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Le Boa : "2012 a été une année compliquée"

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INTERVIEW EXCLUSIVE : Guillaume Darcourt, enfant terrible du poker français, est parti se ressourcer pour quelque temps en Amérique du Sud.

Poker 52 : Bonjour Guillaume Darcourt. Vous avez annoncé sur Facebook que vous comptiez faire un break du poker jusqu’au WPT Maurice début mars. La rumeur dit que vous êtes en Amérique du Sud, pouvez-vous confirmer ?

Guillaume Darcourt : Ça fait un moment que j’envisageais ce break. 2012 a été une année compliquée sur pas mal de plans pour moi. Ca se ressentait sur mon poker. Je suis effectivement en Amérique du Sud, en Colombie.

Poker 52 : Pourquoi cette destination ?

GD : C’est là qu’habite un de mes vieux amis. C’est sans doute la personne la mieux placée pour faire changer mes mauvaises habitudes. Il est bien connu que je n’écoute rien ni personne, à part quelques rares ! Mais il faut aller loin pour les trouver, en Colombie par exemple !

Poker 52 : Comptez-vous y rester après le WPT Maurice, ou allez-vous revenir en France ?

GD : Le but du break est de préparer mon année 2013. Ces deux mois devraient me remettre en forme, surtout mentalement. Je vais revenir en France.

Poker 52 : Est-ce que votre famille vous a suivi là-bas ?

GD : Non, je suis tout seul et vis presque en ermite, je sors à peine. Mes journées sont rythmées par beaucoup de conversations avec mon ami, de lectures et par la faim (je suis un régime spécial, ce n’est pas facile tous les jours!). J’appelle peu chez moi, ça me manque mais ça fait partie de ma thérapie.

Poker 52 : Allez-vous vraiment faire un jeûne total de poker pendant votre séjour ? En Amérique du sud, vous pourriez jouer dans les casinos locaux ou sur le “.com”.

GD : Je fais un jeûne total de live. Je joue un peu sur PMU.fr en Omaha mais c’est uniquement pour me distraire. Mon ami, pensant me faire plaisir, m’a emmené faire une tournée des casinos locaux peu après mon arrivée. Il a été déçu, et les autres joueurs aussi !

Poker 52 : Vous êtes membre de la team Pro PMU. Est ce que votre opérateur a été consulté avant de prendre votre décision de faire un break ?

GD : Évidemment ! Je souhaitais à l’origine faire mon break après les WSOPE, mais PMU n’était pas vraiment d’accord, en raison d’échéances importantes fin 2012. Mais je n’insisterais jamais assez sur le coté ‘humain » de l’équipe PMU. En décembre, c’est Stéphane Auffret (responsable de la salle PMU Poker) qui m’a demandé si je voulais toujours prendre du recul, malgré des tournois importants pour la room à Paris et Deauville. Merci Stéphane !

Poker 52 : Vous vous décrivez vous-même comme étant un joueur sulfureux, une « grande gueule ». Est-ce dans votre intention de changer cette image en évitant le feu des projecteurs pendant un certain temps ?

GD : Je ne me décris pas ainsi, c’est vous ça ! Je me décris plutôt comme beau, intelligent, et avec un peu de caractère ! Plus sérieusement non, ce n’est pas l’idée, je suis comme ça et je n’évite rien mais je me pose beaucoup de questions actuellement. Il fallait vraiment que je sois au calme et en compagnie de personnes plus sages que moi pour y réfléchir sereinement.

Poker 52 : Quelle est la performance qui vous tiens le plus à coeur ? J’imagine que la réponse se situe entre le WPT Bucarest 2010, que vous avez gagné, et votre performance aux WSOP 2011.

GD : Rien que pour vous contredire je dirais ma 3ème place au 3 000 $ No Limit Hold’em Triple Chance pendant les WSOP 2010. Mon titre WPT est un souvenir merveilleux mais ma table finale aux WSOP devant tout le contingent français survolté était un moment magique, incroyable.

Stephan Gerin et Caroline Darcourt, la femme de Guillaume, lors du 3 000 $ No Limit Hold’em Triple Chance

Poker 52 : Vous avez déclaré lors d’une interview pour le site www.20minutes.fr à propos de votre 35ème place au WSOP 2011: « Je laisse aux observateurs le soin de dire que c’est superbe, je suis encore dans le côté «frustrant»… ». Pensez-vous avoir le mental et le niveau technique suffisant pour rééditer prochainement cette performance ?

