Après une journée correcte hier en terme de niveau, on passe sensiblement la vitesse supérieure aujourd’hui avec un field des plus relevés. Autant vous dire que le tournoi n’a rien à envier aujourd’hui au circuit EPT. Tous les pros ont fait le déplacement en Autriche pour tenter de ramener le précieux bracelet à la maison.
Pratiquement chaque table offre un ou plusieurs joueurs connus. Quelques tablées sont d’ailleurs beaucoup plus relevées que les autres.
Voici pour vous le tour du propriétaire :
James Akenhead,Martins Adeniya et Michael Sebban
James Cody et Kristofer Thorsson
Youcef Benzerfa
Natalia Nikitina et Yohan Aubé
Maxim Kolosson (vainqueur du HR des FPS) et Tobias Reinkemaier
vovoleo (joueur PokerStrategy) et John O’shea
Tim «Nazgul»Kahlmeyer et Roberto Romanello
Paco Torres
Guillaume Darcourt
Thomas Bichon, Alex Kravchenko et Matthieu Sustrac
Daniel «Allanon»Drescher, Eric Haick, Arnaud Mattern et Marvin Rettenmaier
Aurélien Guiglini
Coralie Nauder et Paul Testud
Dan Muriaru, Martin Khabrel et Tsubasa «Tsubi» Manabe
Alain Roy
Gilbert Diaz et Philippe Ktorza
Per Linde et Jakob Carlsson
Jamel Maistriaux, Fabien Perrot, Davidi Kitai et Maxim Lykov
David Jaoui et Jimmy Ostensson
Nicolas Levi
Tristan Clémençon
Dominik Nitsche
Le temps de lister tous ces noms, j’apprends par Arnaud Mattern (merci les textos) qu’il s’est déjà servi dans le stack de Marvin Rettenmaier. Le français relance avec AK. Marvin paie en position. Le flop vient K84 avec deux cœurs. Arnaud check call l’attaque de l’allemand. Pareil sur le [3h] au turn malgré l’absence de cœur en main pour Mattern. Enfin l’histoire se répète sur le 9 river mais pour un déjà conséquent 2 600. Marvin montre alors KQ et reste sans voix tandis que les jetons vont vers son adversaire.
Alors que les inscriptions au Day 1c touchent à leur fin, à quelques minutes du dinner-break et du Day 1d qui va se jouer en turbo, on croise de plus en plus de têtes connues, affublées du W rouge synonyme d’appartenance au Team W ou quelques WIP, souvent venus plus tôt que leurs aînés en technique GTO. De la sublime, forcément sublime, Erika Moulet (nous ne sommes pas objectifs) aux légendes comme Adrian Mateos, Davidi Kitai et Gus Hansen, notre photographe Jules Pochy a également croisé Kool Shen, Moundir, Julien Sitbon, Alexane Najchaus, Pierre Calamusa, Leo Margets et Romain Lewis.
Comme la salle principale est désormais remplie à ras bord, on est allés voir au rez-de-chaussée s’il y avait de l’action qu’on aurait manquée. Résultat, aux alentours de 16h, il sont une quarantaine réunis autour de 5 tables dans la salle habituellement dévolue au cash-game, et s’adonnent au même défi que leurs voisins du dessus, la cohue en moins. C’est dans cette ambiance bien plus feutrée que l’on tombe sur les derniers de la classe, ou plutôt les derniers entrants.
Les late-regs (ou les reentries) s’invitent ainsi dans cet écrin, et l’on y croise d’ailleurs Bruno Fitoussi pour son premier bullet du Main Event, mais aussi nombre de regs du circuit. Parmi eux, un visage enfoui sous une écharpe fine de couleur rouille, Fausto Munz, qu’on avait plutôt pris l’habitude de croiser un stylo à la main et debout derrière les tables, à faire (avec brio) son métier de couvreur pour, notamment, Winamax et, il y a bien longtemps, Poker52.
La table vient de se monter il y a un demi-tour de table seulement, et on compte déjà un éliminé. On ne connaîtra pas les détails de la confrontations sanglante, mais les masses ont déjà beaucoup bougé autour de la table (reste ici, me souffle un joueur qui a déjà doublé, ça va pas s’arrêter je sens..) et à la sixième main, la moitié du tapis d’un autre joueur y passe (plus de 30 000 jetons), tandis que le coup suivant, Fausto en UTG+2 relance à 2000 sur des blinde 400-800, relancé par la BB à 6000. C’est payé pour Fausto, qui tombe sur un flop drawy, avec 2 trèfles et cartes connectées. Bet de la BB, payé par Fausto, pour une turn qui fait entrer un tirage quinte par les deux bouts. Bet 15 000 de la BB, payé par Fausto. La river amène un nouveau trèfle pour un board qui peut faire peur à tout le monde… Bet de 35 000 de la BB, et Fausto va à tapis pour un peu plus du double. Depuis le début du coup, il cache mal son souffle saccadé, pris dans le feu de l’action : un tell qui peut dire tout, et son contraire (bluff ? main max ?). L’adversaire lâche ses cartes, et Fausto n’est pas busto.