Nacho Barbero, sur le point de dévorer son adversaire
Niveau 27 (10000/20000) – 128 joueurs. Le célèbre joueur argentin Nacho Barbero, présent à Madrid pour rendre visite à son ami Mustapha Kanit (merci à David P. pour cette information), ne se débrouille pas trop mal au Main Event pour un touriste. Les jetons oranges de 25k que vous voyez entre ses mains ont fait leur apparition il y a une heure ou deux, et il n’hésite pas à les utiliser pour mettre à tapis son adversaire, Titas Garcierius, sur un flop J-8-3 tout à coeur. Titas herocall avec K-8 de carreau, ne croyant apparemment pas l’histoire de Barbero qui lui montre deux dames. Pas de 8 à la river pour sauver Titas, qui doit empocher 1250 euros avec sa sortie.
Titas se demande s’il n’aurait pas dû ajouter foi à l’histoire de NachoAlexis Bouvier et Shi Shi jouent au coude à coude
Quel est le mystère derrière le surnom de Shi Shi ? Il me l’a expliqué ce matin : il était fan du jeu Shinobi quand il était petit, au point de demander à sa grand-mère de lui faire une longue écharpe rouge. Ses camarades de classe ont commencé à l’appeler comme ça, puis le surnom Shi Shi s’est imposé. Alexis Bouvier, qui la rejoint à sa table, paye volontiers le tapis d’un joueur à l’opposé avec son As-Roi off contre As-9 de carreau. Un coup pour rien, puisque 5 piques sortent au board et que personne n’en a.
Sur la table télé, Alexandre Dana part à tapis avec K-J, payé par Christopher Minano Leal avec paire de 9. Le board sort J-8-2-K, jusqu’ici tout allait bien pour Alexandre et puis le 9 à la river termine brutalement son tournoi.
Alexandre Dana ne peut y croireChristopher est lui-même conscient qu’il revient de loin
Le quatrième Day1 de la finale WiPT vient de débuter il y a deux heures et on compte déjà 134 entrants – surtout de la part de malgreux éliminés du jour précédent… Avant la cohue du 1E 35 en parallèle des 936 joueurs du Day 1C doté d’une bulle à 156 joueurs, une vingtaine de qualifiés devraient se sortir de ce turbo de nuit. Petit tour du field par Jules Pochy.
Alors que les inscriptions au Day 1c touchent à leur fin, à quelques minutes du dinner-break et du Day 1d qui va se jouer en turbo, on croise de plus en plus de têtes connues, affublées du W rouge synonyme d’appartenance au Team W ou quelques WIP, souvent venus plus tôt que leurs aînés en technique GTO. De la sublime, forcément sublime, Erika Moulet (nous ne sommes pas objectifs) aux légendes comme Adrian Mateos, Davidi Kitai et Gus Hansen, notre photographe Jules Pochy a également croisé Kool Shen, Moundir, Julien Sitbon, Alexane Najchaus, Pierre Calamusa, Leo Margets et Romain Lewis.
Comme la salle principale est désormais remplie à ras bord, on est allés voir au rez-de-chaussée s’il y avait de l’action qu’on aurait manquée. Résultat, aux alentours de 16h, il sont une quarantaine réunis autour de 5 tables dans la salle habituellement dévolue au cash-game, et s’adonnent au même défi que leurs voisins du dessus, la cohue en moins. C’est dans cette ambiance bien plus feutrée que l’on tombe sur les derniers de la classe, ou plutôt les derniers entrants.
Les late-regs (ou les reentries) s’invitent ainsi dans cet écrin, et l’on y croise d’ailleurs Bruno Fitoussi pour son premier bullet du Main Event, mais aussi nombre de regs du circuit. Parmi eux, un visage enfoui sous une écharpe fine de couleur rouille, Fausto Munz, qu’on avait plutôt pris l’habitude de croiser un stylo à la main et debout derrière les tables, à faire (avec brio) son métier de couvreur pour, notamment, Winamax et, il y a bien longtemps, Poker52.
La table vient de se monter il y a un demi-tour de table seulement, et on compte déjà un éliminé. On ne connaîtra pas les détails de la confrontations sanglante, mais les masses ont déjà beaucoup bougé autour de la table (reste ici, me souffle un joueur qui a déjà doublé, ça va pas s’arrêter je sens..) et à la sixième main, la moitié du tapis d’un autre joueur y passe (plus de 30 000 jetons), tandis que le coup suivant, Fausto en UTG+2 relance à 2000 sur des blinde 400-800, relancé par la BB à 6000. C’est payé pour Fausto, qui tombe sur un flop drawy, avec 2 trèfles et cartes connectées. Bet de la BB, payé par Fausto, pour une turn qui fait entrer un tirage quinte par les deux bouts. Bet 15 000 de la BB, payé par Fausto. La river amène un nouveau trèfle pour un board qui peut faire peur à tout le monde… Bet de 35 000 de la BB, et Fausto va à tapis pour un peu plus du double. Depuis le début du coup, il cache mal son souffle saccadé, pris dans le feu de l’action : un tell qui peut dire tout, et son contraire (bluff ? main max ?). L’adversaire lâche ses cartes, et Fausto n’est pas busto.