Coup de sifflet final de la première journée introductive des WSOP C Marrakech. Après douze niveaux de 45 minutes, il ne reste plus que 55 joueurs encore en vie sur les 146 entrées enregistrées (12 re-entry, moyenne à 79 636 jetons). L’affluence est en légère baisse comparé à l’édition précédente, qui avait attiré 171 joueurs autour des tables.
Cela n’a pas empêché certains d’en mettre littéralement partout, à base de cold 4-bet, check-raise tapis river ou craquage complet pour d’autres. On ne va pas se mentir, c’est tout ce qu’on aime. Concrètement, le statut de chipleader est attribué à Sofian Benaissa, qui n’a pas arrêté de monter des jetons au cours de la journée, notamment grâce à un carré de neuf bien rentabilisé. Bravo à lui.
Le team pro Winamax Guillaume Diaz a lui connu les montagnes russes. Tombé à 8000 jetons, Volatile s’est vaillamment battu pour remonter à 62 700 jetons. On retrouvera également Pierre Neuville (101 400), Rebecca Gerin (93 000), Paul-François Tedeschi (35 100), Jimmy Kebe (142 000) ou encore Barny Boatman (91 400).
Concernant les éliminations, on peut citer : l’équipe de Club Poker Radio Comanche, Olivier P., et Mika Busto, mais aussi Brian Benhamou, Sonny Franco, Isabel Baltazar, Fabrice Casano, Nicolas Le Floch, Kalidou Sow, Nicolas Lecoeur et Akim Aouin.
Demain, même formule : rendez-vous à 13h pour le Day 1B, où l’affluence risque de monter en flèche. D’ici là, je vous souhaite à tous une agréable soirée. Peace.
Chipcount complet (merci à Veunstyle de ClubPoker, notre héros) :
Sofian Benaissa : 248 300
Loic Blarez : 232 000
Jimmy Kebe : 166 000
Achille Voltolina : 147 000
Fernando G : 130 500
Pona : 128 500
Kuljinder Sidhu : 126 400
David Duoek : 110 400
Choukri Cherqui : 104 400
Pierre Neuville : 101 400
Alors que les inscriptions au Day 1c touchent à leur fin, à quelques minutes du dinner-break et du Day 1d qui va se jouer en turbo, on croise de plus en plus de têtes connues, affublées du W rouge synonyme d’appartenance au Team W ou quelques WIP, souvent venus plus tôt que leurs aînés en technique GTO. De la sublime, forcément sublime, Erika Moulet (nous ne sommes pas objectifs) aux légendes comme Adrian Mateos, Davidi Kitai et Gus Hansen, notre photographe Jules Pochy a également croisé Kool Shen, Moundir, Julien Sitbon, Alexane Najchaus, Pierre Calamusa, Leo Margets et Romain Lewis.
Comme la salle principale est désormais remplie à ras bord, on est allés voir au rez-de-chaussée s’il y avait de l’action qu’on aurait manquée. Résultat, aux alentours de 16h, il sont une quarantaine réunis autour de 5 tables dans la salle habituellement dévolue au cash-game, et s’adonnent au même défi que leurs voisins du dessus, la cohue en moins. C’est dans cette ambiance bien plus feutrée que l’on tombe sur les derniers de la classe, ou plutôt les derniers entrants.
Les late-regs (ou les reentries) s’invitent ainsi dans cet écrin, et l’on y croise d’ailleurs Bruno Fitoussi pour son premier bullet du Main Event, mais aussi nombre de regs du circuit. Parmi eux, un visage enfoui sous une écharpe fine de couleur rouille, Fausto Munz, qu’on avait plutôt pris l’habitude de croiser un stylo à la main et debout derrière les tables, à faire (avec brio) son métier de couvreur pour, notamment, Winamax et, il y a bien longtemps, Poker52.
La table vient de se monter il y a un demi-tour de table seulement, et on compte déjà un éliminé. On ne connaîtra pas les détails de la confrontations sanglante, mais les masses ont déjà beaucoup bougé autour de la table (reste ici, me souffle un joueur qui a déjà doublé, ça va pas s’arrêter je sens..) et à la sixième main, la moitié du tapis d’un autre joueur y passe (plus de 30 000 jetons), tandis que le coup suivant, Fausto en UTG+2 relance à 2000 sur des blinde 400-800, relancé par la BB à 6000. C’est payé pour Fausto, qui tombe sur un flop drawy, avec 2 trèfles et cartes connectées. Bet de la BB, payé par Fausto, pour une turn qui fait entrer un tirage quinte par les deux bouts. Bet 15 000 de la BB, payé par Fausto. La river amène un nouveau trèfle pour un board qui peut faire peur à tout le monde… Bet de 35 000 de la BB, et Fausto va à tapis pour un peu plus du double. Depuis le début du coup, il cache mal son souffle saccadé, pris dans le feu de l’action : un tell qui peut dire tout, et son contraire (bluff ? main max ?). L’adversaire lâche ses cartes, et Fausto n’est pas busto.