GD : J’ai donné cette interview peu de temps après la fin du tournoi. C’était clairement pas le moment ! En 2012, je n’avais clairement pas le mental pour refaire une telle performance. D’où l’intérêt d’essayer de me remettre en question, de travailler et de changer des choses. Mais statistiquement, personne n’est capable de faire 35ème sur 8000 régulièrement sur un tournoi dans l’année.

Poker 52 : C’est pas trop compliqué de trouver de la teinture rose fluo en Colombie ?

GD : Je n’ai même pas cherché ! Je pense que c’est fini ça.

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[Finale WiPT — Journal Off] Moi y’en a vouloir des sous

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Petit à petit, le field se rapproche « de l’argent ». Une obsession pour ces milliers de joueuses et joueurs qui se déplacent parfois depuis l’autre bout de la France afin de s’offrir un shot au prizepool juteux proposé par ce tournoi à seulement 500€ ? Pas certain, ou en tout cas, pas obligatoirement pour tout le monde. L’obsessions d’entrer dans l’argent (souvent pour un gain marginal, à moins d’atteindre le Top 20 du tournoi, surtout lorsqu’on a mis plusieurs bullets dans le tournoi, jusqu’à sept pour les plus opiniâtres) relève plus du défi personnel —inscrire sa première ou son enième ligne HendonMob, raconter à ses amis son run avant son badbeat qui met une halte définitive à tout rêve d’argent et de gloire— que d’un plan de carrière. Les pros, on le sait, sont de moins en moins présents dans les fields de poker, ce jeu de hasard et de talent (dans l’ordre inversé) étant devenu pour beaucoup un loisir, une récréation, une parenthèse qu’il faut garder enchantée.

Rien de plus frustrant, en effet, que de ne pouvoir jouer. Pour celui qui s’interdit de jeu comme pour celui qui y est tricard du boléro. En montant le long escalator qui amène au premier étage du Pasino Grand d’Aix-en-Provence, on glisse lentement, dans le brouhaha des jetons et des files de joueurs en attente d’un siège, au beau milieu des fanions qui ornent les murs, célébrant vainqueurs et héros du Winamax Poker Tour au fil des années. Parmi les visages en gros plan, cadrés serrés, une seule photo de groupe : celle de la « Team Big Roger », victorieuse en 2013 du seul tournoi par équipe proposé lors de ces festivals. Sur l’affiche, trois visages souriants, ceux de Stéphane Bazin (depuis très rare sur le circuit poker), Antonin Teisseire (omniprésent lors des tournois du sud-est de la France et sur le circuit Partouche) et Roger « Big » Hairabedian. Ce dernier, nous en avons déjà parlé in extenso lors d’une plongée tête la première dans son éternelle télé-(ir)réalité qu’il autoproduit chaque jour ses réseaux sociaux, annonce son éternel come-back. Mais ses courbes émotionnelles, tout aussi ascendantes que descendantes, ont rendu l’opération de plus en plus délicate. Chaque espoir s’ouvre teinté d’une seule crainte pour l’observateur empathique : que rien ne voit le jour, que tout s’effondre avant d’avoir été monté, voire esquissé.

On ne croisera pas Roger Hairabedian à Aix-en-Provence. Contempteur du online, ce n’est pas pour cette raison qu’il aurait décidé de skip un large field comme il les aime. L’homme a du talent —il en a toujours eu et, peu importe les années qui passent, il sait signer encore quelques belles places dans les casinos qui l’accueillent encore, comme le Circus à Paris— mais aussi le talent de se mettre à dos la terre entière, avec quelques obsessions à la clé en sus. On ne sait jamais vraiment, dans les nébuleux rebondissements qui peuplent ses dérives intimes, quelles sont les véritables raisons de ces interdictions de casino, fâcheries diverses et vendetta en ligne. Peut-être, finalement, n’est-ce pas la question principale.

« Les centaines de choses que l’on a faites de travers dans la vie. Pas forcément à dessein : elles ont pu se produire par stupidité, maladresse, inconscience, par mégarde, pure connerie, sans arrière-pensée« , lisait-on justement à quelques minutes du coup d’envoi du Day 1E en incipit d’un roman sublim,e Jours blancs (Jeroen Brouwers, 2013), sous le regard étincelant du Big Roger gagnant d’il y a une décennie. Le regard, depuis, s’est fait plus dur, parfois lucide, parfois désespéré, souvent encore joueur. « Il arrive qu’un souvenir insupportable s’en échappe, et pénètre soudain votre cerveau, pareil à un cambrioleur qui vous jette une corde à piano autour du cour, et nous serre la gorge. » Le souvenir de la victoire, de la gloire et de l’argent étrange ainsi au quotidien ceux qui ont connu de telles cîmes ; la respiration de ce millier d’anonymes qui se presse sur l’escalator menant à la table de tournoi n »est que régularité et stress positif.

