Les six derniers joueurs du Main Event ont été invités à partir en diner break d’une heure pour se restaurer et reprendre des forces. Du coup, nous aussi ! Que peut-on retenir de la dernière heure écoulée ? Sony Franco à perdu plusieurs pots modestes pour tomber à cinq millions, puis de revenir à six millions. Le Polonais Marcin Wydrowski a resteal à tapis une relance de Jean-Paul Pasqualini, qui a fold. Florent Estegeassy s’est adjugé un pot conséquent contre Franco et Marcin pour monter à 5,5 millions.
Les tapis sont relativement équilibrés entre le trio de tête (Sonny Franco, Jean-Paul Pasqualini et Florent Estegassy), les paliers commencent à piquer, et l’ICM est probablement dans la tête de chacun. Mais au regard de la moyenne et des niveaux de blindes – 21 BB d’average -, la reprise devrait être animée. On n’est pas short, certes, mais on n’est pas très deep non plus.
Tout ça, c’était juuuuuste avant la main précédant le diner break : Jean-Paul Pasqualini a poussé 22 blindes avec , suivi par Lianmin Bai, de petite blinde, avec une paire de dix. Et boum, le sur le flop, qui apporte cependant deux autres trèfles, offrant un tirage couleur à Bai. Ni le turn , ni la river , ne lui viennent en aide. Lianmin Bai s’en va dîner avec un goût forcément amer en bouche.
⏲ Reprise à 22h25, ou 22h55 sur le streaming
Florent Estegassy
? Chipcount au diner break
Siège 2 – Jean Paul Pasqualini (France) : 5 950 000 (30bb)
Siège 3 – Marcin Wydrowski (Pologne) : 3 475 000 (17bb)
Siège 4 – Ouassini Mansouri (France) : 3 400 000 (17bb)
Siège 5 – Lianmin Bai (Chine) : 1 250 000 (6bb)
Siège 6 – Florent Estegassy (France) : 5 475 000 (28bb) Siège 8 – Sonny Franco (France) : 6 050 000 (30bb) – chipleader
Il reste 6 joueurs (sur 853 inscriptions) Reprise Level 33 – Blindes : 100 000/200 000, BB ante 200 000 Moyenne : 4 265 000 Gain assuré : 37 000 €
Le quatrième Day1 de la finale WiPT vient de débuter il y a deux heures et on compte déjà 134 entrants – surtout de la part de malgreux éliminés du jour précédent… Avant la cohue du 1E 35 en parallèle des 936 joueurs du Day 1C doté d’une bulle à 156 joueurs, une vingtaine de qualifiés devraient se sortir de ce turbo de nuit. Petit tour du field par Jules Pochy.
Alors que les inscriptions au Day 1c touchent à leur fin, à quelques minutes du dinner-break et du Day 1d qui va se jouer en turbo, on croise de plus en plus de têtes connues, affublées du W rouge synonyme d’appartenance au Team W ou quelques WIP, souvent venus plus tôt que leurs aînés en technique GTO. De la sublime, forcément sublime, Erika Moulet (nous ne sommes pas objectifs) aux légendes comme Adrian Mateos, Davidi Kitai et Gus Hansen, notre photographe Jules Pochy a également croisé Kool Shen, Moundir, Julien Sitbon, Alexane Najchaus, Pierre Calamusa, Leo Margets et Romain Lewis.
Comme la salle principale est désormais remplie à ras bord, on est allés voir au rez-de-chaussée s’il y avait de l’action qu’on aurait manquée. Résultat, aux alentours de 16h, il sont une quarantaine réunis autour de 5 tables dans la salle habituellement dévolue au cash-game, et s’adonnent au même défi que leurs voisins du dessus, la cohue en moins. C’est dans cette ambiance bien plus feutrée que l’on tombe sur les derniers de la classe, ou plutôt les derniers entrants.
Les late-regs (ou les reentries) s’invitent ainsi dans cet écrin, et l’on y croise d’ailleurs Bruno Fitoussi pour son premier bullet du Main Event, mais aussi nombre de regs du circuit. Parmi eux, un visage enfoui sous une écharpe fine de couleur rouille, Fausto Munz, qu’on avait plutôt pris l’habitude de croiser un stylo à la main et debout derrière les tables, à faire (avec brio) son métier de couvreur pour, notamment, Winamax et, il y a bien longtemps, Poker52.
La table vient de se monter il y a un demi-tour de table seulement, et on compte déjà un éliminé. On ne connaîtra pas les détails de la confrontations sanglante, mais les masses ont déjà beaucoup bougé autour de la table (reste ici, me souffle un joueur qui a déjà doublé, ça va pas s’arrêter je sens..) et à la sixième main, la moitié du tapis d’un autre joueur y passe (plus de 30 000 jetons), tandis que le coup suivant, Fausto en UTG+2 relance à 2000 sur des blinde 400-800, relancé par la BB à 6000. C’est payé pour Fausto, qui tombe sur un flop drawy, avec 2 trèfles et cartes connectées. Bet de la BB, payé par Fausto, pour une turn qui fait entrer un tirage quinte par les deux bouts. Bet 15 000 de la BB, payé par Fausto. La river amène un nouveau trèfle pour un board qui peut faire peur à tout le monde… Bet de 35 000 de la BB, et Fausto va à tapis pour un peu plus du double. Depuis le début du coup, il cache mal son souffle saccadé, pris dans le feu de l’action : un tell qui peut dire tout, et son contraire (bluff ? main max ?). L’adversaire lâche ses cartes, et Fausto n’est pas busto.