C’est aujourd’hui que je découvre qu’il y a également un monde extérieur hors de ce casino, inondé par le soleil castillan.
Le niveau 37 va commencer avec des blinds à 60000/120000, et plusieurs joueurs du bas du classement qui vont se retrouver rapidement en danger.
Le chipleader Samuel Anclevic discute avec les autres joueurs – au fond à gauche, Nicolas Vayssières
Dans les autres salles du casino, plusieurs tournois sont en cours, dont le Sunday Surprise avec un field déjà imposant, le Royal Omaha PLO Brain, et le deuxième jour du Monster Stack.
Les tables du Sunnday Surprise
L’équipe Winamax participe également à la présence du style au WPO Madrid
Hier soir, Winamax a également annoncé une nouvelle fracassante : le retour du Winamax Poker Tour en France, après 4 ans d’absence !
Avant les pauses (et encore plus les dinner-break), rien de tel que de voler les blindes. C’est ce qu’a tenté Paul-Pirès Trigo, en relaçant à 400 000 sur des blindes 70/140/140, relancé avec lenteur et après une longue réflexion par Malcolm Franchi —le Français qui avait fini 11eme au Main Event des WSOP 2024, pour 800 000$— à 840 000 jetons. La clock de la pause est déjà lancée, mais Paul-Pirès Trigo (vainqueur d’un Hold’Em Series pour 130 000€ il y a 15 ans à feu l’ACF) décide au bout de longues minutes d’aller à tapis. Très vite passé côté Franchi qui aurait bien eu besoin de ce vol de blindes relancées pour voir l’avenir en rose, puisqu’il détient l’un des plus petits tapis encore en lice…
Paul-Pirès Trigo, dans le rôle de celui qui vole le voleur
Il suffit de traîner ses guêtres au milieu des 6 tables restantes du Main Event pour sentir la tension monter entre les joueurs. Rien d’agressif, non, mais des « masses » de jeton qui passent de main en main, des temps de réflexions qui s’allongent et entraînent les demandes de time ou clock aux floors en lice aujourd’hui.
Le scénario classique ? Finir son tournoi, aux alentours de la cinquantième place, par un brave coinflip pré-flop (on a vu, dans le désordre, As-Valet >> paire de 10 ; paire de 5 >> As-Roi ; paire de 9 >> paire d’As ; Roi-Dame >> paire de 10) ou au flop (As-Dame << paire de Roi, sur flop hauteur Dame). Le genre de sortie au bout de 2 jours et demi de dur labeur qui fait mal aux rêves de gloire et de richesse. Gaelle Bauman fait partie, entre autres, de ce lot d’éliminations dans l’anonymat des busto.
D’autres sorties font plus mal. Prenez Romain Meyer, alors doté d’un confortable tapis non loin de la moyenne, en position sur une petite blinde qu’il a relancée. C’est payé en face, et tombe un flop bas, avec tirage carreau. Check en SB, mise par Romain Meyer, sur-relance à tapis par la SB, Pierre Louis Quandalle qu’on a vu agressif à la river à de nombreuses reprises lors de coups précédents, et chanceux à pas mal de reprises. Son hoodie blanc va là encore le sauver de sacrés ennuis : il est payé par Roi-Dame de carreau chez Meyer, face à qui il ne peut qu’opposer un piètre 5-8 de la même couleur. Turn : une quasi-brique qui lui ouvre une gutshot quinte et River : un brave 5 qui le propulse à plus de 5 000 000 de tapis, et signe la sortie de route de Romain Meyer pour 2320€ en 49ème place… On a connu des néo-convertis pour moins que ça.
Un beau tapis pour Pierre-Louis Quandalle qui peut remercier le Dieu de son choix
Les tapis ne sont pas toujours impressionants, mais il reste tout de même encore 100 joueurs dans le high-roller à 1000€ qui a commencé hier à 17h, et fait une pause à 1h30 dans la nuit. Il a repris 30 minutes avant le Day 3 du Main Event, et compte toujours plus de 100 participants (sur 284 entrants, puisque le re-entry était encore possible au premier niveau du jour), avec un chipleader, Stau Dacher, qui pointe à 156 BB. Le tournoi se finira dans la journée, peut-être même plus tard que le Day 3 du Main Event, qui amène à la finale. Tour de salle, entre Sonny Franco, Aurélie Réard, Julien Sitbon, Leo Margets, Philippe Ktorza, Bruno Fitoussi, Romain Lewis, Davidi Kitai, Cécile Ticherfatine, Pierre Calamusa, Angelo Besnainou et autres Antonin Teisseire.