Table 1
Siège 1 – Abelhamid El Khayati : 694 000
Siège 2 – Kacper Pyzara : 244 000
Siège 3 – François Scapula : 110 00
Siège 4 – Jean-Paul Pasqualini : 345 000
Siège 5 – Mustapha Messaoudi : 138 000
Siège 6 – Philippe Louisia : 175 000
Siège 8 – Kyrian Haddad : 64 000
Table 2
Siège 1 – Alexandre Lavant : 110 000
Siège 2 – Jean-Yves Chicheportiche : 434 000
Siège 3 – Ismael Boujahma : 150 000
Siège 4 – Rayan Didi : 471 000
Siège 5 – Drice Hamza : 193 000
Siège 6 – Nicolas Dumont : 270 000
Siège 7 – Tom Jarry : 56 000
Siège 8 -Barbara Genuini : 78 000
Table 3
Siège 1 – Thomas Simsen : 146 000
Siège 2 – Loïc Dobrigna : 241 000
Siège 3 – Massimiliano Rosi : 44 000
Siège 4 – Florian Montes : 320 000
Siège 5 – Julien Pieffet : 226 000
Siège 6 – Gilles Gauyacq : 95 000
Siège 7 – Pierre Merlin : 115 000
Siège 8 – Lucien Cohen : 526 000
Table 4
Siège 1 – Nicolas Julien : 266 000
Siège 2 – Manuel Fischer : 103 000
Siège 3 – Samy Ouellani : 368 000
Siège 4 – Kidhir Megrous : 180 000
Siège 5 – Moncef Karoui : 142 000
Siège 6 – Sonny Franco : 944 000
Siège 7 – Ahmad Ismail : 46 000
Siège 8 – Lukas Soucek : 97 000
Table 5
Siège 1 – Julien Breuil : 262 00
Siège 2 – Benjamin Souriau : 310 000
Siège 3 – Mohamed Aissani : 150 000
Siège 4 – Jean-Louis Perez : 128 000
Siège 5 – Xavier Benyamine : 90 000
Siège 6 – Marc Uzan : 180 000
Siège 7 – Jenny Israel : 32 000
Siège 8 – Ouassini Mansouri : 1 103 000
Table 6
Siège 1 – Nabil Mansour : 35 000
Siège 2 – Karim Lehoussine : 85 000
Siège 3 – Benjamin Chiss : 104 000
Siège 4 – David Pecheur : 200 000
Siège 5 – Marcin Wydrowski : 580 000
Siège 6 – Philipp Zukernik : 247 000
Siège 7 – Ronan Le Roux : 147 000
Siège 8 – Alexandre Dana : 304 000
Table 7
Siège 1 – Andrej Desset : 120 000
Siège 2 – Jazzar Maroun : 158 000
Siège 3 – Remigiusz Wyrzykiewicz : 60 000
Siège 4 – Romain Taieb : 278 000
Siège 5 – Boris Chong Sit : 278 000
Siège 6 – Benjamin Bohbot : 353 000
Siège 7 – Duco Ten Haven : 500 000
Siège 8 – Alain Zeidan : 175 000
Table 8
Siège 1 – Bruno Fitoussi : 215 000
Siège 2 – Sergei Illarionov : 303 000
Siège 3 – Abdelkrim El Kandoussi : 148 000
Siège 4 – Yucheng Liu : 436 000
Siège 6 – Rui Da Costa : 127 000
Siège 7 – Ange Besnainou : 96 000
Siège 8 – Patrick Kallas : 406 000
Table 10
Siège 1 – Ekrem Sanioglu : 320 000
Siège 2 – Leon Cohen : 103 000
Siège 3 – Meddi Ferrah : 168 000
Siège 4 – Mohamed Joudar : 536 000
Siège 5 – Gael Obers : 220 000
Siège 6 – Patrice Chamarre : 90 000
Siège 7 – Omar Lakhdari : 240 000
Table 11
Siège 1 – David Hu : 453 000
Siège 2 – Victor Goisset : 120 000
Siège 3 – Marinel Oros : 69 000
Siège 4 – Julien Loire : 408 000
Siège 5 – Xavier Mouysset : 294 000
Siège 6 – Emmanuel Kahan : 168 000
Siège 7 – Benjamin Constant de Fraysseix : 191 000
Siège 8 – Olivier Arnault de Guenyveau : 53 000
Table 14
Siège 1 – Carlos Ferreira : 152 000
Siège 2 – Ivan Sheptytskyi : 387 000
Siège 3 – Nicolas Torossian : 52 000
Siège 4 – Marc Poustis : 102 000
Siège 5 – Yannick Cardot : 200 000
Siège 6 – Lior Zeitoun : 105 000
Siège 7 – Ahmed Haddouche : 892 000
Siège 8 – Luis De Sousa Neves : 245 000
Table 15
Siège 1 – Jerry Koob : 537 000
Siège 2 – Lianmin Bai : 286 000
Siège 3 – Roger Taieb : 61 000
Siège 4 – Axel Fallay : 130 000
Siège 5 – Julien Veyssiere : 307 000
Siège 7 – Minh Tran : 166 000
Siège 8 – Miroslav Alilovic : 233 000
Table 16
Siège 1 – Tarek Bouchama : 290 000
Siège 2 – Milkos Santana Lorenzo : 134 000
Siège 3 – Jonathan Benbaron : 191 000
