Après un premier niveau de jeu mené tambour battant, déjà 4 joueurs ont quitté la salle de tournoi : Sébastien Cazorla (32ème) pour 2650 euros, puis Thimothé Jousse (31ème), Sylvain Couturier (30ème) et Florent Mondolini (29ème) tous pour 3100 euros. Tous se situaient en début de journée dans la seconde moitié du classement en jetons.
Un petit tapis qui a bien fait fructifier son pécule, c’est Gautier Lucas, short-stack, qui double face à l’autrichien Moser avec une paire d’As trouvée right on time en BB contre les Six adverses au bouton. Le voilà qui, un peu, de la zone rouge.
Ne vous y trompez pas : Alexandre de Zutter ne fait pas la grimace, c’est bien lui qui vient de prendre un coup face à l’autrichien Moser
Alexander Moser, décidément très actif, lui qui débutait avec le 7ème plus gros tapis, enchaîne le coup suivant avec 3bet à 760k préflop face à une ouverture d’Alexandre de Zutter pour 350k. En small blind, Gautier Lucas ne voit pas le re-raise et commence à payer la mise de Zutter… qu’il doit donc compléter à hauteur de celle de Moser. Sébastien Lesoif en big blind rend sagement ses cartes et de Zutter complète pour découvrir un flop à trois : . Les trois joueurs checkent et la turn entraîne à nouveau de l’action, avec un bet à 1075k de Zutter, payé par Moser et décliné par Lucas. C’est un heads up qui découvre le river et de Zutter annonce all-in, invitation rapidement refusée par l’autrichien. Très beau pot pour Alexander, qui offre la possibilité à ses adversaires de retourner une de ses cartes au choix. Ce sera un qui sera ainsi dévoilé. Papiers en règle ?
Alors que les inscriptions au Day 1c touchent à leur fin, à quelques minutes du dinner-break et du Day 1d qui va se jouer en turbo, on croise de plus en plus de têtes connues, affublées du W rouge synonyme d’appartenance au Team W ou quelques WIP, souvent venus plus tôt que leurs aînés en technique GTO. De la sublime, forcément sublime, Erika Moulet (nous ne sommes pas objectifs) aux légendes comme Adrian Mateos, Davidi Kitai et Gus Hansen, notre photographe Jules Pochy a également croisé Kool Shen, Moundir, Julien Sitbon, Alexane Najchaus, Pierre Calamusa, Leo Margets et Romain Lewis.
Comme la salle principale est désormais remplie à ras bord, on est allés voir au rez-de-chaussée s’il y avait de l’action qu’on aurait manquée. Résultat, aux alentours de 16h, il sont une quarantaine réunis autour de 5 tables dans la salle habituellement dévolue au cash-game, et s’adonnent au même défi que leurs voisins du dessus, la cohue en moins. C’est dans cette ambiance bien plus feutrée que l’on tombe sur les derniers de la classe, ou plutôt les derniers entrants.
Les late-regs (ou les reentries) s’invitent ainsi dans cet écrin, et l’on y croise d’ailleurs Bruno Fitoussi pour son premier bullet du Main Event, mais aussi nombre de regs du circuit. Parmi eux, un visage enfoui sous une écharpe fine de couleur rouille, Fausto Munz, qu’on avait plutôt pris l’habitude de croiser un stylo à la main et debout derrière les tables, à faire (avec brio) son métier de couvreur pour, notamment, Winamax et, il y a bien longtemps, Poker52.
La table vient de se monter il y a un demi-tour de table seulement, et on compte déjà un éliminé. On ne connaîtra pas les détails de la confrontations sanglante, mais les masses ont déjà beaucoup bougé autour de la table (reste ici, me souffle un joueur qui a déjà doublé, ça va pas s’arrêter je sens..) et à la sixième main, la moitié du tapis d’un autre joueur y passe (plus de 30 000 jetons), tandis que le coup suivant, Fausto en UTG+2 relance à 2000 sur des blinde 400-800, relancé par la BB à 6000. C’est payé pour Fausto, qui tombe sur un flop drawy, avec 2 trèfles et cartes connectées. Bet de la BB, payé par Fausto, pour une turn qui fait entrer un tirage quinte par les deux bouts. Bet 15 000 de la BB, payé par Fausto. La river amène un nouveau trèfle pour un board qui peut faire peur à tout le monde… Bet de 35 000 de la BB, et Fausto va à tapis pour un peu plus du double. Depuis le début du coup, il cache mal son souffle saccadé, pris dans le feu de l’action : un tell qui peut dire tout, et son contraire (bluff ? main max ?). L’adversaire lâche ses cartes, et Fausto n’est pas busto.