Des lunettes de vue, voilà le prochain achat que pourrait faire Ronan Collet. Le membre de la Team Weakners, vient en effet de perdre cher suite à une erreur de lecture.
Après avoir 3-bet prélflop à 1 175 suite à une relance adverse, il va découvrir le flop [kd] [qd] [9d] après que son rival ait call.
Son adversaire , Thierry Morel (qualifié PMU)check all alors son continuation bet de 725. La situation se répète sur le [4c] au turn mais pour 2 625 ce coup-ci.
Puis sur le [3c] river, le premier joueur donk bet 10k. Un gros overbet qui ne semble pas inquiéter Ronan qui retourne confiant [qc] [qh]. Oui mais voilà en face son opposant montre [ad] [7d] pour la flush max. Mais quand la croupière commence à envoyer vers les jetons à son opposé, Ronando ne comprend pas et lui montre le brelan. Il faudra quelques secondes au jeune français pour se rendre compte de son erreur et voir son stack tombé à 22k à la pause.
Pause qui tombe au moment pour Ronan qui peut aller ainsi détilter sur la terrasse et retrouvez ses petits camarades qui nous fournissent la taille de leur stack au passage :
Léo Truche : 42k
Valentin Messina : 42 675
Marc Inizan : 23k
Ilan Boujenah : 25k («Si je continue de jouer comme ça dans une heure j’ai bust ou je suis à 100k)
Alors que les inscriptions au Day 1c touchent à leur fin, à quelques minutes du dinner-break et du Day 1d qui va se jouer en turbo, on croise de plus en plus de têtes connues, affublées du W rouge synonyme d’appartenance au Team W ou quelques WIP, souvent venus plus tôt que leurs aînés en technique GTO. De la sublime, forcément sublime, Erika Moulet (nous ne sommes pas objectifs) aux légendes comme Adrian Mateos, Davidi Kitai et Gus Hansen, notre photographe Jules Pochy a également croisé Kool Shen, Moundir, Julien Sitbon, Alexane Najchaus, Pierre Calamusa, Leo Margets et Romain Lewis.
Comme la salle principale est désormais remplie à ras bord, on est allés voir au rez-de-chaussée s’il y avait de l’action qu’on aurait manquée. Résultat, aux alentours de 16h, il sont une quarantaine réunis autour de 5 tables dans la salle habituellement dévolue au cash-game, et s’adonnent au même défi que leurs voisins du dessus, la cohue en moins. C’est dans cette ambiance bien plus feutrée que l’on tombe sur les derniers de la classe, ou plutôt les derniers entrants.
Les late-regs (ou les reentries) s’invitent ainsi dans cet écrin, et l’on y croise d’ailleurs Bruno Fitoussi pour son premier bullet du Main Event, mais aussi nombre de regs du circuit. Parmi eux, un visage enfoui sous une écharpe fine de couleur rouille, Fausto Munz, qu’on avait plutôt pris l’habitude de croiser un stylo à la main et debout derrière les tables, à faire (avec brio) son métier de couvreur pour, notamment, Winamax et, il y a bien longtemps, Poker52.
La table vient de se monter il y a un demi-tour de table seulement, et on compte déjà un éliminé. On ne connaîtra pas les détails de la confrontations sanglante, mais les masses ont déjà beaucoup bougé autour de la table (reste ici, me souffle un joueur qui a déjà doublé, ça va pas s’arrêter je sens..) et à la sixième main, la moitié du tapis d’un autre joueur y passe (plus de 30 000 jetons), tandis que le coup suivant, Fausto en UTG+2 relance à 2000 sur des blinde 400-800, relancé par la BB à 6000. C’est payé pour Fausto, qui tombe sur un flop drawy, avec 2 trèfles et cartes connectées. Bet de la BB, payé par Fausto, pour une turn qui fait entrer un tirage quinte par les deux bouts. Bet 15 000 de la BB, payé par Fausto. La river amène un nouveau trèfle pour un board qui peut faire peur à tout le monde… Bet de 35 000 de la BB, et Fausto va à tapis pour un peu plus du double. Depuis le début du coup, il cache mal son souffle saccadé, pris dans le feu de l’action : un tell qui peut dire tout, et son contraire (bluff ? main max ?). L’adversaire lâche ses cartes, et Fausto n’est pas busto.