Siège 4 – Laurent Polito : 355 000
Siège 5 – Clyde Tjauw Foe : 536 000
Siège 6 – Antoine Colas : 45 000
Siège 7 – Alexis Courtois : 138 000
Siège 8 – Benjamin Bonnardot : 64 000
C’était prévu, et le début de journée (qui va donc accueillir les deux dernier Day 1 du Main Event de la finale WiPT) du vendredi 4 avril a tenu toutes ses promesses : foule en continu, re-entry intempestifs pour avoir le droit de continuer à rêver de l’épée réservée au vainqueur, qui sera adoubé lundi dans la journée. D’ici là, il faudra manoeuvrer au milieu des cartes comme au milieu des files d’attente de nouveaux entrants. Plus de 1100 inscrits, déjà, pour ce Day 1e, et un petit tour de salle signé Jules Pochy, en quête de visages connus (Almira Skripchenko, en Une) et inconnus.
Les salles ne désemplissent pas, en attendant de pouvoir s’asseoir au Day 1e
La streameuse Lyegaia et son élégance naturelle
Davidi Kitai, incontournable
Rémy Biechel, élu joueur préféré du stand presse des plus de quarante ans
Fred Musa, animateur de Planète Rap et WIP régulier
Slimane Mamèche, et son sourire franc illuminent la table
Petit à petit, le field se rapproche « de l’argent ». Une obsession pour ces milliers de joueuses et joueurs qui se déplacent parfois depuis l’autre bout de la France afin de s’offrir un shot au prizepool juteux proposé par ce tournoi à seulement 500€ ? Pas certain, ou en tout cas, pas obligatoirement pour tout le monde. L’obsessions d’entrer dans l’argent (souvent pour un gain marginal, à moins d’atteindre le Top 20 du tournoi, surtout lorsqu’on a mis plusieurs bullets dans le tournoi, jusqu’à sept pour les plus opiniâtres) relève plus du défi personnel —inscrire sa première ou son énième ligne HendonMob, raconter à ses amis son run avant son badbeat qui met une halte définitive à tout rêve d’argent et de gloire— que d’un plan de carrière. Les pros, on le sait, sont de moins en moins présents dans les fields de poker, ce jeu de hasard et de talent (dans l’ordre inversé) étant devenu pour beaucoup un loisir, une récréation, une parenthèse qu’il faut garder enchantée.
Rien de plus frustrant pour un joueur, en effet, que de ne pouvoir jouer ; au piquet, pour celui qui s’interdit de jeu comme pour celui qui y est tricard du boléro. En montant le long escalator qui amène au premier étage du Pasino Grand d’Aix-en-Provence, on glisse lentement, dans le brouhaha des jetons et des files de joueurs en attente d’un siège, au beau milieu des fanions qui ornent les murs, célébrant vainqueurs et héros du Winamax Poker Tour au fil des années. Parmi les visages en gros plan, cadrés serrés, une seule photo de groupe : celle de la « Team Big Roger », victorieuse en 2013 du seul tournoi par équipe proposé lors de ces festivals. Sur l’affiche, trois visages souriants, ceux de Stéphane Bazin (depuis très rare sur le circuit poker), Antonin Teisseire (omniprésent lors des tournois du sud-est de la France et sur le circuit Partouche) et Roger « Big » Hairabedian. Ce dernier, nous en avons déjà parlé in extenso lors d’une plongée tête la première dans son éternelle télé-(ir)réalité qu’il autoproduit chaque jour ses réseaux sociaux, annonce son éternel come-back. Mais ses courbes émotionnelles, tout aussi ascendantes que descendantes, ont rendu l’opération de plus en plus délicate. Chaque espoir s’ouvre teinté d’une seule crainte pour l’observateur empathique : que rien ne voie le jour, que tout s’effondre avant d’avoir été monté, voire simplement esquissé.
