Le premier jour du WPTn Marrakech vient de se terminer après dix niveaux de 60 minutes !
Une fin de Day assez rocambolesque puisque le chipleader m’a filé entre les doigts .. En effet Kamal Sefrioui très connu du casino notamment pour sa victoire lors du High Roller Sismix ou encore sa bulle lors du WSOP Circuit termine en position de chipleader avec 260 000 jetons :
Ils étaient 448 aujourd’hui à se présenter et 87 d’entre eux ont opté pour un re-entry.
Mais malgré ça, nous avons perdu : Alexandre Réard, Jacques Guenni, Alexandra Petitjean, La Fouine, Sonny Franco, Guillaume Darcourt, Louis Linard, Clément Thumy, Steven Moreau, Mickael Azoulay ..
Dans le dernier niveau, c’est Romain Lewis qui a connu un run magnifique le faisant passer de 90 000 à 194 000 jetons :
Avec notamment un coup marrant ou il défend sa petite blinde avec Q6 trouvant un flop KQ6, il check et paye les 3000 demandé par le joueur en MP mais la BB raise à 8500 qui effraie le joueur en MP et déclenche un 20 000 chez Romain. La BB revient à la charge avec 45 000 jetons et Romain shove, lui restant seulement quelques jetons à rajouter la BB paye avec K8 .. Deux briques plus tard il monte à 180 000 puis dépasse les 200 000 avec KK contre AQ avant d’en perdre quelques un avec les valets contre les rois, le bordelais termine tout de même avec un très beau stack de 194 000 jetons.
Demain à 12h ils seront 179 joueurs à reprendre sur le Niveau 11 : 600/1200 ante 100.
Rappelons que les inscriptions tardives peuvent se faire jusqu’à demain avec le début du Day 2 !
Le quatrième Day1 de la finale WiPT vient de débuter il y a deux heures et on compte déjà 134 entrants – surtout de la part de malgreux éliminés du jour précédent… Avant la cohue du 1E 35 en parallèle des 936 joueurs du Day 1C doté d’une bulle à 156 joueurs, une vingtaine de qualifiés devraient se sortir de ce turbo de nuit. Petit tour du field par Jules Pochy.
Alors que les inscriptions au Day 1c touchent à leur fin, à quelques minutes du dinner-break et du Day 1d qui va se jouer en turbo, on croise de plus en plus de têtes connues, affublées du W rouge synonyme d’appartenance au Team W ou quelques WIP, souvent venus plus tôt que leurs aînés en technique GTO. De la sublime, forcément sublime, Erika Moulet (nous ne sommes pas objectifs) aux légendes comme Adrian Mateos, Davidi Kitai et Gus Hansen, notre photographe Jules Pochy a également croisé Kool Shen, Moundir, Julien Sitbon, Alexane Najchaus, Pierre Calamusa, Leo Margets et Romain Lewis.
Comme la salle principale est désormais remplie à ras bord, on est allés voir au rez-de-chaussée s’il y avait de l’action qu’on aurait manquée. Résultat, aux alentours de 16h, il sont une quarantaine réunis autour de 5 tables dans la salle habituellement dévolue au cash-game, et s’adonnent au même défi que leurs voisins du dessus, la cohue en moins. C’est dans cette ambiance bien plus feutrée que l’on tombe sur les derniers de la classe, ou plutôt les derniers entrants.
Les late-regs (ou les reentries) s’invitent ainsi dans cet écrin, et l’on y croise d’ailleurs Bruno Fitoussi pour son premier bullet du Main Event, mais aussi nombre de regs du circuit. Parmi eux, un visage enfoui sous une écharpe fine de couleur rouille, Fausto Munz, qu’on avait plutôt pris l’habitude de croiser un stylo à la main et debout derrière les tables, à faire (avec brio) son métier de couvreur pour, notamment, Winamax et, il y a bien longtemps, Poker52.
La table vient de se monter il y a un demi-tour de table seulement, et on compte déjà un éliminé. On ne connaîtra pas les détails de la confrontations sanglante, mais les masses ont déjà beaucoup bougé autour de la table (reste ici, me souffle un joueur qui a déjà doublé, ça va pas s’arrêter je sens..) et à la sixième main, la moitié du tapis d’un autre joueur y passe (plus de 30 000 jetons), tandis que le coup suivant, Fausto en UTG+2 relance à 2000 sur des blinde 400-800, relancé par la BB à 6000. C’est payé pour Fausto, qui tombe sur un flop drawy, avec 2 trèfles et cartes connectées. Bet de la BB, payé par Fausto, pour une turn qui fait entrer un tirage quinte par les deux bouts. Bet 15 000 de la BB, payé par Fausto. La river amène un nouveau trèfle pour un board qui peut faire peur à tout le monde… Bet de 35 000 de la BB, et Fausto va à tapis pour un peu plus du double. Depuis le début du coup, il cache mal son souffle saccadé, pris dans le feu de l’action : un tell qui peut dire tout, et son contraire (bluff ? main max ?). L’adversaire lâche ses cartes, et Fausto n’est pas busto.