Les éliminations continuent à un bon rythme, avec notamment Raphaël Dubreuil (43ème), Bruno Dindelli (44ème) ou Stanislas Ivanov (45ème).
Omar Lakhdari a sorti également un joueur, toujours avec les Neufs en main, qui semblent lui réussir ce soir.
Frédéric Pasquier a également été éliminé en 41ème position pour un gain de 2300 euros. Cet ancien courtier de la Française des Jeux, vrai mordu de jeu et grand amateur de vins, nous raconte sa sortie : « Je perds un gros coup à tapis préflop avec les Neufs en main face à As Six. J’ai à peu près deux fois le tapis adverse et je call son tapis rapidement. Au flop, on trouve As Six Neuf« , soit deux paires face à brelan floppé. Et d’ajouter : »Il ne reste qu’un as dans le paquet parce qu’un joueur me dit qu’il en avait un… et bam, à la turn, le dernier As ! » complète-t-il philosophe.
Récent finaliste de l’African Series of Poker à l’île Maurice (avec une belle 7ème place), Fred Pasquier est tellement mordu de jeu qu’il en fait son business. Sa société MonTapisDeJeux.com en produit environ 30 000 par an, dont ceux sur lesquels tous les joueurs ont joué pendant ce week-end ! Une belle réussite qui lui permet de vivre de sa passion. Qui dit mieux ?
Frédéric Pasquier aura joint l’utile à l’agréable pendant son séjour parisien, associant son business de tapis de jeux à sa passion pour le poker, avant de rejoindre sa ville du Mans où il réside
Alors que les inscriptions au Day 1c touchent à leur fin, à quelques minutes du dinner-break et du Day 1d qui va se jouer en turbo, on croise de plus en plus de têtes connues, affublées du W rouge synonyme d’appartenance au Team W ou quelques WIP, souvent venus plus tôt que leurs aînés en technique GTO. De la sublime, forcément sublime, Erika Moulet (nous ne sommes pas objectifs) aux légendes comme Adrian Mateos, Davidi Kitai et Gus Hansen, notre photographe Jules Pochy a également croisé Kool Shen, Moundir, Julien Sitbon, Alexane Najchaus, Pierre Calamusa, Leo Margets et Romain Lewis.
Comme la salle principale est désormais remplie à ras bord, on est allés voir au rez-de-chaussée s’il y avait de l’action qu’on aurait manquée. Résultat, aux alentours de 16h, il sont une quarantaine réunis autour de 5 tables dans la salle habituellement dévolue au cash-game, et s’adonnent au même défi que leurs voisins du dessus, la cohue en moins. C’est dans cette ambiance bien plus feutrée que l’on tombe sur les derniers de la classe, ou plutôt les derniers entrants.
Les late-regs (ou les reentries) s’invitent ainsi dans cet écrin, et l’on y croise d’ailleurs Bruno Fitoussi pour son premier bullet du Main Event, mais aussi nombre de regs du circuit. Parmi eux, un visage enfoui sous une écharpe fine de couleur rouille, Fausto Munz, qu’on avait plutôt pris l’habitude de croiser un stylo à la main et debout derrière les tables, à faire (avec brio) son métier de couvreur pour, notamment, Winamax et, il y a bien longtemps, Poker52.
La table vient de se monter il y a un demi-tour de table seulement, et on compte déjà un éliminé. On ne connaîtra pas les détails de la confrontations sanglante, mais les masses ont déjà beaucoup bougé autour de la table (reste ici, me souffle un joueur qui a déjà doublé, ça va pas s’arrêter je sens..) et à la sixième main, la moitié du tapis d’un autre joueur y passe (plus de 30 000 jetons), tandis que le coup suivant, Fausto en UTG+2 relance à 2000 sur des blinde 400-800, relancé par la BB à 6000. C’est payé pour Fausto, qui tombe sur un flop drawy, avec 2 trèfles et cartes connectées. Bet de la BB, payé par Fausto, pour une turn qui fait entrer un tirage quinte par les deux bouts. Bet 15 000 de la BB, payé par Fausto. La river amène un nouveau trèfle pour un board qui peut faire peur à tout le monde… Bet de 35 000 de la BB, et Fausto va à tapis pour un peu plus du double. Depuis le début du coup, il cache mal son souffle saccadé, pris dans le feu de l’action : un tell qui peut dire tout, et son contraire (bluff ? main max ?). L’adversaire lâche ses cartes, et Fausto n’est pas busto.