Expéditif. C’est le terme parfait pour qualifier ce Day 2. Imaginez un peu sur les 260 joueurs à s’être installés aux tables en début d’après midi, dix heures plus tard ils sont seulement 35 à avoir eu le droit de ranger leurs jetons dans un sac.
On aura tout connu aujourd’hui : des croissances exponentielles, des descentes aux enfers, des joueurs s’envolant, d’autres végétant et enfin mais surtout beaucoup de bustos. Nous n’étions pourtant pas sur d’atteindre l’argent. Mais les antes plus importantes que sur un EPT et surtout des rounds de 60 minutes au lieu de 75 sur l’European Poker Tour ont accéléré la cadence de manière impressionnante.
Avec autant d’éliminés le clan français a malheureusement payé un lourd tribut. Sur toute la colonie, deux irréductibles on réussi à se hisser dans les 35 derniers du tournoi. Tout d’abord Yohan Aubé qui en ayant commencé la journée avec 55k la termine avec 357k. Il a monté rapidement des jetons pour atteindre les 300k puis n’a plus trop bougé passant ce Day 2 sans embûche.
Le second est Marc Inizan qui aura connu une journée bien différente. Il va tout d’abord s’envoler atteignant en deux niveaux à peine les 220k. Puis va alors commencer une lente chute aux enfers. Il ne réussira à se sortir de l’épreuve de la bulle que grâce à son talent. Une fois payée il réussit l’incroyable performance de faire fructifier ses 55k en 400k. De quoi pouvoir attaquer tranquillement la journée demain.
Mention spéciale également pour nos deux amis belges : Joel Benzinou et Coralie Nauder. Le Team Pro Titan aura tutoyé les sommets tout au long du Day 2 pour se casser les dents dans le dernier niveau face à deux as. Il reviendra demain avec 13BB et devra rapidement trouver un bon spot. La Team Pro 770 a pour sa part monter progressivement des jetons, profitant du fait que ses adversaires ne la croit jamais. Elle termine avec 514k.
Le chipleader à la fin de la journée est le danois Simon Ramsback avec 1 194k.
Peu importe les buy-in, l’enjeu des vrais champions est d’aborder chaque compétition avec le même sérieux et la même constance. C’est le cas du « meilleur joueur du monde » —titre décerné par quasiment tous ses contemporains à Adrian Mateos, du Team W— qui revient pour l’avant-dernier jour de la compétition avec un tapis au-dessus de l’average.
Parmi le restant du field, on compte également un visage révélé l’an dernier à la même époque et lors de la même compétition : Jeremy Cauchard, qui peut donc rêver d’un back-to-back! Aujourd’hui, les choses les plus sérieuses vont s’accélérer, jusqu’à atteindre la finale!
Alors que la barre des 100 joueurs restants a été dépassée après le dinner-break, les organisateurs ont décidé de clore à 64 joueurs left et non plus 72 au vu de l’avancée de la compétition – c’est toujours cela de moins à vivre demain!
À cote, le high-roller a 1000€ fait salle comble, en plus du petit 150€ typique d’un tournoi de samedi soir. Dans le HR, on croise les joueurs habituels du festival, dont la championne d’échec Almira Skripchenko, Antonin Teisseire, Philippe Ktorza, Moundir, Gaëlle Baumann, Bruno Fitoussi, etc.
C’est la foule des week-ends et des fins de festivals ici au Pasino Grand, et on se presse pour venir jouer le maximum de compétition, même pour le plus gros tournoi, le high roller a 1000€ démarré à 17h, avant de marquer une pause très vite dès 19h pour le dinner break. Passage en revue des visages familiers du field!