On ne croisera pas Roger Hairabedian à Aix-en-Provence au WiPT 2025. Contempteur du online, ce n’est pas pour cette raison qu’il aura décidé de skip un large field comme il les aime ; il est tout bêtement interdit de tous les casinos Partouche. L’homme a du talent —il en a toujours eu et, peu importe les années qui passent, il sait signer quelques places dans les casinos qui l’accueillent encore, comme le Circus à Paris— mais aussi celui de se mettre à dos la terre entière, avec quelques obsessions à la clé en sus. On ne sait jamais vraiment, dans les nébuleux rebondissements qui peuplent ses dérives intimes, quelles sont les véritables raisons de ces interdictions de casino, fâcheries diverses et vendetta en ligne. Peut-être, finalement, n’est-ce d’ailleurs pas la question principale…
« Les centaines de choses que l’on a faites de travers dans la vie. Pas forcément à dessein : elles ont pu se produire par stupidité, maladresse, inconscience, par mégarde, pure connerie, sans arrière-pensée« , lisait-on justement à quelques minutes du coup d’envoi du Day 1E en incipit d’un roman sublime, Jours blancs (Jeroen Brouwers, 2013), sous le regard étincelant du Big Roger gagnant d’il y a une décennie. Le regard, depuis, s’est fait plus dur —parfois lucide, parfois désespéré, souvent encore joueur. « Il arrive qu’un souvenir insupportable s’en échappe, et pénètre soudain votre cerveau, pareil à un cambrioleur qui vous jette une corde à piano autour du cour, et nous serre la gorge. » Le souvenir de la victoire, de la gloire et de l’argent étrange ainsi au quotidien ceux qui ont connu de telles cimes ; la respiration de ce millier d’anonymes qui se presse sur l’escalator menant à la table de tournoi n »est que régularité et stress positif.
Que faire, lorsqu’on ne peut plus jouer ? Lorsqu’on vit à distance les grands évènements sans, parfois, ne pouvoir y participer ? A l’époque de champions sublimes comme Stu Ungar, c’était la brokitude qui interdisait toute action. Dans sa biographie, écrite par Nolan Dalla (Joueur né, 2008), l’ancien champion du monde tourne en rond, imaginant les caves s’envoyer en l’air pendant que lui rumine dans sa chambre d’hôtel miteuse du Gold Coast, à Las Vegas. En 2025, Roger Hairabedian a inventé d’autres expédients, intronisant à quelques semaines des grandes compétitions de l’année (WiPT, WSOPC, WSOP Vegas) une joueuse inconnue, Céline « Douceur » Beauchamp, 716$ au compteur de sa page HendonMob. Aux antipodes, donc, de Roger Hairabedian, 11ème joueur all time français et ses quelques 5 500 000$ de gain. On imagine, assez simplement, un contral moral de stacking avec celle qu’il estime « prête à faire de grandes choses dans le poker », sans en connaître plus de détails.
A la hargne et la grinta du parrain Hairabedian, succèderait donc la « douceur » de sa néo-protégée, Céline Beauchamp, qui a cette double tâche muette d’adoucir l’image du mentor et d’aller chercher la gagne là où les portes lui sont désormais fermées. Croisée par hasard à table lors du Day 1C de la finale du WiPT, on ne lui aura pas porté chance, puisqu’elle va sauter quelques secondes plus tard du tournoi principal. Si l’argent et la gloire médiatique sont au choix les deux mamelles qui sous-tendent le monde depuis l’époque pas si révolue de Jean Yanne (pour les plus jeunes, réalisateur & acteur anar-libertarien des années soixante), vivre par procuration le jeu, ses frissons et ses enjeux narcissiques, semble relever d’un lent supplice qu’on ne saurait conseiller à ses pires ennemis. Comment continuer à être, lorsqu’on a été ? Parmi la foule qui s’amasse au fur et à mesure que nous écrivons ces lignes, il y a sûrement dans cet horizon de rêves flottants au-dessus de chaque siège bien des nuances de fantasmes : l’action, le fun, la légende, la victoire et même la perte. Rien ne va plus, faites vos jeux.
Avec plus de 1000 entrées cumulées sur les Day 1c et 1D, la montée en puissance de la finale du WiPT n’a pas déçu les observateurs : salle comble, aucune attente, bonne humeur omniprésente – c’est le sans faute absolu aussi bien en local grâce au staff du Pasino Grand que du côté des équipes Texapoker et Winamax. La journée s’est finie tard dans la nuit et on a vu, entre autres, le WIP Moundir passer haut la main la journée, avec un beau tapis. Découvrez le chipcount des joueurs ITM et qualifiés pour le Day 2 ici