saccadé, pris dans le feu de l’action : un tell qui peut dire tout, et son contraire (bluff ? main max ?). L’adversaire lâche ses cartes, et Fausto n’est pas busto.