Les deux revenants sont clairement Sébastien Lesoif, qualifié via un satellite Winamax et Gautier Lucas : les deux joueurs étaient les short-stack il y a encore deux heures et les voilà revenus à un niveau de jetons proche de la moyenne à l’entame de cette dernière table.
Quant aux deux chipleaders, ils ont fière allure, avec Omar Lakhdari qui pointe à deux averages, suivi de près par la team pro Winamax Alexane Najchaus.
Avec trois qualifiés, dont un sur le freeroll de Lyon (Rémi Debord), deux joueurs au statut Red Diamond et une team pro, Winamax tient sa table de rêve !
Et dès la reprise du jeu, un premier sortant est annoncé. Sans surprise, il s’agit de Christophe Beyer, l’un des deux Red Diamond, qui avec 7 blinds, était contraint à agir ou à subir. Son élimination en 9ème place pour un gain de 15 000 euros, met un terme à ce jour 3 et ouvre la voie à la table finale officielle, demain lundi à 14 heures.
Christophe Beyer, éliminé en 9ème place, le dernier joueur éliminé de la journée
Le vainqueur aura encore fort à faire pour s’imposer compte tenu de la qualité des joueurs encore présents. Pour avoir vaincu un field record de 2987 joueurs, il repartira avec la fameuse épée et un chèque de 155 000 euros.
La table finale à neuf : le seul qui ne reviendra pas demain est donc Christophe Beyer (rang assis, second en partant de la droite, en sweat blanc). Le premier sortant de la table finale de demain repartira avec 20 000 euros garantis : de quoi motiver les joueurs à revenir en forme. Le vainqueur prendra quant à lui 155 000 euros.
Et on ne termine pas un tournoi Winamax sans une photo souvenir de celle qui immortalise les plus beaux moments de ces événements, Caroline Darcourt, en pleine action pour tirer le portrait des neufs finalistes
Composition et chipcount de la table finale à 9 joueurs :
Alors que les inscriptions au Day 1c touchent à leur fin, à quelques minutes du dinner-break et du Day 1d qui va se jouer en turbo, on croise de plus en plus de têtes connues, affublées du W rouge synonyme d’appartenance au Team W ou quelques WIP, souvent venus plus tôt que leurs aînés en technique GTO. De la sublime, forcément sublime, Erika Moulet (nous ne sommes pas objectifs) aux légendes comme Adrian Mateos, Davidi Kitai et Gus Hansen, notre photographe Jules Pochy a également croisé Kool Shen, Moundir, Julien Sitbon, Alexane Najchaus, Pierre Calamusa, Leo Margets et Romain Lewis.
Comme la salle principale est désormais remplie à ras bord, on est allés voir au rez-de-chaussée s’il y avait de l’action qu’on aurait manquée. Résultat, aux alentours de 16h, il sont une quarantaine réunis autour de 5 tables dans la salle habituellement dévolue au cash-game, et s’adonnent au même défi que leurs voisins du dessus, la cohue en moins. C’est dans cette ambiance bien plus feutrée que l’on tombe sur les derniers de la classe, ou plutôt les derniers entrants.
Les late-regs (ou les reentries) s’invitent ainsi dans cet écrin, et l’on y croise d’ailleurs Bruno Fitoussi pour son premier bullet du Main Event, mais aussi nombre de regs du circuit. Parmi eux, un visage enfoui sous une écharpe fine de couleur rouille, Fausto Munz, qu’on avait plutôt pris l’habitude de croiser un stylo à la main et debout derrière les tables, à faire (avec brio) son métier de couvreur pour, notamment, Winamax et, il y a bien longtemps, Poker52.
La table vient de se monter il y a un demi-tour de table seulement, et on compte déjà un éliminé. On ne connaîtra pas les détails de la confrontations sanglante, mais les masses ont déjà beaucoup bougé autour de la table (reste ici, me souffle un joueur qui a déjà doublé, ça va pas s’arrêter je sens..) et à la sixième main, la moitié du tapis d’un autre joueur y passe (plus de 30 000 jetons), tandis que le coup suivant, Fausto en UTG+2 relance à 2000 sur des blinde 400-800, relancé par la BB à 6000. C’est payé pour Fausto, qui tombe sur un flop drawy, avec 2 trèfles et cartes connectées. Bet de la BB, payé par Fausto, pour une turn qui fait entrer un tirage quinte par les deux bouts. Bet 15 000 de la BB, payé par Fausto. La river amène un nouveau trèfle pour un board qui peut faire peur à tout le monde… Bet de 35 000 de la BB, et Fausto va à tapis pour un peu plus du double. Depuis le début du coup, il cache mal son souffle saccadé, pris dans le feu de l’action : un tell qui peut dire tout, et son contraire (bluff ? main max ?). L’adversaire lâche ses cartes, et Fausto n’est pas busto.