Que faire, lorsqu’on ne peut plus jouer ? Lorsqu’on vit à distance les grands évènements sans, parfois, ne pouvoir y participer ? A l’époque de champions sublimes comme Stu Ungar, c’était la brokitude qui interdissait toute action. Dans sa biographie, écrite par Nolan Dalla (Joueur né, 2008), l’ancien champion du monde tourne en rond, imaginant les caves s’envoyer en l’air pendant que lui tourne en rond dans sa chambre d’hôtel miteuse du Gold Coast, à Las Vegas. En 2025, Roger Hairabedian a inventé d’autres expédients, intronisant à quelques semaines des grandes compétitions de l’année (WiPT, WSOPC, WSOP Vegas) une joueuse inconnue, Céline « Douceur » Beauchamp, 716$ au compteur de sa page HendonMob. Aux antipodes, donc, de Roger Hairabedian, 11ème joueur all time français et ses quelques 5 500 000$ de gain. On imagine, assez simplement, un contral moral de stacking avec celle qu’il estime « prête à faire de grandes choses dans le poker », sans en connaître plus de détails.

A la hargne et la grinta du parrain Hairabedian, succèderait donc la « douceur » de sa néo-protégée, Céline Beauchamp, qui a cette double tâche muette d’adoucir l’image du mentor et d’aller chercher la gagne là où les portes lui sont désormais fermées. Croisée par hasard à table lors du Day 1C de la finale du WiPT, on ne lui aura pas porté chance, puisqu’elle va sauter quelques secondes plus tard du tournoi principal. Si l’argent et la gloire médiatique sont au choix les deux mamelles qui sous-tendent le monde depuis l’époque pas si révolue de Jean Yanne (pour les plus jeunes, réalisateur & acteur anar-libertarien des années soixante), vivre par procuration le jeu, ses frissons et ses enjeux narcissiques, semble relever d’un lent supplice qu’on ne saurait conseiller à ses pires ennemis. Comment continuer à être, lorsqu’on a été ? Parmi la foule qui s’amasse au fur et à mesure que nous écrivons ces lignes, il y a sûrement dans cet horizon de rêves flottants au-dessus de chaque siège bien des nuances de fantasmes : l’action, le fun, la légende, la victoire et même la perte. Rien ne va plus, faites vos jeux.

(photo : Jules Pochy)

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[Finale WiPT – Day 1c] Les stars de Winamax se faufilent à travers le field

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Alors que les inscriptions au Day 1c touchent à leur fin, à quelques minutes du dinner-break et du Day 1d qui va se jouer en turbo, on croise de plus en plus de têtes connues, affublées du W rouge synonyme d’appartenance au Team W ou quelques WIP, souvent venus plus tôt que leurs aînés en technique GTO. De la sublime, forcément sublime, Erika Moulet (nous ne sommes pas objectifs) aux légendes comme Adrian Mateos, Davidi Kitai et Gus Hansen, notre photographe Jules Pochy a également croisé Kool Shen, Moundir, Julien Sitbon, Alexane Najchaus, Pierre Calamusa, Leo Margets et Romain Lewis.

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28 000 000€ garantis aux Winamax Series !

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Le printemps arrive, les arbres fleurissent, le soleil fait son apparition… et les Winamax Series aussi ! Du 6 au 17 avril, les joueurs ont rendez-vous avec plus de 300 tournois garantissant au total 28 millions d’euros. C’est ça qui fait des Winamax Series, le festival online le plus complet d’Europe.

C’est le grand départ d’une explosion de tournois qui ne laissera aucun aficionados de poker indifférent, avec une multitude d’épreuves pour tous les goûts.

Avec comme pierre angulaire son événement phare, le 3 Million Event (buy-in 125 €), les Winamax Series propose un cocktail de tournois toujours plus rafraîchissant adapté à tous les goûts et à toutes les bankrolls. Des tournois à partir de 2 € seront proposés, comme le Giant Space KO encore le High Five KO  à 5 € l’entrée. Pendant ces deux semaines, les spectaculaires Colossus Million KO (buy-in 20 €, 1 000 000 € garantis) et Million Event Mystery (buy-in 50 €, 1 000 000 € garantis) seront également de la partie.

Une nouveauté de cette édition des Winamax Series est le Gear 3 (buy-in 20 €, 20 000 € garantis), qui aura lieu chaque jour à 20h30 au format turbo.

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